Vous redouterez moins l'épreuve orale si, au cours de l'année, vous vous êtes régulièrement entraîné à reformuler la matière à haute voix, seul ou avec des condisciples. Vous aurez acquis confiance en vous et en vos connaissances.
Les mots d'ordre seront Annoncer, Organiser, Conclure.
Le plus souvent, le professeur préfère :
D'après : DE KETELE, ROMAINVILLE .
Arrivez un peu à l'avance pour faire face à l'éventuelle défection du candidat précédent.
Une tenue sobre, soignée, propre convient très bien. Le tailleur ou le costume-caravate ne sont pas nécessairement de rigueur. Informez-vous sur les usages locaux.
Évitez les couleurs vives, le super moulant, les talons aiguilles, le décolleté profond, les mini , les accessoires chargés, les parfums capiteux, le maquillage voyant.
Avant de vous asseoir, attendez que l'examinateur vous y invite.
En finale, ce n'est pas à vous à donner le signal de départ. Attendez qu'il vous signifie la fin de l'entretien : "C'est bon, cela suffit, merci, ..."
Installez-vous de manière stable : ni vautré comme dans un fauteuil de plage, ni coincé sur le bord du siège.
N'hésitez pas à reformuler la question de l'examinateur ou à lui demander de la répéter avant de répondre. (La façon dont la question est posée n'a pas été nécessairement prévue lors de la révision. Voici une liste des termes les plus courants.)
à éviter
Lorsque l'examen oral porte sur la présentation d'une recherche personnelle selon un canevas prédéfini, l'étudiant peut s'y préparer. Le moment venu il devra cependant faire face à l'une ou l'autre question que l'examinateur lui posera. Comme dans l'examen oral traditionnel où l'examinateur choisit, arbitrairement ou de façon aléatoire, les points sur lesquels il va contrôler vos connaissances, vos savoir-faire.
Parfois, vous aurez la possibilité de préparer par écrit vos réponses. Dans tous les cas, votre capacité de reformuler la matière jouera un rôle capital.
Comment débuter ? Comment amorcer la prise de parole pour rendre progressivement disponibles les informations mémorisées ?
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En règle générale, allez droit au but: dénombrez, énumérez les points à expliciter. Ce type d'indices donne d'emblée à l'exposé un aspect de clarté. Cependant, utilisez-le seulement si vous êtes sûr de pouvoir restituer toutes les informations utiles. Sinon, mieux vaut adopter une formule moins restrictive. Par exemple, ne dites pas :"la prise de notes par mots clés est supérieure à la prise de notes linéaires pour trois raisons" si vous ne vous souvenez que de trois raisons sur les cinq mémorisées, mais dites plutôt :" pour les raisons suivantes " ou encore " pour plusieurs raisons ". Annoncez ensuite un plan de votre réponse, c'est-à-dire décrivez brièvement comment vous comptez présenter votre exposé. Si vous avez une marge de manuvre assez large, par exemple, pour une question du type : "Que savez-vous sur la révolution industrielle ? " et que le "démarrage" vous paraît difficile, débutez à partir d'un fait, d'un détail saillant, ce qui vous obligera progressivement à préciser votre pensée, à fournir un ensemble de repères (temporels, événementiels,...). Plus difficile, mais très stratégique si la matière s'y prête, débutez par une question ou mettez en évidence un aspect paradoxal de la question posée. |
Rappelez-vous que le texte est évalué d'après ce qui est réellement dit et non sur base de ce que le correcteur suppose être ce que l'élève a "voulu dire" .
On ne saurait trop insister sur la nécessité qu'il y a de se faire une idée correcte des consignes qui sont proposées. Et pour cela, au lieu de foncer tête baissée, s'accorder un temps de réflexion, esquisser mentalement un schéma de texte, lire et relire les instructions, décomposer la question en ses parties, souligner, -sur le questionnaire même, si cela est possible-, les différents points à traiter. Lire chaque mot, sans se contenter d'une lecture rapide et approximative : "ah oui, je m'en souviens, c'est dans le chapitre trois ! " Se dire cela lorsqu'on en est au troisième mot d'une question qui en comprend vingt risque de produire bien des déconvenues ! Comprendre la question, c'est être capable de la reformuler avec ses propres mots, c'est aussi la lire du point de vue d'un autre cours.
Une fois les consignes comprises, il faut encore en respecter toutes les exigences : concision, complétude, cohérence, vue globale, synthèse, originalité... Et limiter sa réponse à ce qui est demandé; l'excès nuit. Une bonne habitude : délimiter explicitement dans la réponse, sous la forme d'un petit plan, les différentes parties en rapport avec la question.
Mise à jour 18 juin 2002