Fédération Interamicale de Pronostiqueurs Cyclistes
Dossier Dupage

Qui permet le dopage ?

Les instances, les sponsors, les directeurs sportifs, les équipes, les médecins, les firmes pharmaceutiques, les cyclistes ?
Qui nie, qui couvre, qui étouffe, qui ne peut qu'être au courant ?

Le dopage a toujours existé dans tous les sports.
La lutte contre le dopage avance à grands pas.

La solution ?

Punir tout le monde et pas seulement les cyclistes ?
Des peines efficaces
sévères et impliquant toutes les parties.

Chaque cas de dopage doit impliquer le médecin, l'équipe et le directeur sportif. Au troisième cas: "Au revoir".
Un fond de lutte contre le dopage doit être entretenu par le sponsor des équipes dont les coureurs se dopent.
.

         

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DOPAGE DANS LE CYCLISME

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Les interviews du milieu

 

Franck Pencolé 28/06/2004

 

 

 

 

 

Les cas récents

Roberto Heras

Johan Museeuw

Phonak
Les suites de l'Affaire Phonak

Tyler Hamilton
Santi Perez

 

 

 

Passé

L'Affaire Festina 1998

L'Affaire US POSTAL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Roberto Heras

Le cycliste espagnol Roberto Heras mis à l'écart de l'équipe Liberty

MADRID (AFP) - 08 nov, 08h31 - Le vainqueur du Tour d'Espagne Roberto Heras a été mis à l'écart de Liberty "de manière préventive" pour un contrôle antidopage positif lors de la 20e étape de la Vuelta, a annoncé l'équipe cycliste lundi soir. "Roberto Heras a été écarté de l'équipe par Active Bay, société responsable de la gestion de l'équipe professionnelle, le jour même (27 octobre) où l'équipe recevait à son siège un avis officiel de l'UCI (Union cycliste internationale) selon lequel le coureur avait été contrôlé positif à l'EPO (érythropoïétine) lors de la 20e étape (un contre-la-montre individuel entre Guadalajara et Alcala de Henares) de la dernière Vuelta", selon un communiqué de Liberty.

Heras, âgé de 31 ans, a remporté le 18 septembre le 60e Tour d'Espagne. Déjà vainqueur de l'épreuve en 2000, 2003 et 2004, il est devenu le premier coureur à remporter quatre Vuelta, égalant le Suisse Tony Rominger pour le nombre de victoires consécutives (1992, 1993 et 1994). Lors de la 20e et avant-dernière étape, le 17 septembre, Heras, habituellement pas très à l'aise dans les contre-la-montre individuels, avait été devancé de 577 millièmes de seconde par le vainqueur, son compatriote Ruben Plaza.

"Par respect de la présomption d'innocence et dans l'attende du résultat de la contre-expertise, (l'entreprise) avait décidé de ne pas rendre publics les faits jusqu'à leur confirmation", ajoute le communiqué de Liberty. "Cependant, devant les fuites journalistiques de dernière heure apparues aujourd'hui (lundi), il a été décidé de faire ce communiqué". "L'entreprise (Active Bay) rappelle sa ferme volonté de continuer à lutter pour un sport propre et s'engage à maintenir cette ligne de conduite dans tous les cas de figure, tout en laissant à Roberto Heras, comme il l'a manifesté, la possibilité de prouver son innocence, pour laquelle nous sommes confiants", conclut le communiqué.

L'érythropoïétine est une hormone secrétée par le rein dont la fonction principale est de stimuler la production de globules rouges. Sous forme synthétique elle permet d'améliorer le transport de l'oxygène vers les muscles et possède un effet psychostimulant.
L'EPO est un produit interdit par le CIO (Comité international olympique) depuis 1990.

 

Heras se dit innocent

PARIS (L'EQUIPE) - lun 14 nov, 12h31- L'Espagnol Roberto Heras , contrôlé positif à l'EPO lors de la 20e étape de la Vuelta. Le coureur continue de se dire innocent et attend avec sérénité la contre-expertise du 21 novembre, selon le quotidien l'Equipe de lundi qui relate une interview du coureur, publiée dans le quotidien sportif espagnol Marca. L'Espagnol prétend une erreur du laboratoire: « Je suis innocent et je n'ai pas le droit de m'effondrer. C'est un passage très difficile, pénible, mais j'ai le soutien de beaucoup de gens. »

Il avoue passer « les pires moments de sa carrière » mais fait confiance à son avocat spécialisé qui plaidera sa cause. Heras a demandé « un peu de respect. Les gens doivent continuer à croire que le cyclisme est un sport propre et qu'il n'y a pas de triche. Je sais que je travaille dur et régulièrement, et que je n'ai pas besoin de me doper pour mener à bien ma carrière. »

 

Le cycliste Roberto Heras demande l'arrêt des expertises

MADRID (Reuters) - mer 23 nov, 19h17 - Roberto Heras, quadruple vainqueur du tour d'Espagne et soupçonné de dopage à l'EPO, a demandé l'arrêt des expertises après les problèmes rencontrés lors de l'analyse de l'échantillon B.

Heras, âgé de 31 ans, est soupçonné d'avoir eu recours à l'EPO mais le processus d'analyse du laboratoire reste sujet à caution. "Les résultats de l'analyse ne peuvent être lus. Les traces d'EPO n'ont pu être mises en évidence, ce qui prouve que la méthode n'offre aucune garantie", a déclaré José Maria Buxeda, l'avocat de Roberto Heras, lors d'une conférence de presse.

"Le directeur du laboratoire a décidé de refaire les analyses et, en principe, les résultats devraient être connus vendredi. Mais quelles garanties avons-nous ?"
Le directeur du laboratoire qui a mené les analyses a déclaré qu'un délai supplémentaire était nécessaire afin que le processus soit mené à bien.
"Le processus n'est pas terminé. C'est long et compliqué et nous devons attendre 48 heures de plus", a déclaré Francisco Rodriguez.

Heras avait été contrôlé positif à l'EPO lors de l'avant-dernière étape de la Vuelta 2005, un contre-la-montre individuel de 39 km.
"J'attendais un résultat négatif de cette expertise mais ce qui arrive ne prouve rien. J'ai la conscience tranquille, je ne me suis jamais dopé de ma vie. Je n'ai jamais pris d'EPO ni quoi que ce soit d'autre", a insisté Heras.

 

La contre-expertise confirme le dopage de Heras

PARIS (Reuters) - ven 25 nov, 18h43 - La confirmation, après contre-expertise, de la présence d'EPO dans les urines du grimpeur espagnol Roberto Heras, quadruple vainqueur de la Vuelta, est un nouveau coup porté au dopage cette année. Heras, âgé de 31 ans, a été contrôlé positif à l'EPO cette année lors de l'avant-dernière étape de la Vuelta, un contre-la-montre individuel de 39 km. Le coureur avait proclamé son innocence après l'annonce du résultat positif du premier échantillon de son contrôle mais a été suspendu par son équipe, Liberty Seguros.

Outre le coureur lui-même qui risque deux ans de suspension et une fin de carrière prématurée, Liberty Seguros tremble. Depuis son arrivée dans le peloton il y a deux ans, la compagnie d'assurance appartenant à un groupe américain n'a jamais caché que toute dérive grave à l'éthique, tout fait de dopage avéré, auraient pour conséquence son départ immédiat.

Ancien équipier de Lance Armstrong au sein de l'US Postal, Heras est considéré comme l'un des meilleurs grimpeurs au monde. Il a remporté le Tour d'Espagne en 2000 puis trois fois d'affilée depuis 2003.

Durant le printemps, le manager de l'équipe, Manolo Saiz, avait réussi à faire croire à ses patrons que les suspicions touchant les coureurs Nuno Ribeiro et Isidro Nozal relevaient de cas isolés et avait fait sauter un fusible, le médecin de l'équipe. Cette fois, avec un cas de dopage avéré, il se dit que la firme américaine pourrait régler les contrats en cours et se retirer du cyclisme immédiatement. Une autre voix, en Espagne, prétend que l'encadrement de l'équipe serait changé, Manolo Saiz évincé mais que Liberty Seguros continuerait de sponsoriser une équipe cycliste.

METHODES DOUTEUSES

Homme de clans, longtemps protégé par la classe politique espagnole, Manolo Saiz a sans doute un plan de sortie de crise mais son image est gravement entachée. Créateur de l'équipe Once en 1990, cet autodidacte, ancien professeur de sports, avait fini par faire oublier qu'il n'a jamais été coureur. Très proche de ses hommes, inlassable travailleur, il a eu sous ses ordres des champions tels que Laurent Jalabert, Alex Zülle, Abraham Olano ou Joseba Beloki. Il n'est toutefois jamais parvenu à gagner le Tour de France.

Dans les années 90, il avait été l'instigateur de méthodes de préparation révolutionnaires et douteuses. Il soustrayait ses coureurs à la compétition durant le printemps, pendant des périodes de cinq à six semaines, mais ils revenaient plus forts encore. Toutefois, avant Roberto Heras, jamais un de ses coureurs n'avait été contrôlé positif à l'EPO. Seul Igor Gonzalez de Galdeano avait été suspendu de courses en France en 2003, ayant été convaincu de dopage pendant le Tour de France 2002 dont il avait été le leader pendant une semaine.

Homme à poigne, Manolo Saiz s'était également fait la réputation d'un redoutable manoeuvrier. Il avait exhorté les équipes espagnoles à quitter le Tour de France en 1998, déclarant alors la guerre à Jean-Marie Leblanc. Il était devenu, dans la foulée, le très influent président de l'Association des Groupes Sportifs, l'instigateur de l'UCI Pro Tour qui a vu le jour cette année.

A n'en pas douter, le dopage de Roberto Heras est un sale coup porté au Pro Tour. Le président Hein Verbruggen était certain, en mars dernier, que sa réforme permettrait de mieux lutter contre le dopage: "le code éthique signé par toutes les équipes est dissuasif, disait-il alors, et je suis certain que les équipes sauront se contrôler elles-mêmes !"

De fait, l'année 2005 restera une année noire pour le dopage, de nombreux coureurs ayant été confondus ces derniers mois, sans oublier les révélations faites en août dernier sur Lance Armstrong.

 

Manuel Pinera démissionne

PARIS (Reuters) - jeu 15 déc, 14h04 - Manuel Pinera, le président de la société Active Bay qui gère l'équipe cycliste Liberty Seguros, a démissionné de son poste et s'apprête à vendre à Manolo Saiz et Pablo Anton, les deux autres patrons de l'équipe espagnole, la totalité de ses parts.

"Je suis en désaccord avec Manolo Saiz et comme je sais que je ne peux rien y changer, je préfère arrêter", a-t-il déclaré à Madrid lors de la présentation du parcours de la Vuelta 2006.

"Manolo prétend que Roberto Heras est seul responsable de son affaire de dopage et cela me semble un peu facile."

 

 

 

Johan Museeuw

Le mythe écorné du cycliste Johan Museeuw

BRUXELLES (AFP) - sam 09 oct 04, 18h07 - Condamné vendredi pour dopage intentionnel à une suspension de quatre ans dont deux ans effectifs, Johan Museeuw, icône de la Flandre cycliste, voit son image ternie quelques mois à peine après avoir mis un terme à 38 ans à une carrière exceptionnelle. Le meilleur coureur de classiques des années 90, notamment champion du monde en 1996 et vainqueur de la Coupe du monde en 1995 et 1996, voit son "mythe écorné", selon plusieurs quotidiens belges samedi.

Tous les observateurs regrettent pourtant que la condamnation de Museeuw ainsi que celle, équivalente, de ses compatriotes toujours en activité Chris Peers et Jo Planckaert n'aient pas été motivées par la Commission disciplinaire de la Fédération belge de cyclisme (LVB) qui a justifié son absence d'explications par "des raisons de procédures". "Mais, comme l'indique le quotidien "Het Gazet van Antwerpen", aucun procureur ne réclamerait 4 ans de suspension pour des prunes". Le procureur fédéral Fransen le confirme lui-même à La Dernière Heure/Les Sports: "J'ai obtenu la sanction que je demandais et, vous l'imaginez bien, non sans raison". Même s'il n'a jamais fait l'objet d'un contrôle antidopage positif au cours de sa carrière, Museeuw est aujourd'hui "rattrapé par le dopage", titre Le Soir. Il figure comme un personnage central dans le cadre du dossier à charge du vétérinaire José Landuyt et du soigneur Herman Versele. Les deux hommes sont soupçonnés de trafics d'hormones et de produits dopants dans le milieu du cyclisme belge. Ce sont des écoutes téléphoniques entre eux et Museeuw qui auraient confondu l'ancien champion belge. Sur le plan judiciaire, Museeuw, Planckaert et Peers avaient été entendus comme témoins au cours d'une enquête du parquet de Courtrai entamée en septembre 2003 dans le dossier Versele-Landuyt. Les coureurs ne seront peut-être pas sanctionnés pénalement. Mais ils le sont désormais sportivement.

Ancien directeur sportif de Museeuw, Jean-Luc Vandenbroucke résume le sentiment qui règne aujourd'hui dans les milieux cyclistes belges: "Mon premier sentiment, c'est la déception. Mais, je n'ai qu'une image de ce coureur: un grand monsieur, une formidable carrière", explique-t-il au Soir. "Je ne sais pas si Johan a eu besoin ou non d'un vétérinaire (José Landuyt, ndlr) pour se préparer mais je sais que c'est un grand champion", note Eddy Merckx. "Malgré la condamnation, ceux dont Museeuw avait l'estime restent sceptiques quant à la culpabilité de ce coureur hors du commun", commente encore Le Soir. Bref, Museeuw reste un grand champion aux yeux de ses supporteurs mais son mythe est bel et bien écorné.

 

Museeuw a pris de l'aranesp et de l'EPO, selon la justice belge

BRUXELLES (AFP) - 07 jan 05, 21h34 - L'ancien cycliste belge Johan Museeuw a pris de l'EPO et de l'aranesp, deux produits dopants interdits, au cours de l'année 2003, rapportent plusieurs médias belges vendredi soir après avoir pris connaissances de procès-verbaux du parquet de Courtrai (nord). Selon la chaîne belge VRT et le journal De Morgen, les procès-verbaux reproduisent le contenu de SMS (textos envoyés par téléphones portables) échangés entre Johan Museeuw et le vétérinaire José Landuyt, ce dernier conseillant le cycliste quant à la prise de produits.

"Compte tenu de l'enquête menée sur l'échange de faxes et de SMS, des interrogatoires et des aveux de Landuyt et d'autres personnes, il est établi que Johan Museeuw a certainement pris de l'aranesp et de l'EPO", conclut un rapport du parquet de Courtrai, selon l'agence belge Belga. Le 8 octobre dernier, Museeuw avait été suspendu deux ans par la Ligue vélocipédique belge (RLVB) pour son implication dans l'affaire Landuyt, du nom du vétérinaire au centre d'un trafic d'hormones et de produits dopants en Belgique. A la demande du coureur, les audiences devant la commission disciplinaire s'étaient déroulées à huis-clos. Les raisons de sa suspension n'avaient donc pas été connues à l'époque. "J'ai 52!" Selon les extraits de procès-verbaux diffusés vendredi soir par les médias belges, José Landuyt avait ainsi envoyé le 7 juillet 2003, un SMS à Museeuw avec le texte suivant: "Tu devrais maintenant prendre 80 à 100 'guêpes' et, après le départ le 9 juillet, entre 40 et 60. Ensuite, totalement (soit) propre à partir du 19 juillet." Selon le code utilisé entre le cycliste et le vétérinaire, les 'guêpes' désignent l'aranesp produits aux effets semblables à ceux de l'EPO (erythropoiétine). Le 26 juillet, Johan Museeuw envoyait à José Landuyt un message disant "J'ai 52", en parlant de son hématocrite (trop) élevé. Le vétérinaire lui avait alors immédiatement conseillé de "prendre du sel et beaucoup boire", un moyen connu pour faire baisser le nombre de globules rouges, ce qui dissimule la prise de produits interdits.

Quelques mois à peine après avoir mis fin à sa carrière à 38 ans, le plus brillant coureur de classiques des années 1990, champion du monde sur route en 1996, pourrait prochainement répondre de dopage devant la justice belge. Son image est à ce point ternie, qu'en décembre dernier, son compatriote Jacques Rogge, président du Comité international olympique (CIO), avait "remis en cause la valeur du palmarès" de Museeuw, vainqueur de la Coupe du monde en 1995 et 1996 et véritable icône du cyclisme en Belgique." Ses victoires resteront sur son palmarès car il n'a jamais été pris, mais on peut certainement en remettre en cause la valeur", avait dit M. Rogge.

 

 

 

Phonak

L'équipe Phonak recalée à l'UCI ProTour

PARIS (AFP) sam 13 nov 04, 19h31 - L'équipe suisse Phonak, dont trois coureurs majeurs ont été déclarés dopés ces derniers mois, a été refusée dans le nouveau circuit ProTour qui regroupera à partir de l'année prochaine les principales formations cyclistes du peloton. La décision a été prise par la commission des licences dépendant de l'Union cycliste internationale (UCI).

Dix-neuf équipes ont reçu un "avis préalable favorable" pour obtenir une licence du ProTour, la dernière étape du processus avant la publication officielle début décembre des formations retenues pour ce circuit. Des 20 équipes qui étaient pressenties, Phonak est la seule formation à avoir été recalée par la commission après l'annonce de trois contrôles antidopage positifs: en août pour l'ancien champion du monde suisse Oscar Camenzind, en octobre pour l'Américain Tyler Hamilton, champion olympique du contre-la-montre, et pour l'Espagnol Santiago Perez, deuxième de la Vuelta.

Camenzind, qui a reconnu un dopage à l'EPO (érythropoïétine), a été licencié par l'équipe suisse. En revanche, Hamilton et Perez, les deux premiers sportifs convaincus de dopage par transfusion sanguine, ont nié s'être dopés et ont obtenu le soutien de leurs dirigeants, au moins provisoirement.

Il reste à Phonak, seule formation suisse de haut niveau, la possibilité de se faire entendre par la commission des licences le 22 novembre avant l'annonce définitive des équipes retenues pour le ProTour.

Phonak n'est pas dans le Pro-Tour

PARIS (Reuters) sam 13 nov 04, 21h24 - L'UCI ProTour, qui révolutionnera la compétition cycliste professionnelle en 2005, a franchi une nouvelle étape samedi avec la réunion de la Commission des licences au musée olympique de Lausanne. Entre autres décisions prises, l'équipe suisse Phonak n'a pas reçu un avis favorable. La Commission des licences, créée par l'UCI pour garantir les principes d'indépendance, de neutralité et de transparence dans la procédure d'attribution des licences UCI ProTour est formée de trois membres et présidé par le juge du Tribunal fédéral suisse Pierre Zappelli.

La candidature de l'équipe Phonak n'a pas été retenue par la Commission des licences car, à l'heure où l'UCI ProTour finalise un important volet éthique mis sur pied par l'ensemble des équipes sportives et des sponsors, il semble logique Phonak soit écarté. L'équipe suisse, secouée depuis deux mois par les affaires de dopage de Tyler Hamilton et Santiago Perez, convaincus d'avoir pratiqué des transfusions sanguines pendant le Tour d'Espagne, et de l'ancien champion du monde Oscar Camenzind, positif à l'EPO après un contrôle inopiné de la Fédération en juillet, se savait en danger.

Dix-neuf des 20 équipes désignées cet été ont donc reçu un avis favorable à l'exception de Phonak, qui a encore la possibilité de défendre son dossier. En effet, les candidats souhaitant se présenter devant la Commission des licences pour défendre leur demande suite aux avis préalables rendus samedi pourront le faire le 22 novembre, conformément aux dispositions réglementaires. En absence de telles requêtes, ces décisions deviendront effectives le 2 décembre prochain, lors de l'attribution définitive des licences aux équipes UCI ProTour.

Pour Andy Rihs, président de la société Phonak, pour qui le ProTour est incontournable, il y aura la nécessité d'apporter de profonds bouleversements à sa structure actuelle, sans doute devra-t-il mettre devant leurs responsabilités le manager Urs Freuler et le directeur sportif Alvaro Pino.

Réaction

Alors là, je dis: "bravo !"
Enfin, une réaction digne de ce nom ! Messieurs les sponsors, il est temps de comprendre le message.

 

Les Suites de l'Affaire Phonak

Affaire de dopage du cycliste Tyler Hamilton: poursuites contre X

ATHENES (AFP) lun 20 déc, 12h16 - La justice grecque a lancé des poursuites pénales visant le laboratoire d'Athènes accrédité par le Comité international olympique (CIO) après la destruction de l'échantillon sanguin du champion olympique du contre-la-montre, l'Américain Tyler Hamilton, a-t-on appris lundi de source judiciaire. Ces poursuites visent à déterminer s'il y a eu une destruction "intentionnelle" ou "par négligence" de l'échantillon du cycliste américain, selon cette source. La justice grecque doit également enquêter sur l'éventuelle "implication morale" du coureur américain dans la destruction de l'échantillon, selon la même source. Tyler Hamilton, 33 ans, avait été convaincu de dopage par transfusion au lendemain de sa victoire dans un contre-la-montre du Tour d'Espagne 2004 et immédiatement suspendu par son équipe, Phonak. Il avait été contrôlé une première fois le 19 août, après sa victoire dans le contre-la-montre des JO d'Athènes en août dernier. L'échantillon A s'était avéré positif mais la contre-expertise, pratiquée à Lausanne (Suisse), n'avait pas abouti en raison de la dégradation de l'échantillon sanguin d'Hamilton. Le CIO avait annoncé le 23 septembre que l'Américain pouvait conserver son titre acquis à Athènes. En novembre dernier, le Comité olympique australien (AOC) avait réclamé auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS) la disqualification du coureur. En cas de retrait de la médaille d'or à Hamilton, l'Australien Michael Rogers, quatrième de l'épreuve, se verrait en effet attribuer le bronze. L'or reviendrait au Russe Viatchelav Ekimov et l'argent à l'Américain Bobby Julich.

Réaction

Attendons les conclusions.

 

L'équipe cycliste Phonak change de direction

PARIS (AFP) lun 03 jan, 18h50 - L'équipe Phonak, refusée dans le circuit ProTour à cause de plusieurs affaires de dopage, change de direction avec le remplacement de son manager Urs Freuler par John Lelangue, jusqu'à présent l'un des responsables sportifs du Tour de France, a annoncé lundi la formation cycliste suisse. Le directeur sportif de l'équipe, l'Espagnol Alvaro Pino, a également démissionné, avec effet immédiat. "Le propriétaire de l’équipe, M. Andy Rihs, a décidé, après mûres réflexions, d’installer une nouvelle direction au sein de l’équipe de cyclisme Phonak qui la guidera ainsi vers un futur durablement sûr, couronné de succès et basé sur des valeurs éthiques", a annoncé un communiqué du groupe d'appareils auditifs. L'accès au ProTour a été refusé à Phonak après la révélation à l'automne des cas de dopage par transfusion sanguine de l'Américain Tyler Hamilton et de l'Espagnol Santiago Perez, quelques semaines après celui à l'EPO du Suisse Oscar Camenzind. Aucun de ces coureurs ne fait plus partie de l'équipe. La séparation avec Urs Freuler et Alvaro Pino, directeur sportif de Phonak depuis trois ans, "se fait de commun accord", selon le groupe suisse. Le nouveau directeur sportif devra être présenté à la mi-janvier, au camp d'entraînement à Majorque (Espagne), a ajouté le communiqué en précisant que le John Lelangue s'était vu assigner pour objectif d'assurer en 2005 un maximum d'invitations aux classiques et aux courses par étapes les plus importantes, notamment le Tour de France. Phonak a évoqué également son retrait à l'horizon 2006: "En parallèle, M. Lelangue préparera la saison 2006 avec deux objectifs clairs et nets: tenter d’obtenir la licence pour le UCI ProTour et trouver un nouveau partenaire principal." John Lelangue (34 ans), la voix de Radio-Tour, est de nationalité belge. Ancien responsable de la communication presse de la Société du Tour de France, il est devenu ensuite attaché à la direction générale auprès de Jean-Marie Leblanc puis adjoint au directeur des compétitions ASO Cyclisme, qui organise la Grande Boucle.

Réaction

Quelle lessive ! Voici une nouvelle virginité dont il faudra user à bon escient...

 

Circuit ProTour de cyclisme: le TAS intègre Phonak

LAUSANNE (AFP) mar 01 fév, 16h24 - Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a décidé mardi l'intégration dans le circuit ProTour de l'équipe suisse Phonak, écartée par l'Union cycliste internationale (UCI). "Le TAS a annulé la décision de la Commission des licences de l'UCI et a accepté la demande de licence en faveur de Phonak. La licence est accordée pour une période de deux ans au lieu des quatre requis par la ARCycling AG", la société propriétaire de Phonak, indique le TAS dans un communiqué. En conséquence, l'UCI devrait se conformer à cette décision d'appel et autoriser l'équipe Phonak à participer à toutes les courses du circuit ProTour, y compris les grand Tours (France, Italie, Espagne).

L'accès au ProTour, regroupant les 19 meilleures équipes cyclistes du monde, avait été refusé à Phonak après la révélation à l'automne des cas de dopage par transfusion sanguine de l'Américain Tyler Hamilton et de l'Espagnol Santiago Perez, quelques semaines après celui à l'EPO du Suisse Oscar Camenzind. Aucun de ces coureurs ne fait plus partie de l'équipe.

Dans leur sentence, les arbitres du TAS ont "notamment relevé que si le dopage d'un membre de l'équipe Phonak (Oscar Camenzind) avait été clairement établi avant le 12 novembre 2004, date butoir pour l'examen des licences par l'UCI, les cas de Tyler Hamilton et de Santiago Perez ne pouvaient pas constituer à cette même date, des cas de dopage entraînant la responsabilité des deux coureurs et la culpabilité de l'équipe Phonak. Or, Hamilton et Perez ont choisi de se défendre pour essayer de prouver leur innocence".

"Tout en respectant la volonté de l'UCI de se montrer intransigeante en matière de lutte contre le dopage, les arbitres du TAS ont estimé qu'il n'était pas possible, à ce stade, d'acarter l'équipe Phonak du ProTour sur la seule base des soupçons de dopage concernant ces deux coureurs et avant même de connaître le résultat des procédures disciplinaires les concernant", ajoute le TAS dans son communiqué.

L'équipe suisse envisage désormais de se renforcer pour disputer le nouveau circuit de l'élite du cyclisme pour lequel elle est désormais assurée d'une qualification d'office. John Lelangue, nouveau manager de la formation suisse après le coup de balai qui a écarté à la fin de l'année dernière son prédécesseur Urs Freuler et le directeur sportif Alvaro Pino, s'est déclaré "très heureux" pour les coureurs qui avaient décidé de rester malgré les doutes sur leur participation aux plus grandes épreuves. "Nous allons retravailler sur le programme en mettant au premier plan les courses du ProTour", a déclaré à l'AFP John Lelangue. "Il faudra sans doute se renforcer un peu. Nous avons 24 coureurs, c'est l'effectif le plus juste en nombre dans le ProTour. Mais nous avons déjà une base solide, dans les classiques avec des garçons comme Hunter, Clerc, Grabsch, dans les grands tours avec Landis, Pena, Botero, Pereiro", a souligné le responsable sportif de Phonak.

John Lelangue a précisé que Phonak avait signé le code de bonne conduite, autrement dit le code éthique, dès le 3 janvier, le premier jour de son arrivée à la tête de la formation suisse.

"C'était décidé, que l'équipe s'aligne au niveau du circuit continental pro ou du ProTour", a-t-il déclaré. "En interne, nous avons notre propre code éthique qui va plus loin que celui du ProTour et qui a été signé par la totalité des coureurs".

 

 

 

Santi Perez

L'Espagnol Santiago Perez (Phonak Hearing Systems) aurait-il triché ? C'est la question que se pose ce matin le journal Marca. Selon le quotidien sportif espagnol, le jeune Perez aurait fait usage d'une transfusion sanguine pour améliorer ses performances. Deuxième du Tour d'Espagne après une incroyable démonstration dans la dernière semaine de course, le coureur de 27 ans aurait été contrôlé positif à l'emploi d'une transfusion sanguine au cours d'un contrôle surprise effectué avant la Vuelta. La nouvelle serait parvenue à l'équipe Phonak en plein Tour d'Espagne et la formation suisse aurait demandé à son coureur de quitter la course, lequel aurait refusé tout en réclamant une contre-expertise. Toujours selon Marca, le résultat de la contre-expertise, communiqué au terme de la Vuelta, aurait apporté des valeurs similaires au premier échantillon : positif. Le journal espagnol rappelle alors que Santiago Perez avait mystérieusement attrappé une gastro-entérite au lendemain de sa victoire dans le contre-la-montre de Madrid, prétexte pour ne pas se joindre à l'équipe d'Espagne aux Mondiaux de Vérone. Et alors que l'information n'a pas été révélée de manière officielle, Marca crédite sa thèse en évoquant la lenteur des tractations entre Perez et Phonak pour la reconduction du contrat du coureur. Si ces graves révélations s'avéraient véridiques, Santiago Perez serait le second sportif à être accusé de dopage par transfusion sanguine. Le second après... son coéquipier Tyler Hamilton. Chacun se fera son opinion.

L'article de Marca: Posible positivo de Santi Pérez por transfusión - JACINTO VIDARTE. Madrid (30.10.04)

Santi Pérez, segundo clasificado en la reciente Vuelta a España, podría haber dado positivo al pasar uno de los nuevos controles que buscan las transfusiones, es decir, un caso similar al que afecta a su compañero en el Phonak Tyler Hamilton.
Al parecer, un control, probablemente por sorpresa, al que fue sometido Santi Pérez y que incluso podría no corresponder a la Vuelta a España, habría arrojado datos anormales sobre su sangre, si bien aún no ha trascendido si se trata de una homotransfusión (sangre de otra persona, pero del mismo grupo sanguíneo, como en el caso del estadounidense), o una autotransfusión (su misma sangre), pero lo que sí parece seguro es que el corredor ya habría solicitado el contraanálisis, confirmándose idéntico resultado.
El equipo Phonak está al corriente de lo que sucede y en estos momentos sus responsables intentan llevar el asunto de la misma manera que el de Hamilton, que ha negado rotundamente cualquier responsabilidad. Además, parece que en el caso del asturiano podría haber también algún defecto de forma en el proceso del contraanálisis, en el que no estuvo presente ni el corredor ni ningún representante de su equipo. Esto podría explicar la tardanza en hacer oficial la noticia por parte de la UCI y de la Federación Española, que ya estaría al corriente de lo acontecido.
Santi Pérez habría tenido ya conocimiento de que algo anormal sucedía con sus controles nada más terminar la Vuelta a España, razón por la cual renunció a formar parte de la selección española en el Mundial, aunque entonces adujera sufrir una gastroenteritis para así no viajar a Verona.
Renovación
El asturiano se ha encontrado inmerso en este delicado proceso justo en el momento en el que discute su nuevo contrato con el Phonak, lo que también explica la inusual tardanza en cerrar la negociación, ya que por el momento nada se sabe de su renovación, que hasta ahora parecía parada, supuestamente, por las altas cifras que solicitaban Santi Pérez y su mánager, el suizo Tony Rominger.
La realidad, al parecer, es muy distinta, pues ya es sobradamente conocida la cláusula que el Phonak añade a los contratos de sus corredores, que saben que serán expulsados del equipo si cometen cualquier irregularidad médica.
El problema en el caso de Pérez es que su posible positivo enturbia aún más el ya de por sí complicado proceso de Hamilton, que sigue proclamando su inocencia y ha anunciado que próximamente aportará pruebas concluyentes a su favor.
Tanto el americano como el propio equipo Phonak están trabajando a marchas forzadas para demostrar científicamente que el método empleado por la UCI para detectar las transfusiones no es fiable, lo que dejaría en nada estas acusaciones y, de paso, pondría a los responsables médicos de la UCI a los pies de los caballos.
Tyler Hamilton no fue desposeído de su oro olímpico en la prueba contra reloj debido al mal estado de la muestra B, que hizo imposible el contraanálisis. En cambio, sí pudo efectuarse en su totalidad el control que sufrió en la Vuelta a España, aunque todavía se espera el final del proceso, pues aún no ha sido sancionado oficialmente. En el mismo caso estaría ahora Santi Pérez, con un control irregular a sus espaldas, pero con la posibilidad de demostrar su inocencia.

 

Perez se défend des accusations de dopage

MADRID (Reuters) dim 31 oct, 12h38 - Le cycliste espagnol Santiago Perez, deuxième du Tour d'Espagne, affirme qu'il n'a jamais eu recours à la pratique interdite des transfusions sanguines, dans une affaire renvoyant au cas de son équipier américain Tyler Hamilton.

Un test sanguin a détecté des irrégularités, confirme le coureur de l'équipe Phonak sur le site todociclismo.com. "Tout ce que je peux dire, c'est que je n'ai jamais subi de transfusion sanguine", se défend-il, ajoutant "ne pas être sûr" des informations rendues publiques dimanche et se disant "choqué par le comportement de l'Union cycliste internationale". "J'ai reçu des informations très confuses et contradictoires au sujet des résultats de l'analyse. Je suis persuadé que la vérité éclatera très rapidement et démontrera que rien de ce dont ils m'accusent n'est vrai", ajoute-t-il. Le coureur espagnol, qui est âgé de 24 ans, a été contrôlé début octobre à Lausanne. Les révélations de dimanche renvoient à l'affaire qui a valu à l'Américain Tyler Hamilton, champion olympique du contre la montre, d'être suspendu par l'équipe Phonak. Plusieurs analyses lors du Tour d'Espagne comme aux Jeux olympiques d'Athènes ont démontré que l'Américain avait eu recours à des transfusions sanguines. Un vice de procédure - la destruction de l'échantillon B - a permis à Hamilton, qui se dit "innocent à 100%", de conserver sa médaille olympique.

 

Perez, le deuxième cycliste positif par transfusion pour Phonak

LAUSANNE (AFP) dim 31 oct, 15h36 - Quelques semaines après son coéquipier américain Tyler Hamilton, le coureur cycliste espagnol Santiago Perez (Phonak) a reconnu avoir subi un contrôle antidopage positif par transfusion de sang mais il a clamé pareillement son innocence. La formation suisse Phonak a confirmé dimanche l'information concernant l'Espagnol, deuxième de la Vuelta en septembre. Elle a adopté la même ligne que pour Hamilton, lui aussi convaincu de dopage par transfusion sanguine à la Vuelta). "Un contrôle médical effectué le 5 octobre à Aigle (Suisse) a révélé que Santi aurait subi une transfusion sanguine. Il s'agit du même protocole de test que celui utilisé pour Tyler Hamilton. L'exactitude et l'interprétation de ce test étant toujours remises en question, la direction de l'équipe croit fermement en l'innocence du coureur", a déclaré Phonak. La contre-expertise effectuée le 27 octobre a confirmé le premier résultat de l'analyse pour Perez, l'une des grandes surprises de la dernière Vuelta dont il avait gagné trois étapes et pris la deuxième place du classement final le 26 septembre. Il s'agit du deuxième cas de dopage par transfusion (avec le sang d'un donneur compatible) jamais détecté dans l'histoire de la lutte antidopage après celui de Hamilton. Le coureur américain, qui nie lui aussi s'être dopé, fait actuellement l'objet d'une procédure pour son contrôle positif du Tour d'Espagne. En revanche, une première analyse positive après son titre du contre-la-montre aux jeux Olympiques d'Athènes en août n'a pas donné lieu à sanction, la contre-expertise ayant été rendue impossible par la mauvaise conservation de l'échantillon. "Nous sommes toujours du même avis: il s'agit ici d'un test d'interprétation pour lequel nous n'avons à ce jour aucun document de validation. Ni l'UCI (Union cycliste internationale), ni le CIO (Comité international olympique) n'ont été en mesure de nous fournir ces documents", a estimé Phonak, qui fait partie des équipes retenues pour le nouveau circuit UCI ProTour à partir de 2005. Depuis l'affaire Hamilton, la formation suisse a mandaté un groupe de scientifiques afin qu'il vérifie la validité de la méthode de détection. "S'il s'avérait que le nouveau test fournit des données compréhensibles et fiables permettant une interprétation irréfutable et qu'il confirme les précédents tests de l'UCI, alors nous devrons licencier les deux coureurs, conformément à nos règles. Si leur innocence est prouvée, Perez et Hamilton resteront", a communiqué Phonak qui a licencié l'été dernier l'ancien champion du monde suisse Oscar Camenzind, positif à l'EPO (erythropoïetine). Alvaro Pino, directeur sportif de l'équipe suisse, s'est déclaré "accablé". "S'il y a quelque chose dont je sois certain, c'est de ce qui se fait au sein de l'équipe. Les médecins ont ma confiance totale", a déclaré Pino. Pour sa part, Perez a nié résolument: "On m'apprend qu'il s'agit d'une irrégularité dans le sang due à une transfusion. Moi, tout ce que je peux dire, c'est que je ne me suis fait aucune transfusion." Le coureur n'avait pas été déclaré positif lors des contrôles effectués pendant la Vuelta. Mais selon Marca, "il est évident que quelque chose de bizarre avait été détecté pendant ces tests lorsqu'il a été convoqué au siège de l'UCI le 5 octobre pour un nouveau contrôle". Après la Vuelta, Perez avait déclaré forfait, officiellement en raison d'une gastro-entérite, pour le Championnat du monde sur route le 3 octobre à Vérone (Italie). Perez a mis en cause la manière d'agir de l'UCI, "entachée d'irrégularités" selon lui, et a affirmé notamment ne pas avoir été prévenu assez tôt de la date de la contre-expertise pour pouvoir se rendre à Lausanne et y assister. Après la révélation du cas positif de Hamilton, le CIO avait souligné que la méthode de détection des transfusions sanguines avait été validée par la communauté scientifique internationale.

Question

Pourquoi ces contrôles n'ont-ils pas eu de suite durant la Vuelta ?

 

Perez sera suspendu (05/11/2004) © Vélo 101

La Fédération Espagnole de Cyclisme (RFEC) a annoncé qu'elle allait punir Santiago Perez (Phonak Hearing Systems) pour son contrôle antidopage positif à une transfusion sanguine au terme de la Vuelta. Un procès disciplinaire a commencé. Le coureur risque jusqu'à deux ans de suspension pour avoir transgressé les règles et joué avec sa vie. Mais l'équipe Phonak, qui défend aussi bien l'innocence de Santiago Perez que celle de Tyler Hamilton, est bien décidée à mettre des bâtons dans les roues de la RFEC en démontrant prochainement la non-fiabilité de la méthode de détection employée par l'Union Cycliste Internationale. Ainsi, le verdict de la commission disciplinaire pourrait se faire attendre. Une chose est certaine : Santiago Perez sera suspendu. Il pourra ensuite faire appel de la sanction de la RFEC auprès du Tribunal Arbitral du Sport.

 

 

 

Tyler Hamilton

Le champion olympique du contre-la-montre, Tyler Hamilton, est accusé d'avoir manipulé son sang à la Vuelta. (22/9/2004) © Vélo 101

Ca fait toujours un choc. Apprendre qu'un coureur qu'on a approché et qu'on a admiré rejoigne la liste noire des coureurs suspectés de dopage fait toujours très mal. Hier pourtant, l'Union Cycliste Internationale a bien communiqué l'effroyable nouvelle. Tyler Hamilton, le leader des Phonak Hearing Systems, s'est fait déclarer positif pour avoir eu recours à une transfusion sanguine. Ca fait froid dans le dos. Un mois après avoir obtenu l'or olympique à Athènes, le champion Américain vient d'entrer dans l'Histoire du sport comme étant le premier athlète reconnu coupable d'avoir manipulé son sang.
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, cette forme de dopage n'est pas nouvelle. Les premiers soupçons de dopage par transfusion sanguine dans les sports d'endurance remontent au début des années 70. Bien entendu interdite par le règlement international, cette forme de dopage permet d'augmenter le taux de globules rouges dans le sang et donc le transport d'oxygène jusqu'aux muscles. Et forcément, une telle pratique comporte des risques importants : surcharge du coeur et de la circulation sanguine, hypertension, thromboses, allergies et maladies infectieuses si le sang provient d'un donneur et bien sur la mort.
Dans le cas de Tyler Hamilton, il s'agit d'une transfusion homologue. Cela signifie que le coureur s'est injecté le sang d'une personne de groupe sanguin identique au lieu d'utiliser son propre sang. Le champion olympique a été contrôlé le 11 septembre à Almussafes, après sa victoire dans le premier contre la montre du Tour d'Espagne. La méthode, mise au point par des scientifiques Australiens et validée par l'Agence Mondiale Antidopage (AMA), est fiable à cent pour cent. Mais comme aucun test n'est à l'abri d'une erreur de manipulation, les échantillons prélevés sont actuellement rééxaminés. Les résultats de la contre-expertise seront connus dans les heures à venir. En apprenant la nouvelle, Tyler Hamilton a donné une conférence de presse hier soir à Zurich. "Je ne vais pas risquer ma vie et celle de ma femme avec une transfusion sanguine. Il doit y avoir eu une manipulation", a déclaré le coureur Américain. "Cette affaire me fait l'effet d'un coup de tonnerre. Je suis brisé d'être ici ce soir. Ma famille, mon équipe et mes amis le sont tout autant. Mais je peux vous garantir une chose, c'est que je suis innocent à 100 %. Je suis accusé d'avoir pris du sang d'une autre personne. Tous ceux qui me connaissent savent que c'est complètement impossible".

 

 

Tyler Hamilton suspendu (23/9/2004) © Vélo 101

Ce n'est pas un mais deux controles positifs qui ont trahi les probables méthodes de Tyler Hamilton (Phonak Hearing Systems), à Athènes comme à Almusaffes. Coupable d'avoir enfreint les règles en ayant utilisé une transfusion sanguine pour améliorer ses performances, l'Américain est toujours dans l'attente du résultat de la contre-expertise. Son équipe, qui lui a jusqu'ici manifesté toute sa confiance, ne tient cependant plus à jouer avec le feu et s'est autorisée une suspension à titre préventif. "Nous devons pour l'instant nous concentrer sur les faits", a déclaré Andy Rhis, le patron du groupe Phonak. "Tout semble accuser Tyler. Tant que nous ne sommes pas certains à 100 % qu'il s'est effectivement soumis à une telle manipulation, nous le croyons". Cependant, la formation suisse a voulu mettre à pied son leader dans l'attente des résultats de la contre-expertise. Et Phonak s'est engagé à licencier Tyler Hamilton en cas de confirmation des faits.

 

Sombre affaire Tyler Hamilton (25/9/2004) © Vélo 101

L'affaire Tyler Hamilton (Phonak Hearing Systems) est bien sombre. Soupçonné d'avoir trafiqué son sang par le biais d'une transfusion, l'Américain a été contrôlé positif le 19 août à Athènes puis le 11 septembre à Almusaffes, respectivement dans les chronos des Jeux Olympiques et du Tour d'Espagne. Or, la contre-expertise réclamée par le coureur a donné des résultats troublants. Malgré une première analyse positive à Athènes, la contre-expertise pratiquée à Lausanne a abouti à un résultat non-concluant en raison du manque de globules rouges intactes. Tyler Hamilton conservera donc son titre olympique du contre-la-montre. Aucune procédure disciplinaire ne sera engagée contre l'Américain par rapport aux Jeux. En revanche, l'échantillon B (celui de la contre-expertise) de la Vuelta a confirmé l'échantillon A. Hamilton est donc officiellement convaincu de dopage par transfusion sanguine dans la Vuelta et s'expose ici à une sanction, de l'ordre de deux ans de suspension. Les instances américaines ouvriront prochainement une procédure disciplinaire à son encontre.

 

Moscou attaque Tyler Hamilton. (29/9/2004) © Vélo 101

Entre la Russie et les Etats-Unis, plus de guerre froide ! Voir l’Américain Tyler Hamilton triompher du Russe Viatcheslav Ekimov dans l’épreuve chronométrée des Jeux Olympiques n’avait rien de choquant. Seulement, face aux hallucinantes découvertes des contrôleurs antidopage, la donne a changé et aujourd’hui, Moscou réclame purement et simplement la médaille d’or. Contrôlé positif à l’utilisation d’une transfusion sanguine aux JO puis sur la Vuelta, Tyler Hamilton a été blanchi par la contre-expertise des Jeux (l’échantillon B ayant été détérioré par la congélation) mais reconnu coupable de tricherie sur la Vuelta. En raison des anomalies observées durant les contrôles d’Athènes, le Comité Olympique International a refusé de poursuivre l’Américain et a entériné son titre olympique. "C’est tout bonnement scandaleux, a vociféré hier Alexander Gusyatnikov, le prédisent de la fédération russe, dans les colonnes du Sport-Express. Le premier échantillon d’Hamilton s’est très clairement révélé positif, résultat confirmé par un groupe indépendant d’experts et confirmé par le président du laboratoire d’Athènes. Il est heureux que l’échantillon B de la Vuelta n’ait pas été détruit lui aussi. Dans tous les cas, si un homme est contrôlé positif à une transfusion de sang deux fois dans un mois, on peut dire avec toute sécurité que cette personne a utilisé du sang en guise de dopage." Convaincue de la culpabilité de Tyler Hamilton aux Jeux Olympiques, la fédération russe entend saisir le Tribunal Arbitral du Sport pour permettre à Viatcheslav Ekimov de s’offrir un nouveau titre olympique.

Question

Qu’en est-il aujourd’hui ?

 

Les avocats d'Hamilton prêts à poursuivre le CIO, selon le 'Blick' (03/11/2004) © AP

Des avocats de l'équipe cycliste suisse Phonak sont prêts à poursuivre en justice le Comité international olympique (CIO) à propos de la régularité d'un contrôle antidopage ayant visé l'Américain Tyler Hamilton, annonce mercredi le quotidien suisse 'Blick'. Hamilton, médaillé d'or du contre-la-montre aux JO d'Athènes, risque deux ans de suspension pour un contrôle antidopage subi à la Vuelta en septembre, montrant qu'il a bénéficié d'une transfusion sanguine pour améliorer son endurance. Un autre contrôle, effectué à l'occasion des Jeux olympiques, témoignait aussi d'un dopage sanguin. L'Américain avait été blanchi en raison de la mauvaise qualité du deuxième échantillon, abîmé lors de sa conservation au froid. L'équipe Phonak doute de la méthode utilisée lors de ces tests de dépistage du dopage sanguin. Elle a chargé un groupe de cinq experts de vérifier les échantillons positifs produits par Hamilton, mais le CIO n'a pas fourni les documents nécessaires, a déclaré à l'Associated Press Urs Freuler, le manager de Phonak. "Nous voulons seulement la vérité", a déclaré Freuler. Freuler n'a pu confirmer la volonté de poursuivre le CIO, indiquant de s'adresser aux avocats de Phonak qui n'étaient pas joignables dans l'immédiat. Le CIO a indiqué ne pas être au courant, mais défendu le test. "Il n'y a pas de raison de s'interroger sur la validité de la méthode de dépistage", a déclaré Emmanuelle Moreau, une porte-parole du CIO, en ajoutant que le test a été validé par la communauté scientifique et approuvé par l'Agence mondiale antidopage. L'Espagnol Santi Perez, autre coureur de Phonak, s'est lui aussi vu notifier la semaine dernière par l'Union cycliste internationale (UCI) les résultats d'un contrôle antidopage suspectant une transfusion sanguine. "Le test utilisé est le même que pour Tyler Hamilton. Comme l'interprétation du bon fonctionnement de ce test fait encore débat, la direction de l'équipe maintient que le coureur est innocent", a indiqué Phonak dans un communiqué.

Question

Va-t-on encore étouffer au moyen d'une excuse bidon ? Mais alors qui est le metteur en scène du dopage ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Festina

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Voici toutefois, un article du dossier Festina extrait du site officiel du Tour de France. Près de dix ans après les faits, la relecture des réactions du milieu est très intéressante à l'éclairage des événements qui ont suivis.

L'Affaire Festina continue à mijoter – Cholet, 16 juillet 1998 – Le site officiel du Tour de France

Depuis près d'une semaine, "l'affaire Festina" assombrit le 85ème Tour de France. C'est ainsi que les policiers français appellent officiellement l'enquête après l'arrestation à la frontière Franco-Belge du soigneur de Festina, Willy Voets, dans une voiture officielle de l'équipe pour le Tour de France; elle était "chargée" de produits dopants.

Depuis son arrestation, Voets est toujours entendu par la police. Mardi après la quatrième étape du Tour et ce matin encore, le directeur sportif Bruno Roussel et le docteur de l'équipe Erik Ryckaert sont entendus par la police - sans pour autant être formellement inculpés.

Evidemment un tel scandale jette un froid sur l'esprit de la plus grande course cycliste du monde. Mardi soir, dans une interview télévisée avec Jean-Marie Leblanc, Roger Legeay, parlant pour la moitié de la ligue professionnelle française déplorait la situation actuelle: "Le Tour de France est une fête, et cette affaire la gâche; il est hors de question que nous passions trois semaines comme ça. Il faut agir."

On a agi ce matin : dans une conférence de presse improvisée au village départ, Leblanc et le patron de l'UCI, Martin Bruin, ont annoncé que Roussel était exclu du Tour. "Une commission a demandé à Bruno Roussel de fournir à l'UCI une explication écrite concernant l'affaire d'ici le 14 juillet 14h et il ne l'a pas fait. En conséquence, nous avons temporairement suspendu sa licence de directeur sportif."

Leblanc a alors continué: "Cette affaire a créé un malaise dans le monde du vélo, minant la confiance du public et dérangeant les coureurs et nous supportons la décision de l'UCI de suspendre Roussel." Mais Leblanc prévient "Jusqu'à présent, rien n'a été prouvé concernant les coureurs de Festina. Je l'ai dit au départ de Dublin, et je le répète maintenant, il serait injuste de les sanctionner sans preuves tangibles".

 

 

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Dernière mise à jour le vendredi 12 janvier 2007 à 16:46
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