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L'embolisation
des artères utérines est habituellement réalisée via un introducteur 4 ou
5-French (F) (3 French = 1 mm) mis en place sous anesthésie locale au
niveau de l'artère fémorale commune droite et parfois gauche. Le
cathétérisme sélectif des artères utérines est généralement réalisé à
l'aide d'un cathéter de type Cobra 4 ou 5-F et souvent d'un guide hydrophile.
Parfois lorsque le cathétérisme sélectif des artères utérines s'avère
difficile, un système coaxial 3-F introduit dans le premier cathéter peut
être utilisé notamment lorsque les artères utérines sont grêles ou
spastiques. L'utilisation de ces micro-cathéters est souvent nécessaire chez
les femmes traitées par analogues de la Gn-RH (50-51). Afin d'éviter les
problèmes de reflux du matériel d’embolisations vers d’autres branches
(par exemple vésicales), l'extrémité du cathéter est idéalement
positionnée dans la portion horizontale des artères utérines.
Actuellement, compte tenu du coût et de la
disponibilité du produit, ce sont principalement des particules d’alcool de
polyvinyle (PVA) de 150 à 700 µm qui sont habituellement utilisées
(46,50,52,53). Ces particules sont injectées avec une solution iodée afin de
contrôler l'apparition d'un éventuel reflux. Une embolisation bilatérale est
nécessaire pour assurer un bon résultat clinique. Lors de l'embolisation de la
seconde artère utérine, l'apparition de douleurs est la règle. De multiples
techniques de contrôle de la douleur ont été utilisées. Celle-ci seront développées
ci-dessous. Une antibiothérapie prophylactique injectée par voie intraveineuse
est parfois utilisée en particulier lorsque la procédure de cathétérisme a
été longue et difficile. Toutefois, l'intérêt de cette antibiothérapie n'a
pas été démontré.

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