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L'utérus
est principalement vascularisé par les artères utérines, branches de l'artère
hypogastrique (47). L’ artère hypogastrique encore appelée artère iliaque
interne est sujette à de nombreuses variations. Dans 60 à 70% des cas, on
observe une bifurcation en un tronc antérieur et un tronc postérieur. Le tronc
postérieur donnant habituellement des branches à destinée pariétale (47,48).
Dans la très large majorité des cas, l'artère utérine naît du tronc antérieur
(47,48). Les principales branches collatérales de l'artère utérine sont les
artères cervico-vaginales (pouvant également naître directement de l'artère
hypogastrique) et les artères intramurales encore appelées artères spiralées
(47,48). L'artère utérine est par ailleurs anastomosée avec l'artère
ovarienne via l'arcade tubo-ovarienne (47). Les autres branches viscérales de
l'artère hypogastrique sont les artères vésicales, vaginales, hémorroïdales
et honteuses.
Dans
certains cas, l'utérus peut être préférentiellement vascularisé via l'artère
du ligament rond ou l'artère ovarienne (47). A l'inverse, dans 2 à 4% des cas,
les artères utérines peuvent assurer l'essentiel de la vascularisation des
ovaires. Il existe par ailleurs un riche réseau de collatérales pelviennes qui
peut reprendre en charge la vascularisation de l'utérus et expliquer certains
échecs de l'embolisation. Ainsi par exemple, l'embolisation utérine unilatérale
s'avère le plus souvent inefficace en raison de la présence d'anastomoses
entre les artères utérines droite et gauche.
Classiquement,
les fibromyomes sont vascularisé par les artères utérines qui donnent
naissance à un réseau artériel périphérique entourant le fibrome et d’où
partent de fines branches centripètes nourrissant le centre de la tumeur (49).
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