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Les
léiomyomes utérins sont des tumeurs mésenchymateuses bénignes développées
au sein des cellules musculaires lisses de l’utérus. Ils sont séparés du
myomètre normal par une pseudo-capsule constituée d’une condensation de
tissu conjonctif. Les fibromyomes utérins peuvent être uniques ou multiples.
Leurs tailles varient considérablement de quelques millimètres à plus de 10
centimètres. Ces tumeurs sont le plus souvent de découverte fortuite durant un
examen gynécologique de routine. Les fibromyomes utérins sont présents chez
25 à 30 % des femmes de plus de 35 ans, chez 40 % des femmes de plus de 40 ans
et chez 50 % des femmes de plus de 50 ans. Leur fréquence est plus élevée
chez les patientes de race noire.
La croissance des fibromyomes est
favorisée par les œstrogènes et dans une moindre mesure par les progestatifs.
Ainsi les fibromyomes augmentent de volume pendant la grossesse et de régresser
après la ménopause. Les fibromyomes se manifestent essentiellement en
pré-ménopause. Les symptômes rapportés sont des méno et/ou métrorragies
parfois responsables d'anémie, des douleurs pelviennes, des symptômes de
compression (pollakiurie, constipation, etc) et une infertilité1.
Occasionnellement des problèmes obstétricaux peuvent être rencontrés.
Lorsque les symptômes le justifient différents traitements peuvent être
proposés.
Traitement
médical
Les analogues de la Gn-RH
entraînent une réduction de volume des fibromyomes en moyenne estimé à 40%
endéans les 12 semaines 2. Les effets secondaires induit par les
analogues de la Gn-RH sont des symptômes de ménopause. Ce traitement ne peut
donc être poursuivi pendant plus de 6 à 9 mois 2. Une récidive est
généralement constatée après l’arrêt du traitement. Dès lors les
analogues de la Gn-RH sont principalement prescrits en pré-opératoire, en vue
de réduire la taille des fibromyomes et les pertes sanguines per-opératoires.
Traitements
chirurgicaux
Les
traitements chirurgicaux comportent l'hystérectomie et la myomectomie.
L’hystérectomie soit totale
(emportant le corps et le col de l’utérus) soit subtotale (laissant le col
utérin en place) peut être réalisée par des voies très différentes :
vaginale, laparotomie ou laparoscopie. Les fibromyomes utérins sont
responsables d’environ 30 % des hystérectomies actuellement réalisées. Ces
traitements chirurgicaux s'accompagnent d'une morbidité non négligeable et d’une
mortalité très faible (1/1000). Les complications de l’hystérectomie
varient suivant la technique chirurgicale employée et l’indication. Les
principales complications sont l’hémorragie avec transfusion (1 à 5%), les
infections (infections pariétales, cellulite pelvienne, abcès) (4 à 25 %), la
pyrexie (5 à 20 %), les lésions d’organes adjacents (0,5 à 2 %) (tels que
les uretères, le tube digestif, la vessie, les artères et veines iliaques),
les phénomènes thromboemboliques (thrombose veineuse profonde et embolie
pulmonaire) (0,4 à 2 %), l’iléus paralytique (1 à 4 %), les adhérences
intestinales et les ménopauses précoces 3. Des ré-interventions chirurgicales
souvent majeurs sont nécessaires dans 1,7 à 5,1 % des cas. L’hystérectomie
apporte donc une réponse qui peut parfois être considérée comme lourde pour
une pathologie bénigne.
L’exérèse du fibrome seul
appelée myomectomie (réalisée par laparotomie, laparoscopie ou
hystéroscopie) est une intervention essentiellement réservée aux patientes
qui expriment un désir de grossesse. En effet, cette intervention est associée
à une morbidité considérée généralement comme plus élevé que celle de l’hystérectomie
et ne prévient pas de nouveau myome (50% de récidive en cas de fibromyomes
multiples en pré-opératoire). Par ailleurs, cette intervention est plus
hémorragique que l’hystérectomie et quelques complications spécifiques tel
que adhérences utérines, ruptures utérines et infertilité peuvent être
observées 3.
La myolyse par laser ou
électrocoagulation a également été proposée en préambule à une chirurgie
endoscopique. Le but de ces procédures étant de réduire la taille des
fibromyomes et les pertes sanguines per-opératoire 4-6. C'est dans cette
mouvance que s'est développée l'embolisation des artères utérines pour
fibromyomes. Ainsi les premiers cas d ‘embolisation pour fibromyomes
utérins rapportés par Ravina ont subit secondairement une |