Spécial Saint-Feuillen

 

Mise à jour : 24/09/2005

 

 

 

LA MUSIQUE DES VOLONTAIRES

Pim pam poum

A l'origine, des instrumentistes

 

Les flonflons joyeux ont toujours accompagné les marches des s'en va en guerre. Pour cadencer le pas et donner de l'entrain.

A l’époque des Princes-évêques, des groupes de musiciens, qu'on appelait instrumentistes, accompagnaient déjà les gens d'armes escortant les processions. Les archives signalent aussi que l'Acte de constitution du Serment des arquebusiers Fossois, en 1556, prévoyait la présence d'instrumentistes avec « phiffers (fifres) et tambourins... le jour du Saint Sacrement à la procession, et aussy le jour que l'on porterat... Monsieur Saint Phollien ».

En 1751 et en 1671, il est fait état, dans les archives, de dépenses consenties par la commune au profit des instrumentistes.

Qui étaient ces musiciens ? Il s'agissait sans doute « de bourgeois résideras ou afforains de la bonne ville » ou encore de jeunes hommes que la commune rétribuait pour jouer.

Il est possible que l'embryon de l'unité des Volontaires ait été mis sur pied après la création, en 1844, de la philharmonique Fossoise et qu'elle recruta ses membres dans cette phalange musicale de la cité. Il se pourrait que la Musique a déjà participé à la septennale de 1851.

Quoi qu'il en soit, pour Claude Barthélemy, le chef de musique, elle fêtera cette année son 120e anniversaire

L'UNIFORME

• L'uniforme du musicien est celui du voltigeur du second empire. Il se compose d'une veste noire à boutons dorés, d'une fourragère rouge, d'épaulettes jaune et rouge, d'un pantalon noir à galon rouge et, enfin, d'un képi (le schako) surmonté d'un plumet rouge.

• La cantinière de la musique, elle, porte la jupe robe à galon bleu marine, un pantalon bleu par dessous, une veste bleue marine également à col doré, un chemisier blanc et un tablier à broderie anglaise. La cantinière est coiffée d'un chapeau de canotier à galon bleu blanc rouge.

• Le 15 novembre 1936, la Musique a inauguré son drapeau, grâce à un don de Mme Delmotte, qui arbore les couleurs rouge et verte, celles de Fosses.

P.W.

La Musique des Volontaires ne sort que tous les sept ans, lors de la Septennale. en 1998, le plumet rouge dans le vent, on la voit descendre les greffes de la Folie.

 

LES TIRAILLEURS ALGÉRIENS

C'est du sérieux

On les verra bientôt sur « Arte»

Les Tirailleurs algériens défendent l'authenticité et le respect de la procession. Le sérieux fait leur force. Même « Arte » les embauche.

Dense et tragique est l'histoire des Tirailleurs algériens au sein de l'armée française. Ils y font leur apparition au Second Empire. Mais ces combattants venus d'Afrique du Nord s'illustreront, souvent en premières lignes, lors des grandes guerres. Ce fut le cas lors de la bataille de la Sambre en 1914 ou encore à Gembloux en mai 1940. Leur histoire « Fossoise » démarre au lendemain de la Saint-Feuillen 1977. Quelques copains, toujours passionnés par la procession, sont cependant en manque d'authenticité. Ils créeront ce nouveau groupe.

« Chez nous, on cherche toujours à se rapprocher au plus près de la vérité historique », signale Karl Desmet. « Par ailleurs, durant la procession, on proscrit l'alcool. Que l'on soit croyant ou pas, il y a un minimum de respect. Et puis les gens ne se déplacent pas pour voir une bande d'ivrognes qui titubent... » Leur sérieuse réputation leur vaut même une prochaine figuration dans un documentaire d'Arte qui évoque de la bataille de Wurth, en Alsace, premier gros accrochage franco-allemand de la guerre de 1870. Les Tirailleurs algériens s'y étaient déjà illustrés. Les Fossois comptent aussi leur faire honneur ce dimanche.

L'UNIFORME

Dans l'allure mais pas dans les couleurs, Les Tirailleurs peuvent faire penser aux Zouaves. Sur la tête, ils portent une chéchia, ce chapeau rond caractéristique, de couleur bordeaux. Tous portent un gilet et une veste courte, bleus, galonnés de jaune. Au-dessous de la large ceinture bordeaux, on retrouve un grand pantalon bouffant, bleu également.

S.Hq.

Les Tirailleurs algériens prennent leur rôle au sérieux mais rappellent qu'ils ne sont pas des tristes sires. La petite chope ou le pèkèt, c'est après la procession.

La chéchia bordeaux, on ne peut pas la louper.