Spécial Saint-Feuillen

 

Mise à jour : 30/10/2007

 

 

 

JEAN-LOUIS MATHY

Le patron du Castel est complet

depuis février

Au Castel, bivouac gastronomique

Jean-Louis Mathy, le patron de l'étape gastronomique Fossoise, affiche complet. Il a même dû sous-louer un gîte, à Suarlée.

Le Castel affiche trois étoiles de charme dédiées au plaisir de manger en plein coeur de Fosses. Du jardin et même de la piscine, la vue sur les toits voisins et sur la tour de la collégiale coupe le souffle. Alors, forcément, avec une aussi illustre voisine, le Castel attire. « Nos 11 chambres sont réservées depuis février souligne le patron de l'établissement, Jean-Louis Mathy. Il s'agit de vieilles familles Fossoises établies dans d'autres régions et qui reviennent pour la Saint-Feuillen. » Il a même dû sous-louer un gîte à la ferme pour 12 personnes, à Suarlée, et une chambre d'hôtes à Floreffe.

Au Castel, le week-end s'annonce très chargé. Sans compter que, côté jardin, ce chef de cuisine diplômé d'une école hôtelière de Genève régalera les marcheurs de Walcourt sous chapiteau.

« Nous avons proposé à nos clients une formule deux nuitées, du samedi au lundi matin, afin de leur éviter le souci du blocage de la ville. Sans oublier le feu de file, sous nos fenêtres, qu'il serait dommage de manquer » explique Jean-Louis Mathy, qui a fait appel à un renfort de bénévoles parmi ses amis.

Un menu gastronomique spécial sera servi dans l'hôtel. Dans le jardin, des plats plus régionaux, à base de poisson, seront à l'honneur. « Et, devant, nous servirons des petits pains avec de la Saint-Feuillen » conclut-il.

P.W.

Un bon Fixin

• Le menu spécial Saint-Feuillen, à 39 € le couvert, proposera un suprême de pintade Marengo, inspiré par la célèbre bataille et, en dessert, (et seulement pour les gens de l'hôtel) un soufflé glacé à la mandarine Napoléon.

Réservation souhaitée au 071/71 18 12.

• À table, Jean-Louis Mathy ouvrira pour la première fois à sa clientèle un vin rouge de Bourgogne, dans les côtes de Nuit, un Fixin, le vin préféré de Napoléon. Millésimées de l'an 2000, ces bouteilles bonifient en cave depuis 5 ans et sont prometteuses de bonheur. Pour le blanc, ce sera un vin corse.

Jean-Louis Mathy, cuisinier et hôtelier, vivra ce dimanche le week-end le plus animé de l'année 2005.

HECTOR GOSSET

Le plus ancien des boulangers de Fosses

 

Des commandes plein le carnet

 

Ce week-end, une terrible commande de boulangerie va mettre le feu au four d'Hector Gosset. La reine de ce festival sucré, c'est la tarte.

LA boulangerie d'Hector Gosset, dans la rue de Vitrival, exhale encore le bon vieux temps. Derrière le comptoir, on pratique une boulangerie artisanale en toute simplicité, et la pâtisserie, qui n'est pas la spécialité de la maison (encore que les mokas y sont savoureux), est exempte de fioritures.

A 79 ans, Il sera toujours derrière son four (qui date de 1936) aux côtés de sa fille Patricia, désormais boulangère en chef. Et le travail, en ce gros week-end de fêtes, risque de faire monter la température. « Nous allons cuire une grosse commande de pistolets, de sandwichs etc. Toutes les commandes devront être livrées le samedi. Le dimanche, les gens devront venir chercher leur pain et leurs tartes à pied puisque Fosses sera sans voitures » raconte Hector Gosset avec un certain détachement. La boulangerie, comme toutes les autres d'ailleurs, ouvrira très tôt, avant sept heures, début du bouclage de la ville.

Hector Gosset ne fera pas de gâteaux spéciaux dédicacés à la Saint-Feuillen : « Pas le temps pour tout ça ! » s'exclame-t-il. Il se rappelle que, en 1963, il avait confectionné 260 grandes tartes au riz, « et pas du riz en boîte, du vrai riz cuit sur notre cuisinière ». Le record ne sera pas battu. Pour l'instant, une cinquantaine de tartes (des riz, des sucres et des fruits) et 500 sandwichs sont déjà commandés.

P.W.

 

Hector Gosset est boulanger depuis 65 ans. Pour la Saint-Feuillen de 1963, il s'en souvient encore, il avait enfourné 260 grandes tartes au riz. Le record ne sera pas battu cette année.