Spécial Saint-Feuillen

 

Mise à jour : 24/09/2005

 

 

 

La Saint-Jean de Mettet

La marche St-Jean-Baptiste a été recréée en 1975. Elle a succédé à la marche St-Job. Mettet participe à la Saint-Feuillen depuis 1984, mais on a retrouvé trace de marcheurs de Mettet dès le XVIIIe siècle.

La marche compte environ 300 marcheurs, accompagnés par la fanfare. Originalité : après la rentrée, la marche effectue une charge peloton par peloton sur la place. Autre originalité : le samedi, tous les marcheurs passent dans la fontaine St-Job.

À Fosses, les sapeurs du 2e Empire ouvriront le cortège. Ensuite, défileront la batterie, des voltigeurs Premier Empire, le corps de santé (un groupe de reconstitution historique le, Empire) et les grenadiers au long manteau bleu fermeront la marche. Notons qu'à l'occasion de la septennale, Victor et Jean-Luc Delacroix présenteront une nouvelle marche, intitulée « St-Jean ».

À Mettet comme dans les autres marches, la relève n'attend pas le nombre des années.

 

La Trinité de Walcourt

La marche de la Trinité de Walcourt est l'une des plus réputées de l'Entre-Sambre-et-Meuse, avec celles de Gerpinnes ou de Thuin. Elle s'appuie sur des traditions très anciennes dont le folklore a gardé des traces bien vivantes.

En témoignent la scène du jardinet, ou bien encore la ferveur avec laquelle les pèlerins escortent la statue de la Vierge noire à travers les campagnes.

À Walcourt, pas moins de sept compagnies défilent chaque année : sapeurs, grenadiers, voltigeurs, les gendarmes d'élite, les zouaves, les hussards à cheval et la jeune garde. Sans compter les villages voisins.

A la septennale, toutes les compagnies ne seront pas représentées. La délégation, forte d'une centaine d'hommes, sera composée de sapeurs, de grenadiers, de voltigeurs et de quelques éléments de la jeune garde.

À Walcourt, sept compagnies défilent à l'occasion de la Trinité, une des marches les plus fameuses de toute la région.

 

Marche Saint-Eloi de Vedrin

Lancée en 1969 par le docteur Dewitte, un fou de l’histoire napoléonienne, la marche Saint-Eloi de Vedrin évoque pourtant des heures moins glorieuses de l’armée de Bonaparte.

« Grouchy n’étant jamais arrivé à temps, les rescapés de la bataille de Waterloo ont été obligés de battre retraite. Et des soldats sont ainsi passés en région namuroise », signale Guy Delchambre, le président de la marche Saint-Eloi. Quand on évoque la compagnie vedrinoise, on parle d’ailleurs souvent de l’Armée Grouchy.

Les Vedrinois, avant-derniers dans le cortège, se sont engagés à venir à cinquante ce dimanche. Avec leur colback sur la tête et l’impeccable uniforme fait de bleu, de blanc et de rouge, les marcheurs de la Saint-Eloi ne manquent pas d’allure. Ce sera leur première participation à la Saint-Feuillen. Un nouveau grand moment dans la vie des Vedrinois.

Les marcheurs de la Saint-Eloi à Vedrin seront de la partie, dimanche prochain, à Fosses.

Les Canaris de Namur

Pour les Canaris de Namur, ce sera une première. Reconstitué en 1972, le bataillon découvrira la septennale. Voilà une unité pas comme les autres. Son uniforme, c’est déjà toute une histoire. Il rappelle l’engagement de jeunes conscrits lors de la révolution belge, contre le pouvoir autrichien, en 1789 – 1790. A l’époque, on avait taillé des uniformes à la hâte dans des toiles de rebut, de teinte jaunâtre. Les nouvel-les recrues avaient hérité du surnom de « petits canaris » Ces soldats se révéleront pourtant une des meilleures unités de la révolution. Sans doute parce qu’il s’agissait de jeunes, qui n’avaient pas froid aux yeux.

Le bataillon a été reconstitué en 1972 à l’occasion des fêtes de Wallonie. Il compte une bonne vingtaine de marcheurs. La délégation comportera un porte-drapeau, des fusiliers, mais aussi des moines, qui avaient pris les armes contre Joseph II.

Les Canaris de Vedrin apporteront une touche de jaune dans le long défilé blanc, bleu, rouge de la septennale.

Les Grenadiers de Ragnies

« Au départ, c'était six copains », raconte Didier Mantia. En 1996, ils décidaient de former une petite guérite de grenadiers pour la St-Christophe de Marbaix-la-Tour. Il n'en fallait pas plus pour inoculer le virus de marche en marche, les rangs se sont étoffés. Aujourd'hui, ils sont environ 25 passionnés à pratiquer ce qu'ils appellent un hobby. À Ragnies, ils disposent d'un local, mais n'animent pas (encore) de procession, si ce n'est une sortie pour la Ste-Barbe, début décembre. Les marcheurs de Ragnies ont en commun le goût de l'authenticité. Ils accordent un soin particulier à la vérité des uniformes. Ce sont des Grenadiers du 1er Empire, avec leurs longs tabliers, leurs pantalons de surtout et leurs petites guêtres, sous le pantalon.

Le groupe a aussi la particularité de ne pas compter d'officier. Ils n'en ont pas besoin pour marcher dans la discipline.

À Ragnies, ils ne sont que 25, mais ce sont de vrais passionnés, qui ont le souci de l'authenticité.

 

 

 

Les Zouaves de Malonne

Le lien entre la marche de Malonne et celle de Fosses est spécial. Au XVIIe s, l’abbé de Malonne partait déjà à Fosses pour les cérémonies religieuses, accompagné d’une escorte. Un jour où il avait énormément plu, des villageois malonnois avaient retiré leurs vêtements pour que le clergé puisse traverser un marais les pieds au sec. Depuis, les marcheurs malonnois ont le privilège de fermer la marche et surtout, de tirer le dernier coup de feu. Pour s’assurer que leur privilège est respecté, les marcheurs viennent, au pied de la collégiale, tirer une dernière salve au deuxième coup de minuit.

Refondée en 1970 par M. Marchal, la compagnie de zouaves compte une quarantaine de marcheurs, mais pour la septennale, ils seront soixante, avec une batterie, quelques sapeurs, le colonel, des cantinières, le porte-drapeau. Particularité : ils partent à pied de Malonne, à 3 h du matin, pour se rendre à Fosses.

À Malonne comme partout ailleurs, c'est au rythme de la batterie que les marcheurs défilent.