Spécial Saint-Feuillen

 

Mise à jour : 24/09/2005

 

 

 

L'ASSOCIATION DES MARCHES

Présentation

Le gardien des traditions

La plupart des marches sont membres de l'association des marches folkloriques de l'Entre-Sambre-et-Meuse. Presque un label.

L’association des marches folkloriques de l'Entre-Sambre-et-Meuse a été créée en 1960. Le but de ses fondateurs était de défendre et de promouvoir ce folklore original.

Au fil des ans, l'association des marches a gagné ses galons. La plupart des compagnies y sont aujourd'hui affiliées. Les plus grandes marches comme Gerpinnes, Walcourt, Thuin, Florennes ou Ham-sur-Heure en sont le: fers de lance.

L'association joue le rôle de gardien des traditions Elle promotionne les événements, mais veille aussi et surtout à préserver les marche de déviances possibles.

Des règles bien spécifiques sur la façon de se comporter durant le défilé, sur la raison d'être de la marche el sur la composition des rangs ont été édictées. Ce règlement régit l'entrée d'une nouvelle marche au sein de l'association, au terme d'une période de stage. Voilà qui offre un minimum de garanties... Ce qui n'empêche quand

même pas certains particularismes de s'exprimer, avec plus ou moins de bon goût. Certains défilés prennent parfois bien des libertés avec les règles. De fait, l'association n'est pas un censeur : elle se défend en effet de toute ingérence au sein des comités locaux, si ce n'est en offrant, chaque année, un trophée à la marche qui, à ses yeux, ale mieux incarné les valeurs de l'association.

Le travail de l'association semble payer, au fil des ans. La popularité des marches croit, sans cesse. Et le nombre de compagnies s'élève aussi. La très grande majorité mêle liesse populaire, ferveur, tradition et religion, dans un mélange détonnant et étonnant.

Un site et un musée

Pour mener à bien son travail de promotion, l'association dispose de trois outils remarquables.

Un musée d'abord. Installé dans un magnifique bâtiment mis à disposition par l'administration communale de Gerpinnes, le musée reprend des collections d'objets anciens et actuels ayant trait aux marches. Il possède une bibliothèque de manuscrits, articles, mémoires, livres, photos, films, vidéos. L'objectif du musée est de promouvoir l'étude et la diffusion des connaissances relatives à l'histoire des marches folkloriques.

Un site internet ensuite. Ce portail bien construit reprend l'historique des marches, les principaux événements de l'année, une présentation virtuelle du musée, ainsi que des marches qui ont adhéré à l'association.

Une revue, enfin. Elle s'appelle Le marcheur. Son dernier numéro est consacré à la septennale de Fosses, évidemment.

A la septennale, l'association des marches présentera une saperie, des batteries, ainsi que des drapeaux avec escorte de Biesme (Ste-Rolende) ; Biesme (St-Martin), Chastrès, Gougnies, Gourdinne, Laneffe, Loverval, Marcinelle, Mariembourg, Pontaury et Villers-deux-Eglises.

B.M.

www.amfesm.be

 

LES COMPAGNIES INVITÉES

La Saint-Roch à Châtelet

Relancée il y a 45 ans, la marche St-Roch à Châtelet a des racines bien plus anciennes. Les marcheurs exhibent un drapeau de 1867. Les marcheurs vénèrent St-Roch, dont une chapelle a été érigée au XVIIe siècle pour préserver de la peste. Le dimanche avant la Pentecôte, les Châtelettains ont l'occasion d'admirer un défilé de 700 marcheurs du Ier Empire, répartis en compagnies : Sapeurs et Tirailleurs, Grenadiers, Chasseurs, Vétérans, 33e Régiment d'élite, Dragons, Gendarmes, Artilleurs. La St-Roch abrite aussi une jeune compagnie, forte d'une centaine d'unités.

Châtelet participe à la septennale depuis 1963. Elle y déléguera une compagnie qui reprendra des effectifs parmi ses 9 compagnies.

La marche de Châtelet compte environ 800 marcheurs, ce qui la hisse dans le peloton de tête au nombre de marcheurs.

 

Les Zouaves de Franière

À Franière, on aime faire le zouave, mais on le fait sérieusement. La marche existait depuis longtemps. Des photographies de la septennale 1905 attestent de la présence de marcheurs franiérois à Fosses, à cette époque.

Comme pour beaucoup de marches, la guerre a mis un frein au folklore. Mais en 1974, une poignée de passionnés remettaient le couvert. Depuis, le week-end qui suit la St-Pierre, soit fin juin, début juillet, quelque 150 à 200 marcheurs escortent les saints Pierre et Paul depuis la chapelle jusqu'à l'église. La plupart des marcheurs sont des zouaves. Franière dispose aussi d'un rang de sapeurs. A Fosses, la marche comprendra une délégation de 35 hommes. Des sapeurs, une batterie et les inévitables zouaves.

À Franière, les Zouaves n'escortent pas un, mais bien deux saints : Pierre et Paul.

 

Les Turcos de Floreffe

Qui de Floreffe ou de Malonne peut se targuer d'avoir été le premier à participer à la septennale de Fosses ? A Floreffe, on pense tenir le bon bout. Au XVIe siècle, la procession était présidée par le père abbé de Floreffe. Sans doute était-il escorté, mais certainement pas par des Turcos. Cette compagnie est née en 1886. Ses origines sont politiques : l'uniforme bleu des tirailleurs algériens a été choisi, en référence aux couleurs du parti libéral.

La guerre de 14-18 allait porter un coup fatal à la compagnie. A l'arrivée des Allemands, les villageois brûlent les uniformes. La marche, dédiée à St-Roch, ne renaîtra qu'en 1970, à l'instigation du syndicat d'initiative. Dimanche, ils seront une quarantaine à défiler dans leur bel uniforme bleu.

L'uniforme des Turcos ne se trouve pas chez les louageurs. Les couturières du village sont souvent sollicitées.

 

Saint-Nicolas à Maison

La marche de Maison St-Gérard a été fondée en deux temps. En 1991, année des fontaines, pour l'inauguration de la fontaine, un groupe de sapeurs s'est constitué. L'année suivante, la première marche était mise sur pied en l'honneur du patron du village : saint Nicolas.

Particularité de cette marche ter Empire, elle compte beaucoup de chevaux - 20 à 25 hussards -. Originalité de la marche : les marcheurs effectuent une charge dans le « pré qu'on danse », situé au centre du village. On y voit évoluer les chevaux, tonner le canon... La marche compte 280 marcheurs.

A Fosses, Maison fera défiler ses hussards, un chariot avec deux chevaux de trait pour permettre aux enfants de s'asseoir. Suivront des sapeurs, un état-major, des grenadiers et des zouaves.

À Maison Saint Gérard, on aime faire parler la poudre.