Spécial Saint-Feuillen

 

Mise à jour : 24/09/2005

 

 

 

Saint-Remy de Névremont

Depuis 1977, la marche St-Remy déroule ses fastes chaque année, le 3e week-end de septembre.

La compagnie de Nèvremont est une des plus anciennes de la ville de Fosses. La médaille commémorative de la Saint-Feuillen du 29 septembre 1858, conservée à Nèvremont, atteste bien de la participation de la compagnie à cette sortie septennale.

Au siècle passé, dès 1858, et peut-être même avant, les marcheurs de Nèvremont présentaient une formation de grenadiers et une formation de zouaves.

La structure de la compagnie subsista de cette façon jusqu'à la dernière Saint-Feuillen d'avant la guerre 1940-45, soit en 1935. Après cette date, grenadiers et zouaves de Nèvremont n'ont pas honoré de leur présence les sorties de 1949 et de 1956.

Toutefois, sous l'impulsion de feu Georges Parmentier, un nouveau comité fut constitué et une nouvelle formation, mise sur pied pour la Saint-Feuillen du 29 septembre 1963, incorpora les rangs de la compagnie de Bambois.

En 1970 et 1977, Nèvremont participa, avec sa propre compagnie de grenadiers du premier empire, aux processions septennales.

Jusqu'en 1977, la compagnie ne sortait que tous les 7 ans, lors de la Saint-Feuillen.

Stimulé par le renouveau des marches de l'Entre-Sambre et Meuse, le comité décida, en septembre 1977, de sortir tous les ans pour accompagner une procession locale. En l'honneur de Saint-Remy. Pourquoi Saint-Remy ? Parce qu'il existait à Fosse, sous le hameau de Nèvremont, un petit ermitage justement dédié à saint Remy.

Nèvremont est l'une des plus anciennes compagnies de la région fossoise. On en parle dès 1858.

Sart-Eustache honore Saint Roch

On y marche depuis au moins 1830. Elle s'éteignit en 1910 pour renaître en 1980, passionnément.

C’est également l'une des plus anciennes unités de l'Entre-Sambre et Meuse. On ne parlait pas encore de marche Saint-Roch mais d'une compagnie de marcheurs qui était soutenue par MM. Amour et Paul de Bruges d'abord, par le baron Guillaume de Giey ensuite. Selon la tradition, le dimanche suivant la Saint-Feuillen, la compagnie, en grand uniforme, dînait au château du Sart, faisait le tour du village puis était reçue par tous les officiers.

Selon les archives, il existait des marcheurs au Sart en 1830. En cette année de révolution belge, elle aurait même été désignée par le conseil communal de Gerpinnes pour tirer une seconde décharge.

Le 3 mai 1859, 22 habitants de Sart-Eustache ont adressé une requête au gouverneur de la Province afin de pouvoir s'exercer au maniement des armes.

Il est attesté que les marcheurs du Sart ont participé aux Saint-Feuillen de 1886, 1893, 1900 et 1907.

La dernière sortie de l'ancienne marche remonte à l'année 1910. Cette année-là, les marcheurs du Sart ont revêtu leur uniforme pour témoigner leur joie au baron de Giey, déjà bourgmestre du Sart, conseiller provincial et élu au Sénat.

Dans son excellent ouvrage intitulé « Les processions et la marche militaire de la Saint-Feuillen à Fosses-la-Ville », Maurice Chapelle et Roger Angot regrettaient la disparition d'un des plus beaux fleurons.

C'était sans compter sur la détermination d'un habitant du Sart, André Poulain, qui entreprit de nombreuses recherches. En 1980, sous son impulsion de tambour-major, la marche ressuscitait. Elle a fêté, en août dernier, son 25e anniversaire.

P.W.

La marche de Sart-Eustache est au moins aussi vieille que la Belgique. On en parle déjà en 1830

Sart-Saint-Laurent

Depuis au moins 1851, les marcheurs de Sart-Saint-Laurent participent sans discontinuer à la septennale.

Dans les années 50, dans le but d'escorter la procession en l'honneur de Saint-Laurent, plusieurs tentatives de constituer une marche annuelle voient le jour. Mais sans succès malgré la présence dans les vieilles familles de Sart-Saint-Laurent de marcheurs pouvant justifier douze voire 13 participations à la septennale.

Ce n'est que depuis 1963 que la marche Saint-Laurent sort chez elle tous les 15 août pour honorer son saint patron.

Jules Goffaux relève le défi de ses aïeux et va assumer pendant plus de trente ans les fonctions d'adjudant et de président de la société.

De nous jours, la compagnie forte d'environ 130 hommes est formée de trois pelotons : les Sapeurs-Grenadiers de la Garde des Consuls, les Mousquetaires du Roy et les Zouaves.

Marie, la petite cantinière, pas peu fière de marcher avec son « chef de papa.

 

Saint-Pierre à Vitrival

C’est le 30 juin 1963 après 83 ans d'absence aux processions locales et 53 ans d'absence à la septennale Fossoise, que la compagnie St-Pierre renaît de ses cendres.

Avant cette renaissance, la marche Saint Pierre entourait les processions de Vitrival jusqu'en 1880.

En vue de la Saint Feuillen de 1914, une volonté de la restaurer se manifesta. Des marcheurs ont même escorté saint Pierre le dimanche 5 juillet 1914. Mais la guerre survint...

Quant à l'origine de la Marche à Vitrival, on retrouve des traces de marcheurs lors des processions de la St-Feuillen de 1751 à 1770.

C'est en 1907, au terme d'une St-Feuillen, que la compagnie fut dissoute.

Sans cela, la marche Saint- Pierre aurait fêté son 300e anniversaire en 2000. Elle sort chaque premier dimanche suivant la fête de la St-Pierre et Paul, le 29 juin.

À Vitrival, on a même marché en l'honneur de saint Pierre en 1914.

Le bataillon d'Austerlitz

LE 1er Bataillon d'Austerlitz a été fondé par Franz Hennaut (qui vit aujourd'hui dans le sud de la France) et ce avec l'enthousiaste collaboration de marcheurs de Vitrival, de Jumet, Pont-de-Loup, Châtelet, Mettet, Devant-les-Bois, Biesmerée, Soignies, Gosselies, Auvelais...

Austerlitz a donné son nom à une bataille dite des 3 empereurs, qui a eu eut lieu en 1805 et qui mit en présence les Russes, les Autrichiens et les Français.

Le bataillon d'Austerlitz est composé de grenadiers.

Depuis novembre 1978, quelques amis, fervents marcheurs napoléoniens, se rendent chaque année en pèlerinage, à Austerlitz, en Tchéquie, pour célébrer l'anniversaire de la victoire de l'Empereur Napoléon 1er. Cette année, ce sera leur 28e voyage.

Austerlitz est appelée bataille des trois empereurs. Les Français, les Russes et les Autrichiens s'y sont battus.