Trimestre 3

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10240 processeurs pour combler deux trous

L'agence spatiale des Etats-Unis vient de réussir la plus grande simulation astrophysique jamais réalisée. Les chercheurs du Goddard Space Flight Center ont enfin pu calculer les ondes gravitationnelles produites par la collision de deux trous noirs. La densité de ces corps célestes, dont on sait bien peu de choses, est telle que la lumière elle-même ne peut s’en échapper, d’où leur nom.

Simulation    Cliquer sur l’image pour visualiser l’animation. Credit:Henze, NASA

Dans sa théorie de la relativité générale, Einstein a défini les équations permettant de réaliser de tels calculs mais elles sont d’une telle complexité que toutes les simulations réalisées jusqu’à présent pour les exploiter ont fait « planter » les calculateurs utilisés.

La Nasa a donc décidé de mettre le paquet en faisant appel à un super ordinateur Columbia dont les caractéristiques techniques laissent rêveur tout utilisateur de PC ou de Mac. Jugez vous-mêmes, mais ne vous trompez pas en lisant nos chiffres !

La machine était composée de 20 grappes de supercalculateurs SGI Altix 3700 comprenant chacun 512 processeurs Intel Itanium 2, soit un total de 10 240 processeurs fonctionnant en parallèle. Leur fréquence d’horloge n’était que de 1,5 GHz mais ils étaient associés à 1 téraoctet de mémoire partagée (rappel : 1 tera = 1024 giga) avec un total de 20 téraoctets de mémoire globale.

Le stockage sur disque dur n’était bien sûr pas en reste puisqu’il était de type RAID avec 440 téraoctets accessibles immédiatement en ligne grâce à des interfaces de type fiber channel ; la capacité d’archivage totale étant quant à elle de 10 petaoctets (rappel : 1 peta = 1024 téra) !

Tout ça pour quoi, nous direz-vous ? D’après les scientifiques qui ont conduit cette simulation il s'agit d'établir les bases théoriques qui permettront d’explorer l’univers sous un angle totalement nouveau. Quant aux béotiens que nous sommes, ils peuvent se contenter de découvrir les beaux graphiques animés et en couleur.

 

Même les balles de golf deviennent intelligentes...

Au dernier Salon de Hanovre, des balles de golf équipées d'un capteur d'accélération montrent qu'un microsystème résiste intégré aux frappes les plus sauvages.

Balle de Golf intelligente !
Puce "intégrée"

Comme nous le confirment les caractéristiques techniques des disques durs portables capables, dit-on, de supporter une chute d'un mètre, la solidité des composants électroniques miniaturisés est en constante amélioration.
Si le célèbre institut de recherche Fraunhofer s'intéresse à présent aux balles de golf, ce n'est pas pour faire gagner des places à ses joueurs dans le classement des compétitions de golf. La balle de golf intelligente de l'Institut für Zuverlässigkeit und Mikrointegration est pour ce département un prétexte comme un autre pour se consacrer à sa mission qui est l'étude de la fiabilité de la micro-intégration. Car dans cette balle de golf se trouve bel et bien un microsystème autonome constitué d'un capteur d'accélération, d'un ensemble de traitement des données, d'un module radio et d'une alimentation!

Le microsystème mesure l'accélération de la balle de golf et envoie cette information une fois par seconde, dans la bande de 2,4 GHz, en direction par exemple d'un assistant numérique (PDA) ou d'un ordinateur portable. La portée de l'émetteur n'est que de l'ordre de 5 mètres, ce qui pour l'instant compromet l'utilisation de ce type de balle hors du contexte expérimental. Pour en tirer parti en pratique, il faudrait truffer le parcours de centaines de récepteurs-relais.
Pour que la consommation d'énergie de la balle de golf soit réduite au maximum, le dispositif intégré n'est activé par radio que juste avant la frappe, et désactivé un peu plus tard. De sorte qu'il est possible de suivre environ 200 frappes avec une seule charge. Le poids de cette balle est de l'ordre de 48 g. En dehors du labo, son utilisation est d'ores et déjà envisageable à l'entraînement, pour le perfectionnement du joueur à qui elle permet une analyse beaucoup plus fine des différentes techniques de frappe de balle, grâce à l'information sur les accélérations produites.
www.pb.izm.fhg.de

Il existe aussi des balles de golf à télécommandes, mais c'est une autre histoire...

 

Un virus qui se met à jour automatiquement : ce n'est pas une blague, c'est Bagle

Un chic type ce Bagle ! Plus besoin de se soucier de la date de mise à jour de l'anti-virus, puisque ce virus aura toujours une longueur d'avance.

Si vous tenez à ce que votre PC soit équipé des logiciels de la dernière mode, procurez-vous sans tarder Bagle, le premier virus qui se mette à jour tout seul. Démarrée en janvier 2004, la campagne de nuisance maximale orchestrée par le ver Bagle a connu plusieurs rebondissements, en témoignent les quelques extensions et noms d'oiseaux dont on l'a déjà décoré. À l'origine, il s'agit d'une peste qui arrive par courrier électronique, se délecte des listes d'adresses présentes à foison dans la célèbre littérature en chaîne, histoires humoristiques et autres sensations que chacun connaît, pour se dupliquer dans l'espoir de rencontrer d'autres victimes. Comme de coutume, les courriels de dispersion sont accompagnés d'un petit fichier exécutable qu'il suffit de lancer pour se retrouver profondément ... infecté.

La firme finlandaise de sécurité informatique F-Secure a indiqué qu'à l'insu de leurs propriétaires, certains ordinateurs contaminés avaient téléchargé dans la nuit de dimanche une mise à jour du ver. Mikko Hypponen, responsable de la recherche chez F-Secure, a expliqué à l'agence de presse IDG News Service que les pirates derrière Bagle sont parvenus à installer de nouveaux outils de pollupostage (spamming) sur la plupart des ordinateurs initialement contaminés par Bagle, à l'instar des mises à jour Windows publiées par Microsoft. Ces nouveaux outils permettent aux pirates de se servir des ordinateurs contaminés pour envoyer encore plus de pourriels, contaminant ainsi davantage d'ordinateurs.

Dimanche soir, Bagle est allé télécharger sa mise à jour sur un site Web slovaque appartenant à une entreprise de vente immobilière. F-Secure a toutefois indiqué que les propriétaires de cette compagnie n'étaient probablement même pas au courant que leur site Internet servait de repère pour la mise à jour du virus. Quelques heures plus tard, c'était au tour d'un site francophone des États-Unis de prêter refuge à la mise à jour de Bagle. F-Secure a contacté le fournisseur Internet de ce site, mais aucune correction n'a pour le moment été apportée.

Nous voilà rassurés. À ce rythme là, il ne sera bientôt plus nécessaire de se promener le nez en l'air sur internet, légers et court vêtus, à l'instar de Perrette, pour se ramasser, dans nos machines, les pires saletés de l'univers cybernétique puisqu'elles arrivent toutes seules pendant la nuit.

Google vous voit, Google sait tout, même où vous êtes (à 30 m près)

"Comme vous avez de grands yeux !"
"C'est pour mieux te voir, mon enfant" répond Google avec son projet d'équiper San Fransisco d'un accès gratuit et sans fil à Internet.

En octobre 2005, Google remportait l'appel d'offre lancé par la mairie de San Fransisco pour couvrir la ville par un réseau sans fil. Jusque là, tout va bien. L'argument principal qui a déterminé le succès de la société de Moutain View par rapport à ses concurrentes fut sans doute la gratuité du système, tant pour les autorités que pour les utilisateurs. Comme elle en a l'habitude, Google s'est organisée pour financer toute l'opération par la seule publicité. Or c'est bien là que le bât blesse car pour cibler au mieux la publicité qui arrive sur les écrans des utilisateurs, Google, en association avec EarthLink, récupère les données géographiques de toutes ses connexions. Ainsi, celui qui navigue avec son portable dans un parc public recevra une annonce pour un bar situé au coin de la rue, à quelques mètres de là.

Les défenseurs de la vie privée s'inquiètent de l'usage réservé aux données ainsi récoltées avec une précision d'une trentaine de mètres. La compagnie affirme qu'elle conserverait ces données pendant environ 200 jours avant de les supprimer, dans le but de «maintenir le réseau Wi-Fi Google et de fournir le meilleur service possible». Certains craignent toutefois que les données de Google ne deviennent une mine d'informations pour les autorités.
«Un tel trésor d'informations est forcément très convoité et pose la préoccupante question de sa protection contre les intrusions.» a déclaré Kurt Opsahl, un avocat de la Electronic Frontier Foundation, au SF Gate.

Pour accéder au réseau sans fil de Google, les utilisateurs devront d'abord s'identifier au moyen de leur compte Google. Les défenseurs du droit à la vie privée affirment qu'il deviendra possible de suivre la navigation d'un internaute et sa localisation géographique. Ils craignent que les autorités cherchent par la suite à obtenir ces informations, un peu comme l'a fait récemment le département américain de la Justice pour tenter d'obtenir les requêtes des utilisateurs de Google.
Google n'a pas jugé opportun de réagir aux craintes de ces groupes.

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