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Le terme d’écosphère fut créé par L.C. Cole en 1958 pour désigner la partie de la planète qui renferme l’ensemble des êtres vivants et leur environnement immédiat, dont les propriétés physico-chimiques créent les conditions favorables à la vie à la surface de la terre.
Le terme de biosphère, parfois confondu, à tort, avec celui d’écosphère, désigne en réalité la région de la planète constituée par l’ensemble des écosystèmes, où la vie est donc possible en permanence. La biosphère englobe l’Océan primordial, qui représente l’essentiel de l’hydrosphère, les basses couches de l’atmosphère, ainsi que la mince pellicule superficielle des continents émergés, couvertes par les sols, que l’on dénomme pédosphère par analogie à l’hydrosphère.
L’écosphère est plus étendue au niveau de chacun de ces compartiments physiques. Elle inclut l’atmosphère depuis sa limite supérieure extrême jusqu’à la surface du sol, l’hydrosphère -y compris les calottes glaciaires polaires- et les premiers kilomètres de la lithosphère, en particulier la totalité des roches sédimentaires. Dans ce cadre, la biosphère représente en réalité un sous-ensemble de l’écosphère dont elle constitue la partie la plus centrale.
L’évolution de l’écosphère est caractérisée par un processus de biologisation des milieux physiques. Les êtres vivants, par leur action continue dans la biosphère pendant plusieurs milliards d’années, ont bouleversé peu à peu les conditions physico-chimiques initiales à un rythme qui s’est accéléré dès le début de l’époque protérozoïque, voilà 2,5 milliards d’années et ensuite au cours de l’ère primaire.
L’écosphère n’apparaît pas sur le plan fonctionnel comme un système statique, mais en équilibre dynamique et douée d’homéostasie, c’est à dire de capacité d’autorégulation, d’où son évolution et sa complexification au cours des âges.
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