Catéchisme impérial
: En 1806, Napoléon impose un catéchisme unique, le catéchisme
impérial. Il comportait un très long développement
sur les devoirs envers l’empereur, le service militaire et l’impôt.
Ce catéchisme impérial, imposé malgré les
résistances, ne survécut pas au régime. (Paul Christophe,
Vocabulaire historique de culture chrétienne, Desclée, Paris,
1991)
Constitution civile du
clergé : Nouveau statut de l’Eglise de France,
voté par l’Assemblée constituante, le 12 juillet 1790,
annulant le concordat de 1516. Elle est appelée « civile
» parce que les députés prétendaient ne toucher
au statut des clercs (séminaristes et prêtres) que par rapport
à leur état de « citoyens », ce que contestaient
les opposants.
Elle réorganise l’administration de l’Eglise : 83 diocèses
(un par département), décide l’élection des
évêques et des curés par les assemblées électorales
de la circonscription où ils exercent leur ministère, prévoit
de leur verser un traitement en compensation de la nationalisation des
biens du clergé. Le pape ne sera plus qu’informé des
nominations. L’obligation de prêter serment à cette
Constitution entraîne un schisme, c.-à-d. une séparation,
entre les prêtres réfractaires et les jureurs. (Paul Christophe,
Vocabulaire historique de culture chrétienne, Desclée, Paris,
1991)
Jureur ou assermenté
: Prêtre ou évêque qui a prêté serment
à la Constitution civile du clergé. Terme utilisé
aussi pour désigner le prêtre qui a prêté un
autre serment de la Révolution : Liberté – Egalité
(1792), soumission aux lois de la République (1795), haine à
la royauté et à l’anarchie (1797).
(Paul Christophe, Vocabulaire historique de culture chrétienne,
Desclée, Paris, 1991)
Mission
: Evangélisation d’une paroisse ou d’un diocèse
par un groupe de prêtres. Généralement, une mission
paroissiale se déroule pendant un ou deux mois. Elle comporte des
enseignements et une forte proposition de retour aux sacrements.
Pères de la Foi
: La Compagnie de Jésus, depuis sa suppression en juin 1773, n’avait
cessé d’exciter les regrets du clergé et des hommes
sincèrement attachés à la religion. De jeunes ecclésiastiques,
que la Révolution avait forcés de fuir en Belgique en juillet
1791, avaient conçu le projet de faire revivre l’ordre des
Jésuites, sous un autre nom, la Société du Sacré-Cœur
de Jésus. Avec quelques autres, dont Joseph Varin, ils se mirent
à l’étude des Constitutions de St Ignace. Ils durent
fuir en Allemagne. Le Père Varin, ordonné le 12 mars 1796,
fut élu supérieur du groupe. Entretemps, une autre société
s’était formée à Rome sous l’autorité
de Nicolas Paccarini. Pour répondre au souhait du pape Pie VI,
les deux sociétés se réunirent sous le nom de «
Pères de la Foi ». En 1800, les Pères vinrent en France.
Ils établirent des collèges à Lyon, Amiens, Belley
et Roanne ; ils prêchèrent des missions à Tours, Amiens,
St-Valery-sur-Somme et Abbeville. En 1804, le père Varin se sépara
de Paccarini. Les Pères de la Foi ouvrirent des petits séminaires
et des collèges et prêchèrent de grandes missions.
Leur succès ralluma la haine du parti anti-religieux et l’ordre
de dissolution fut donné en novembre 1807.
Lorsqu’en 1814, la Compagnie de Jésus fut rétablie,
presque tous les Pères de la Foi y furent admis. (Vie de Julie
Billiart par sa première compagne Françoise Blin de Bourdon,
pp.358 à 360)