Figo van de Brindlehoeve (27/11/2006 - 16/09/2012)

Il y a des phrases que l'on aimerait ne pas avoir à écrire. Utiliser l'imparfait pour parler d'un des nôtres signifie qu'il manque quelqu'un à l'appel. Et c'est bien de cela qu'il s'agit. Ce dimanche 16 septembre 2012, dans la fraîcheur du matin, nous avons pris cette décision; celle qui allait abréger tes souffrances.

Quinze jours à peine auparavant, tu avais été hospitalisé suite à ce qui ressemblait à une forme de paralysie et à des douleurs importantes. Après t'avoir soulagé, nous avons compris que seuls les médicaments ne te guériraient pas. Nous avons donc fait réaliser ce scanner en croisant les doigts.

Le premier diagnostic faisait état d'une hernie cervicale. Sans l'ombre d'une hésitation, nous avons opté pour l'opération. Nous avions été prévenus que la revalidation serait longue mais, qu'à cela ne tienne, nous étions prêts à tout pour t'aider. A peine sorti du bloc opératoire, le chirurgien nous a appelé. L'intervention s'était bien déroulée mais... il y avait un "mais". Cela ne ressemblait pas à une hernie, peut-être, sûrement, à une tumeur. Une semaine d'attente, une longue semaine à attendre une confirmation, en priant tous les saints pour que ce chirurgien, en qui nous avions entière confiance se soit trompé. Si juste une fois, il avait commis une erreur.

Une semaine plus tard, le diagnostic est tombé: lourd, froid, terrible... Il s'agissait bien d'une tumeur. Effondrés, il nous restait un seul souhait: te ramener à la maison, chez toi, près de nous, auprès des tiens, canins et humains.

Samedi, nous sommes allés te chercher, tu ne marchais pas mais tu semblais heureux sur ta civière. Tu as humé l'air et extérieur et tu t'es agité en voyant la voiture. Tu avais compris, tu rentrais enfin chez toi. Nous avons passé cette belle journée ensemble, en espérant jusqu'au bout que les exercices et notre motivation suffiraient à te faire marcher, que peut-être, la radiothérapie pourrait te prolonger.

Les heures ont passé mais ton état ne s'est pas amélioré. Dimanche au réveil, nous avons constaté que tu étais paralysé. Seuls tes yeux pouvaient encore bouger, pour nous implorer de tout cesser. Alors nous avons décidé et nous avons fait la seule, la dernière chose que nous pouvions faire pour t'aider.

Au revoir mon ami, au revoir Figo, longtemps encore tu hanteras nos nuits. Ta place est maintenant dans nos coeurs et jamais nous ne t'oublierons.

Barbara, Marc, Thomas et Nicolas