Création

Historique

Enfant, j'admirais le train Märklin de mon ami qui tournait en rond. J'entendais aussi, régulièrement, la chanson enfantine du petit train qui s'en va dans la campagne. Je me rappelle également d'un dessin animé où l'on voiyait un train serpentant dans les montagnes.

Au moment de la Saint Nicolas, lorsque je me rendais en ville avec mes parents. Je tombais en admiration devant les réseaux de démonstration du "Grand Bazar" de Liège ainsi que devant une petite vitrine de la rue Neuvice où en appuyant sur un bouton extérieur un train se mettait à tourner dans la vitrine.

J'habitais chez mes parents, une rue jouxtant la ligne de chemin de fer 125.Cette ligne longe la vallée de la Meuse. A cette époque des trains à vapeur passaient très régulièrement. Ils s'arrêtaient fréquemment devant notre immeuble, respectant un sémaphore. Un passage à niveau pour piéton traversait les voies non loin de chez nous. Une odeur de charbon brûlé, de soufre et d'huile m'a laissé ces souvenirs d'antant lorsque les convois franchissaient ce passage à niveau..

Je rêvais tant d'avoir "mon petit train". Quand je l'ai demandé, mon père m'a répondu, peut être pas en ces termes mais c'est ainsi que je le ressens encore. "C'est con un train, ça tourne en rond".

Ben oui..., que dire ? Il avait ajouté, je préfère t'acheter un scalextric. Au moins tu pourras t'amuser à faire des courses... On se demande pourquoi, il y a actuellement des chauffards ? Et bien voilà, c'est de la faute des parents. (Je rigole là) Ainsi je me suis contenté de "mes petites voitures".

Dans le fond de mon être, je rêvais encore de trains. Les priorités de la vie étant ce qu'elles sont je me suis fixé l'objectif de réaliser mon rêve lorsque j'aurai moins d'obligations et plus de temps. Je fixai ainsi le début de la réalisation de mon rêve, le jour de ma retraite professionnelle.

Au jour et heure de ma cessation d'activité professionnelle le 01-07-2007, j'ai commencé mes premiers achats car les projets et plans avaient pu se réaliser avant la date de la retraite.

. Le réseau voyait enfin le jour

Le lieu

Il fallait une pièce pour accueillir le réseau. Je devais la partager avec mon épouse qui possède une machine à tricoter. Une chambre inoccupée pouvait faire l'affaire.

Cette chambre avait été isolée phoniquement à cause des nuisances de voisinage avant d'être finalement évacuée vers un

agrandissement de la maison. Elle n'avait jamais été véritablement aménagée. Elle devait être totalement rénovée.

Ainsi, il fallu arracher l'isolant collé avec un produit particulièrement tenace. Les murs et plafonds étaient fissurés, le bâtiment reposant sur un terrain minier. Il fallait colle-mater tout cela.

Qui dit train électrique, dit prises de courant. Elles ont été prévues non loin d'où se trouveraient les alimentations.

Ensuite l'aménagement s'est terminé par les peintures, tapissage et pose d'un parquet.

Enfin les lieux étaient prêts.

Choix d'échelle et de système

Connaissant les dimensions disponibles pour le réseau, un L de 3 m x 3 m, il me fallait aussi respecter une profondeur que j'ai pu estimer par ma longueur des bras à 85 cm car il fallait pouvoir intervenir sur les parties proches des murs, faute de pouvoir tourner autour du réseau.

L'échelle N m'aurait permis de réaliser un réseau bien plus réaliste avec des voies plus courbées et des rayons plus larges. Mais cette échelle m'effrayait quelque peu par la taille des véhicules. Portant déjà des lunettes, j'avais peur de ne pas y retrouver les détails et que mes doigts ne puissent manipuler avec facilité les sujets.

Ainsi j'ai opté pour l'échelle HO. Evidemment les rayons des courbes devenaient plus serrés. Et les courbures dans les gares se rigidifiaient en lignes droites. La réalité offre des voies suivant les courbes de la nature. Il suffit de regarder autour de soi pour voir que les lignes de chemin de fer serpentent dans les vallées.

J'ai dû opté pour un compromis pour concentrer le scénario que je voulais représenter dans la place disponible.

Il est évident que je devais oublier les longs convois qui serpentent dans nos vallées et même les lignes à deux voies.

Ainsi mon réseau s'orientait vers un réseau de manoeuvres. Je songeais à mes souvenirs d'enfance, le cadre qui m'entoura, la sidérurgie, les mines de charbons. J'avais trouvé le thème. Une usine devait voir le jour et pour la faire fonctionner des ouvriers devaient y venir travailler en descendant du train dans une gare voyageurs.

Je ne voulais pas voir tourner un train en rond. Vraisemblablement à cause de l'argument que mon père m'avait évoqué à l'époque de mon enfance. Le train devait partir vers une destination pour en revenir plus tard dans la journée. D'autres trains devaient également voyager.

En me documentant, j'opta pour la réalisation d'une gare cachée, donc un niveau sous le réseau visible. Le trains circulant vers leur destination devaient y rester stocké un moment avant de revenir. Ils devaient en plus revenir en empruntant le chemin initial et non pas par l'autre côté de la gare voyageurs comme s'il avait tourné en rond. Une boucle de retournement était nécessaire.

Oui d'accord une boucle, mais cela veut dire aussi qu'en courant continu, le rail de gauche avec sa polarité va rejoindre le rail de droite qui a une autre polarité et inversement. Je me retrouvais avec un court-circuit. Il existe évidemment des solutions sinon le modélisme CC, 2R (courant continu, 2 rails) n'existerait pas.

Un peu fainéant, ne voulant pas me lancer dans trop de technique, j'ai choisi une formule moins réaliste mais qui m'apportait la solution, le système CA, 3R (courant alternatif - 3 rails). Les voies Märklin m'offraient la solution. Fort heureusement Märklin n'est pas la seule marque à proposer des véhicules de traction 3R. Je ne m'enfermais pas ainsi dans le système propriétaire de Märklin.

Depuis mes jeunes années les systèmes avaient évolués. Ils ne faut plus 36 transformateurs selon le nombres de sections du réseau. L'informatique a apporté sa part de solutions dans le ferromodélisme. La digitalisation des machines et même des éléments du réseau facilite grandement les manipulations.

MAIS, pour moi, débutant, je ne me sentais pas de taille à placer une multitude de détections, les décodeurs d'aiguillages de feux allaient encore mettre à mal mon budget.

Ainsi, je me contentais d'une station centrale de commande et de deux stations mobiles. Les commandes des accessoires (aiguillages et feux se feraient manuellement à l'aide d'un TCO (tableau de commande optique).

Vues aériennes