nicolasmartin
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Echevin du Développement économique, de l’Urbanisme, du Tourisme, de l’Agriculture et du Logement de la Ville de Mons

Humeur

Quand les Ecolos défendent l’indéfendable…

En juillet, la police de Mons a constaté un nombre anormalement élevé de bagarres dans certains quartiers du centre-ville montois, du fait de bandes organisées de jeunes, souvent issus de communes ou régions avoisinantes. Face à cette situation, afin de stopper le problème, le Bourgmestre de Mons a pris une ordonnance de police visant à renforcer les prérogatives de la police en matière de contrôle des citoyens qui circulent dans ces quartiers. Cette ordonnance prévoit en outre que ce contrôle renforcé aura lieu dans des quartiers ciblés et de manière limitée dans le temps.

Celles et ceux qui n’ont rien à se reprocher n’ont donc rien à craindre.

Cette mesure qui tombe sous le bon sens vient d’être remise en question par le parti Ecolo, qui dans un communiqué dit s’inquiéter des discriminations d’une telle mesure, notamment en ce qui concerne les risques liés au délit de faciès et estime que la véritable réponse à ces problèmes est la prévention.

Ce communiqué me laisse pantois !

Une fois de plus, le parti Ecolo démontre qu’il vit dans une bulle, coupée de la réalité des gens. Si on lit le communiqué des Verts, il faut comprendre que les bagarres sont dues à la condition sociale des délinquants et que c’est excusable. Je ne suis pas du tout d’accord avec cette manière de voir les choses : rien n’excuse la violence, pas même une situation sociale difficile.

Par ailleurs, je trouve qu’utiliser le prétexte du délit de faciès, et ce à des fins électoralistes, est déplacé, tant il fait un mauvais procès d’intention aux policiers de la zone de Mons-Quévy.

De plus, les écologistes réclament un dialogue avec les jeunes concernés. Mais de qui parle-t-on ? Le syndicat des bagarreurs et agresseurs n’existe pas ! Les citoyens montois ont le droit de vivre dans la sécurité, et il faut permettre à la police de faire son travail correctement. La simple présence policière constitue déjà un moyen de prévention en soi.

Qui plus est, les écolos demandent plus de policiers en rue et moins dans les bureaux. C’est bien dit mais les communes ne sont pas compétentes en la matière puisque les charges administratives sont imposées par le fédéral et, quelque soit le Bourgmestre en place, cette charge administrative que tous les élus de terrain dénoncent ne s’amoindrirait pas… la situation n’est d’ailleurs pas différente dans les communes où Ecolo est au pouvoir : il suffit de penser aux contrôles systématiques effectués par la police de Namur auprès des étudiants présents dans les rues de la capitale wallonne à la fin des examens de juin.

Je trouve que le parti Ecolo tombe ici dans l’excès et il me donne l’impression d’être composé d’intellectuels en chambre qui ne connaissent pas les réalités de terrain et qui placent leurs dogmes avant la sécurité des gens, ce qui est regrettable. Je ne suis certainement pas favorable à un Etat policier, ni à une politique répressive, mais il me semble que permettre à la police locale de contrôler des personnes susceptibles de troubler l’ordre public dans une période et dans des quartiers où les bagarres se sont multipliées ces derniers temps relève du bon sens le plus évident.


 

Nicolas Martin, 11/08/2008


 
 
Page imprimée sur www.nicolasmartin.be, le site personnel de Nicolas MARTIN
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