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> La vaccination du chien

> Les vermifuges

> La métrite et le pyomètre

> La prostatite

> La toux des chenils

> L'échinococcose

 

la vaccination du chien

Les principales vaccinations du chiens sont:
La maladie de carré
La parvovirose canine
L'hépatite à adénovirus
La leptospirose
La rage
La toux des chenils

La pré-vaccination: elle s'administre entre la sixième et la huitième semaine suivant les protocoles. Elle n'est pas considérée comme une vaccination à cause de l'interférence immunitaire du aux anticorps maternels reçu à la naissance. On vaccine la plupart du temps contre la maladie de carré et la parvovirose.

La vaccination: doit être réalisée à partir de la douzième semaine de vie ; une vaccination complète carré, parvovirose, hépatite et leptospirose est effectuée ; un rappel de leptospirose est effectué à 14 ou 16 semaines suivant le protocole du vétérinaire. Un rappel de vaccin annuel est ensuite effectué ; le protocole annuel peut différer d'un vétérinaire à l'autre.

La toux des chenils: est demandée la plupart du temps pour placer l'animal en pension ; il doit être pratiqué au moins quinze jours avant le placement.

La rage: la rage est une maladie à déclaration obligatoire et fait l'objet de mesures légales en communauté européenne. Le vaccin rage est pratiqué à l'âge de 16 semaine et prend vigueur légalement 1 mois plus tard. En Belgique, ce vaccin est obligatoire au sud du sillon Sambre et Meuse ; sa durée de validité est en générale de trois ans (tout dépend du type de vaccin utilisé)
Les chiens qui quittent le pays sont soumis aux obligations du territoire d'accueil. Il convient au propriétaire du chien de vérifier les obligations légales.

 

les vermifuges

Le mot vermifuge regroupe un ensemble de substances capable de tuer les vers intestinaux (ou respiratoires dans certaines espèces). La plupart des vermifuges bloquent les fonctions nerveuses des vers.

Les bases d'un vermifuges sont relativement spécifiques à un type de vers précis. Toutes les molécules ne tuent pas tout les vers. Par exemple, les vermifuges à base d'ivermectines tuent les vers ronds, ceux à base de praziquantel tuent les vers plats ; les molécules à base de fenbendazole tuent les rond en une seule administration et la plupart des vers plats sur un traitement de plusieurs jours (minimum 3).

La plupart des vermifuges (spécialement les produits oraux) n'ont pas d'effets rémanents, autrement dit, vous donnez le vermifuge et en maximum 48h, celui-ci n'a plus d'effet dans l'organisme de l'animal. En outre, pas mal de substances n'agissent uniquement que sur les formes adultes du vers et dans une faible mesure, sur les formes immatures. Il faut donc répéter le traitement.

En théorie, il ne faudrait traiter qu'en présence de vers (vu la faible rémanence des vermifuge) En pratique, on traitera les animaux une fois par mois jusqu'à l'âge de six mois. Puis selon le risque de contamination : tous les six mois pour les animaux d'appartement, tous les trois mois en moyenne pour les animaux fréquentant les bois et les campagnes et jusqu'à une fois par mois pour les animaux très a risque tel les chien de ferme ou les chiens de chasse. Il ne s'agit ici que de moyennes qui seront adaptées au "cas par cas".

 

la métrite et le pyomètre

La métrite est une infection de l'utérus de la chienne; on parle de pyomètre lorsque l'infection s'accompagne d'une collection de pu dans la matrice.

Cette infection est hélas fréquente, les risques sont aggravés en cas d'utilisation de contraceptifs hormonaux pour empêcher les chaleurs de la chienne. La période post chaleur est aussi un moment a risque pour ce type d'infection.

Dans les cas les plus simples, la chienne présente de la température, une diminution d'appétit et l'écoulement de pu au niveau de la vulve. Dans les cas les plus vicieux; le pu reste collecté en un pyomètre sans symptômes extérieurs apparent. Cette dernière forme est la plus dangereuse car la matrice relâche alors des toxines (des immun complexes) qui détruisent les reins, entraînant à terme une insuffisance rénale.

Le chien maigrit fortement, vomit, présente parfois des pics de température et à la prise de sang, ses globules blancs augmentent fortement.

Le meilleur traitement consiste en l'ablation de la matrice utérine car d'expérience, le simple traitement aux antibiotiques ne stérilise jamais complètement l'utérus. Une fois les risques opératoires passés (qui dépendent de l'état général du chien), le chien récupère en général très bien.

 

la prostatite

La prostatite est une inflammation de la prostate, glande sexuelle du chien mâle.

Cette glande est sous l'influence des hormones mâles, notamment la testostérone, elle secrète en autre le liquide réceptacle des spermatozoïde ainsi que nombre de substances nutritives du sperme. Avec le temps, elle a tendance à s'hyperplasier, a gonfler et a devenir le réceptacle de bactérie.

Le chien présente alors des difficultés d'uriner, des pertes de sang au niveau de la verge et, dans les cas très avancés, des troubles de défécation (constipation avec crises de diarrhée)

Le traitement consiste en l'utilisation durant trois à quatre semaines d'antibiotiques spécifiques traversant la paroi prostatique et de traitement hormonaux visant a réduire l'effet de la testostérone. Les récidives sont hélas fréquentes et il faut parfois castrer le chien pour éliminer définitivement tout effet hormonal.

 

la toux des chenils

La toux des chenils est un complexe de maladies différente qui s'attaque au système respiratoire du chien. Ils s'agit de virus (ex: adénovirus canin, virus para influenza du chien) et bactériennes (Bordetella bronchiseptica, mais aussi de nombreuses autres espèces) qui détruisent et irritent la muqueuse respiratoire entraînant de fortes quintes de toux. Sans traitement, la maladie risque de dégénérer vers une pneumonie ou vers une maladie chronique.

C'est une maladie de concentration. Il n'est pas rare que les chiots nouvellement acheté ou les animaux non vaccinés revenant de chenil de vacance soient atteints. Le chien présente de fortes quintes de toux, parfois l'animal s'étrangle et la toux ressemble à des vomissements, le vétérinaire posera le diagnostique et exclura une éventuelle pathologie cardiaque.

Le traitement curatif sera antibiotique et anti-inflammatoire. Il faut parfois du temps au chien pour éliminer la composante virale et voir sa toux diminuer.

Il existe sur le marché des vaccins contre les valences les plus courantes de la toux des chenil, ce vaccin n'est en général pas pratiqué de routine mais peut bien entendu être appliqué à la demande du propriétaire (rappel 1 x par an) ; la plupart des chenils et des expositions canines demandent ce vaccin.

-> parlez en à votre vétérinaire.

 

l'échinococcose

L'échinocoque est un vers gastrique du chien dangereux pour l'être humain. L'hôte principal de ce parasite est le renard mais le chien (et en moindre mesure le chat) peuvent être porteur alternatif en mangeant les mêmes rongeurs que lui.

Le ver fonctionne sur un mode hôte définitif – hôte intermédiaire ; dans l'hôte définitif (chien, renard, chat) le ver se multiplie sans faire le moindre mal à son porteur (si ce n'est une légère colite) par contre le parasite s'insinue dans un hôte intermédiaire qu'il contamine via des matière fécales souillée d'œufs. A l'intérieur, il migre dans le foie et provoque la formation d'une cirrhose.

Les hôtes intermédiaires normaux du parasite sont la plupart du temps des petits rongeurs et des lagomorphes (lièvre – lapin) mais l'homme peut par accident être contaminé et développer les mêmes symptômes.

L'homme se protège en nettoyant finement les aliments qui peuvent être en contact avec des matière fécales de renard (baie des bois, légumes du potager visités par des renards). De préférence, il faut cuire ces aliments.

Les chiens fréquentant souvent les bois, spécialement les chiens de chasse, doivent être vermifugés au minimum une fois par mois avec un vermifuge spécifique à base de praziquantel.