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Saroléa, actif dans le domaine militaire sportif

En annexe, quelques lignes sur la vie et la carrière sportive d’un des plus importants pilotes d’usine de Saroléa, Robert GRÉGOIRE.

A Aywaille, mon grand-père Edouard Grégoire exploitait un petit atelier où il fabriquait et motorisait des vélos. Avant la première guerre, il vendait des motos SAROLEA. Dans cette ambiance baignée de mécanique, naquit, le 30 mai 1903, Robert, l'aîné de 7 frères et sœurs.

La moto le fascinait et après des études techniques, il se plongea jusqu'au cou dans l'atelier paternel. De plus, chez Saroléa, la compétition était à l'honneur ce qui tentait le jeune Robert.

En 1924, il fit des débuts prometteurs en France en remportant le circuit des Vosges. En 1926, sur une moto préparée au garage d'Aywaille, il gagne « la Coupe de la Meuse ».

Dès ce moment, l'usine Herstalienne Saroléa l'engage et il devint pilote d'usine. Énumérer tout son palmarès serait très difficile. Résumons le en mentionnant qu'il remporta encore « la Coupe de la Meuse » en 1930, 31 et 32. En 1929, au Grand Prix de Belgique à Francorchamps, il se classe premier Belge en 500cc. Il établit également un record du monde à Oostmalle, le km départ arrêté à 134,680 km/h. Il remporta de nombreux succès en Belgique et notamment une épreuve qui tenait beaucoup à son père, « le Circuit des Crêtes ».

A l'étranger, il fut l'auteur de bonnes prestations à Assen en Hollande, à Monza en Italie, à Berne en Suisse, au Nürburgring en Allemagne, à Malmö en Suède, à Monthléry et à Lille en France. Au Circuit des routes pavées à Lille, il fit la passe de trois en 1929, 1930 et 1931. Cette année-là, il établit un nouveau record de la côte de Mont-Theux à 159,089 km/h.

Les grands moments étaient encore à venir. En 1932 il est champion de Belgique 500cc à Francorchamps. En 1933, il renouvelle ce titre avec la toute nouvelle machine construite par l'ingénieur Donis et mise au point par papa Grégoire : la célèbre 500cc monotube.

Quelques semaines plus tard, se dispute le Grand Prix de Belgique. Vendredi 21 juillet 1933, lors des entraînements il couvre un tour en 6’45’’ à 132,444 km/h. Le record du circuit de Francorchamps vient de tomber. Hélas, quelques instants plus tard, sur insistance de son père il repart pour une nouvelle tentative et pour impressionner les Anglais sur moto Norton. Mais, une fin d'orage a humidifié le virage Lacroix et c'est le drame, il percute un arbre. Transporté a l'hôpital de Stavelot il rend un dernier soupir vers 20 heures.

Robert s'était marié le 16 octobre 1928. Il laisse derrière lui son épouse Lucy, sa fille Léa (qui habite toujours Aywaille) et toute une famille dans le deuil.

Nous adressons nos sincères remerciements à Monsieur Philippe Grégoire, neveu de Robert Grégoire qui a eu la gentillesse et la bienveillance de nous esquisser cette biographie sommaire et captivante de feu son oncle célèbre et déploré.

 

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