Graeme ALLWRIGHT, comédien et auteur-compositeur-interprète, est né le 7 novembre 1926 à Lyall Bay en Nouvelle-Zélande. Son père, chef de gare, obtient une affectation à Wellington, la capitale de ce pays. Le jeune Graeme se passionne alors pour le théâtre et débute des études de lettres à l’Université de Wellington. A l’automne 1948, il embarque en tant que mousse sur un cargo vers le Royaume-Uni afin de suivre, avec l’aide d’une bourse, des cours à l’ Old Vic Theatre de Londres. Grâce à Catherine Dasté, une condisciple de cours, il passe le nouvel an 1948-1949 chez Jacques Copeau, le maître de la Compagnie du Vieux Colombier, qui est en fait le grand-père de cette dernière. En 1950, il achève ses études théâtrales. De 1951 à 1965, il s’installe en France, épouse Catherine Dasté, - avec laquelle il aura trois enfants : Nicolas, Christophe et Jacques -, fait toute une série de petits boulots (ouvrier agricole, menuisier, machiniste, comédien, enseignant d’anglais, moniteur dans un hôpital psychiatrique …) et s’intéresse de près à la chanson.

En 1965 enfin, il débute à la Contrescarpe et se produit dans les cabarets de la rive gauche à Paris. Il sort un premier album produit par Mouloudji que lui a présenté Colette Magny. En 1966 et 1967, il assure les premières parties de plusieurs artistes comme Barbara ou Antoine. Son troisième album « Jour de clarté » sort en 1968 et connaît un grand succès. Alors que ses disques se vendent bien et qu’il est appelé de toutes parts pour donner des concerts, il embarque à Marseille le 1er janvier 1969 pour Alexandrie. Entre 1969 et 1972, il voyage beaucoup en Égypte, en Afrique noire, au Népal et en Inde. Pendant cette période il sort deux albums en Anglais (été et fin 1970). En janvier 1972 sort l’album « Jeanne d’Arc ». En 1973 sort le disque « Graeme Allwright chante Léonard Cohen » et un double album enregistré en public à l’Olympia. A l’été 1973 il participe à la grande manifestation contre l’extension du camp militaire du Larzac et à celle des travailleurs de chez Lipp à Besançon.

En 1975, il s’installe avec sa compagne Claire et leur fille de deux ans à l’île de la Réunion. En mars 1977 il est de retour à Paris et remporte un triomphe en avril au premier Printemps de Bourges. En 1979, il passe à l’Olympia du 9 au 17 juin et au Théâtre d’Orsay du 4 au 6 juillet. Ces concerts sont suivis d’une tournée qui l’emmène vers la fin de l’année à Madagascar et à Djibouti. Les 30 et 31 janvier 1980, il est au Palais des Sports de Paris en compagnie de Maxime Le Forestier pour deux concerts de soutien à l’association « Partage » crée en 1973 avec le concours financier de Graeme. Un double album témoigne de cette rencontre qui se prolonge par une tournée dans les principales villes de France. Le 24 décembre 1981 il est renversé par une voiture au bas de son appartement parisien et, gravement blessé, reste de nombreux mois immobilisé et il doit se soumettre à une longue et pénible rééducation. En mai 1982, le magazine Paroles et Musique lui consacre sa couverture. L’année 1983 voit son retour sur scène pour une nouvelle tournée et un nouveau passage au Printemps de Bourges. En 1984, il entre en conflit avec sa maison de disque Mercury / Philips qui refuse de produire son nouveau disque. Du 17 avril au 5 mai 1984 il est à Bobino avec sept musiciens dont trois malgaches dirigés par Solo Razafindrakoto et part ensuite en tournée. Du 12 au 20 octobre 1985 il se produit pour la première fois à Montréal. Les années 1986 à 1990 voient Graeme Allwright faire de nombreux voyages et des concerts incessants dont un corécital avec Steve Waring. En 1989, il joue en tant que comédien, sa première vocation, dans l’ Ours de Tchékhov, dans La folie démocrate de Bernard Rafaelli ou dans L’école des femmes de Molière. En juin 1991, il est victime d’une mauvaise chute de vélo en Bretagne qui l’immobilise à nouveau. En 1992, il revient à la scène et sort son premier disque compact « Lumière ». Il est sur la scène du Passage du Nord-Ouest à Paris du 8 au 13 mars 1993. En juillet 1995 il est aux Francofolies de La Rochelle et du 30 novembre au 2 décembre au Bataclan à Paris pour quatre soirées triomphales.

Le 18 novembre 1996, il est alors âgé de 70 ans, Graeme Allwright fête ses 30 ans de chansons sur la scène de l’Olympia en compagnie de sa formation musicale au grand complet et de quelques invités.

A l’automne 1999 le voilà repartit en Inde ou il reste 3 mois. Il renoue alors avec la musique qui le fascinait étant adolescent : le jazz ! Il répète avec le Glenn Ferris Quartet du nom du célèbre tromboniste californien. Témoin de cette rencontre avec cette formation de jazz, enregistré en octobre 1999, un nouveau disque compact intitulé « Tant de joies » sort en janvier 2000 et est suivi du 16 au 18 février 2000 de trois soirées au Café de la danse à Paris. Il repart en tournée en France, au Maroc et au Québec … infatigable globe-trotter chantant les hommes, l’amour et la vie dans la langue de Molière ou dans celle de Shakespeare ! !