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L'Espierre

Cet affluent de l'Escaut, jadis appelé "le Ry", prend sa source à Mouvaux, dans le Nord de la France.

Il recueille les eaux d'un bassin versant de 72 km2 dont 40 en France dans la région fortement industrialisée et urbanisée de la métropole lilloise (Roubaix, Tourcoing, Mouvaux, Wasquehal, Wattrelos, Leers) ; en Belgique : Mouscron, Herseaux, Dottignies, Estaimpuis et Espierres (Spiere).

Il se jette dans l'Escaut, en aval du barrage d'Espierres.

A Espierres (Spiere-Helkijn), un ouvrage permet de modifier l'écoulement avant l'Escaut : transformation du courant laminaire en un courant turbulent.

 

 

Ces principaux affluents sont :

En Belgique, la Grande Espierre (Espierre Blanche, Petite Espierre, Espierrette), le Rieu du Pont Bleu, l'Esperlion, le Rieu Delbecq, le Ruisseau des Prés et des Haies, le Ruisseau de Wattrelos à la frontière

La Grande Espierre (de face) rejoint l'Espierre

 

 

La Grande Espierre entre Spiere et Dottignies

 

Travaux de recalibrage et création d'un nouveau lit pour la Grande Espierre

 

L'Esperlion

Le Rieu Delbecq

Le Ruisseau de la Motte Brûlée

 

 

 

 

 

Le Rieu du Pont Bleu

Le Ruisseau de Wattrelos

 

En France, les affluents naturels sont le Ruisseau de Carihem, le Ruisseau des Trois Ponts, le Riez Saint-Joseph.

 

L'urbanisation croissante de la région, avec de plus en plus de surfaces imperméabilisées, a comme conséquence d'amener dans l'Espierre des flux d'eau de plus en plus grands. 

Alors que les villes de Roubaix et de Tourcoing étaient encore de gros bourgs, les eaux usées et pluviales étaient récoltées dans des ruisseaux souvent à sec car les eaux s'infiltraient dans le sol.

A certains endroits, la nappe phréatique affleurait et les ruisseaux servaient alors au drainage des champs. 

Ils rejoignaient par les affluents de l'Espierre la rivière dont les eaux étaient très limpides. Par la suite, avec la création de nouveaux quartiers et surtout l'apparition des usines, les rejets ont infecté l'Espierre et ses affluents.

Les égouts ont remplacé les fossés. Les affluents ont été enterrés.

Sans plan d'aménagement global, on a greffé de nouveaux égouts avec comme seule préoccupation l'évacuation la plus rapide vers l'Espierre.

Compte tenu du relief, la chose était relativement aisée car Roubaix et Tourcoing se trouvent sur les flans d'une colline qui fait le partage des eaux de la Marque et de celles de l'Espierre. Par contre, après le Sartel, on rejoint la plaine alluviale de l'Espierre et de l'Escaut où la pente est très faible. 

Les quartiers qui se sont développés dans les zones les plus basses (comme le Sartel) ont été inondés lors de fortes pluies. Avant le développement de Roubaix, ces endroits devaient être recouverts par les eaux pluviales. Il y avait en effet depuis l'Escaut jusqu'au Sartel des zones marécageuses ou humides qui constituaient le lit majeur de l'Espierre. Ces endroits ont été par la suite asséchés et le plus souvent remblayés avec des imondices ou des débris divers. C'est ainsi que petit à petit l'effet régulateur des crues de l'Espierre a disparu avec la suppression des zones humides.

Le cours de l'Espierre a été rectifié jusque l'Escaut ce qui a considérablement diminué sa capacité de rétention. D'autre part, la vitesse du courant a sensiblement augmenté, ce qui a provoqué une forte érosion des berges. 

Jusqu'à présent j'ai observé qu'en cas de pluies continues, le gabarit de l'Espierre est suffisant pour permettre l'évacuation de toutes les eaux du bassin versant. Par contre, des pluies brutales provoquent des montées rapides des eaux et causent des inondations qui prennent, au fin du temps, de plus en plus d'ampleur (alors que durant les hivers 93-94 et 94-95, les inondations étaient généralisées, l'Espierre n'est pas sortie une seule fois de son lit).

Pour ma part, je considère qu'il est tout-à-fait faux de croire que l'utilisation du canal comme un bassin d'orage, à partir de l'écluse du Sartel, va solutionner une fois pour toutes le problème de l'évacuation des eaux du bassin versant; elle aura seulement contribué à ruiner définitivement un patrimoine unique.

Débordement du Canal de l'Espierre à Leers-Nord après l'apport des déversoirs dans le Canal de Roubaix.

 

Pour juguler les crues et sauvegarder le Canal de l'Espierre, des mesures urgentes seraient à prendre : 

Le Collecteur de Wattrelos (à droite sur la photo) rejoint l'Espierre en amont de la station d'épuration de Grimonpont.

 

Très nette diminution de la section de l'Espierre à proximité de l'ancien site chimique Kulhmann à Wattrelos

 

Des siphons sous le Canal de Roubaix amènent des eaux d'égouts dans l'Espierre

 

En France comme en Belgique, le parcours de l'Espierre est parallèle à celui du canal (de la frontière aux abords de Roubaix)

La présence de colonies de rats musqués a provoqué une réduction importante de la bande de terre entre l'Espierre et le Canal. 

A certains endroits, des brèches se sont creusées naturellement lors des crues de l'Espierre.

 

En aval de l'ancien site chimique Kulhmann, les matériaux utilisés pour la canalisation de l'Espierre n'ont pas résisté à l'attaque des produits de rejets de l'usine.

 

Canalisations réalisées en .... pour amener dans l'Espierre, au Sartel à Wattrelos, les eaux usées et pluviales de Roubaix (Riez Saint-Joseph - Trichon)

 

 

Fin du parcours souterrain de l'Espierre au "Laboureur" à Wattrelos.

 

Epuration

Vestiges de la première station d'épuration

 

Ancienne station d'épuration de Grimonpont

 

 

Nouvelle station d'épuration de Grimonpont

 

Station d'épuration d'Hermonpont (en construction)

 

Les crues de l'Espierre

Hermonpont

En quelques dizaines de minutes, le niveau de l'eau peut monter de plus de 2 mètres

 

Débordements

 

 

Déversoirs

Pour éviter que le niveau de l'eau dépasse un certain seuil en période de crue, des ouvrages ont été créés en vue de permettre aux eaux de l'Espierre de se déverser dans le canal.

Déversoir du Sartel

Déversoir de la "déchetterie"

Déversoir "Kulhmann"

 

 

Déversoir de Warcoing

Cet ouvrage permet aux eaux de l'Espierre de s'écouler dans le Canal, en aval de l'écluse. Comme le montre la photo, ces eaux peuvent être très polluées en période de crue.

 

 

Déversoir du Rieu Delbecq

 

 

 

 

 

 

Pollution de l'eau, en régime de crue

L'Espierre déborde dans le Canal, en aval de l'écluse de Leers-Nord. Cette arrivée massive d'eau polluée a provoqué une très forte modification des écosystèmes.

 

 

 

 

 

 

 

Conséquences

Entraves à l'écoulement

 

Erosion

L'Espierre présente un profil en U, c'est-à-dire le profil caractéristique des rivières au courant vif.

Afin de réduire la vitesse des flux d'eau, il a été nécessaire de créer des ouvrages. Malgré la réalisation de ceux-ci, on observe, à certains endroits, une forte érosion des berges.

La dénivélation depuis la frontière française jusque l'Escaut est de plusieurs mètres.

 

Consolidation des berges par la technique dite de "tunage"

 

 

 

 

 

 

Consolidation des berges par la pose de gabions

 

 

Nature du sol et profil géologique

 

 

Pollution par l'ancien site industriel Kulhlmann à Wattrelos

 

 

 

Entraves à l'écoulement

 

 

 

Curage de l'Espierre

 

 

 

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