Son histoire :

Bois-de-Lessines, était rattaché au moyen-âge au comté du Hainaut (bailliage Flobecq-Lessines) et sous l'occupation française du département de Jemappes.
Aujourd'hui, le village fait partie de la province de Hainaut, de l'arrondissement de Soignies; de l'arrondissement judiciaire de Tournai, de l'entité de Lessines et depuis 1802, du diocèse de Tournai (auparavant, diocèse de Cambrai).
Bois-de-Lessines est une commune wallonne qui touche à l'est au village flamand de Biévène et au nord à une dépendance flamande de celui d'Acren, nommée le Bois d'Acren. Le village est borné au nord par Deux-Acren et Biévène, à l'est par Biévène et Bassilly, au sud par Hellebecq et Ollignies et à l'ouest par Lessines et Deux-Acren.

C'est au néolithique que remontent les premières traces d'occupation de Bois-de-Lessines dont le hameau de Foubertsart a également livré des objets de l'âge du bronze final. Contrairement à ce qui a été affirmé jusqu'à présent sur base de l'interprétation erronée d'un acte qui fait plutôt mention du «bois» de Lessines, il faut alors attendre non pas 1193 mais bien le milieu du XIIIème siècle pour en savoir davantage sur le village dont la naissance est incontestablement liée à des défrichements et qui est peut-être le résultat d'un démembrement paroissial de Lessines.
Quoi qu'il en soit, de 1252 à 1266, l'hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines y acquiert des biens et des revenus grâce à des donations de la puissante famille flamande des Pamele-Audenarde qui était largement positionnée dans la région et semble bien avoir donné ses premiers seigneurs à Bois-de-Lessines.

Vers 1300, la seigneurie entre dans le patrimoine des comtes de Hainaut dont elle sera d'abord tenue en fief par la famille de Lestriverie qui lui donnera son nom. Voyant ensuite se succéder les d'Ecaussines (fin XIVème siècle), Despretz de Quiévrain (1440), de Cottrel (1483), de Spinola (1727) et les Mancini (1738), elle est vendue en 1756 à Antoine-Joseph de Wautier avant d'échoir finalement en 1760 aux d'Yve qui, apparentés aux Cottrel, firent user de leur droit de retrait.
Cette famille, dont les représentants ont par ailleurs dirigé la commune pendant près d'un siècle (1823-1921), habite encore aujourd'hui le château qui, construit au XIVème siècle, a subi depuis lors plusieurs transformations. Quant à l'église, elle est dédiée à saint Gervais et saint Protais, la collation de la cure ayant, sous l'Ancien Régime, appartenu au chapitre cathédrale de Cambrai.

Bois-de-Lessines était l'un des villages faisant partie des "terres de débat" qui, depuis le dernier quart du XIIIème siècle, constituèrent en permanence une pomme de discorde entre le Hainaut et la Flandre. Sa situation aux confins de ces deux principautés et son voisinage avec Lessines l'amèneront également à souffrir des conflits et des guerres dans lesquels cette région frontière fut impliquée du XVème siècle au milieu du XVIIIème siècle.
Il en résulta notamment un déclin de la fabrication des toiles de lin qui, avec l'agriculture, constituait jusqu'alors l'activité essentielle des habitants. Pendant une grande partie du XIXème siècle, Bois-de-Lessines reste voué à l'agriculture à laquelle sont consacrés 75% de la superficie d'un territoire qui, entièrement boisé à l'origine, a été régulièrement défriché depuis le moyen-âge. On y cultive surtout des céréales mais aussi de la chicorée et des plantes médicinales, le travail du lin connaissant une reprise manifeste mais sans lendemain tandis que l'exploitation des bois subsistants alimente le commerce.

Mais à partir du milieu du XIXème siècle, Bois-de-Lessines voit s'amorcer une industrialisation due à l'extraction du porphyre qui, en plein essor à la fin du siècle et au début du XXème, va déclencher l'exode rural d'un grand nombre d'habitants devenus carriers à Bois-de-Lessines même et dans le bassin de Lessines.


Extrait de Communes de Belgique, dictionnaire d'histoire et de Géographie administrative, sous la direction d'Hervé Hasquin, Crédit Communal de Belgique, La Renaissance du Livre, t.I, 1980,pp.196-197 et de Géographie et histoire de Bois-de-Lessines par Léon-Richard Deltand, dans Annales du Cercle Archéologique d'Ath, t.XVIII, 1932.




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