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Maintenant disponible : Pour tous ceux qui s'intéressent à l'Ardenne au temps jadis, à la vie des seigneurs et à celle des paysans. L'ouvrage de référence sur l'histoire de Rahier : celle des petits et celle des grands. L'histoire d'une communauté de l'Ardenne stavelotaine. L'histoire locale et familiale comme miroirs de la grande histoire, celle qui nous a faits ce que nous sommes.
Présentation luxueuse : format A4, couverture cartonnée, 280 pages couleurs, 150 illustrations, plusieurs tableaux généalogiques.
Un cadeau idéal pour les amateurs d'histoire et les amoureux de l'Ardenne.
Disponible au prix de 55 euros.
Pour toute commande ou demande d'information : info@rahier-histoire.net
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La famille de Rahier apparaît au Moyen Âge. Écuyers et chevaliers, ils s’illustrent dans les guerres féodales. Plus tard, ils joueront un rôle important dans leur principauté et seront le fer de lance des grands féodaux opposés au pouvoir central. Avec le titre de baron gagné à la fin du 17e siècle, la famille acquerra un prestige extraordinaire au 18e, avant de s’éteindre à l’aube du 19e, victime de ses propres obsessions.
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Pendant ce temps, les paysans survivent tant bien que mal, cultivant une terre pauvre, complétant souvent leurs activités agricoles par des métiers tels que forgeron, tisserand, berger, charretier, bûcheron, charbonnier et bien d’autres. Certains, parmi les mieux lotis, embrasseront la carrière ecclésiastique. D’autres chercheront une fortune aléatoire en s’engageant comme soldats.
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Aux 16e et 17e siècles, des activités sidérurgiques se développent dans la vallée de la Lienne, tirant parti de la présence de minerai de fer, des vastes forêts ardennaises pour le bois et de la force motrice de la rivière. Force motrice qui sera également mise à profit par le moulin banal pour fournir la farine à toute la communauté.
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Du 16e au 19e siècle, la population évolue, les coutumes et les mœurs aussi. Au début du 17e siècle, une vague de chasse aux sorcières s’abat sur toute la région. Les bourreaux torturent, les bûchers s’allument. Le village de Rahier paie un très lourd tribut à la folie des hommes.
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L'auteur : Pierre Magain, professeur à l’Université de Liège, astrophysicien, est passionné par tout ce qui touche à nos origines : celles de l’Univers, celles de la vie, celles de l’humanité, celles de nos modes de pensée et de comportement. Féru d’histoire, il nous livre cet ouvrage sur la terre de ses ancêtres, fruit de plus de quinze années de recherches.
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Quelques repères historiques |
7e siècle : fondation des abbayes de Stavelot et Malmedy par saint Remacle ; le roi des Francs Sigebert accorde à Remacle un territoire qui deviendra la principauté de Stavelot-Malmedy décennie 1130 : premières mentions de Rahier dans des listes de localités du pays de Stavelot 1255 : Henry de Gueldre, à la fois prince de Liège et de Stavelot, nomme Antoine de Rahier comme maréchal de ses troupes, pour l'assister dans sa guerre contre ses sujets liégeois ; c'est sans doute vers cette époque que la sirerie de Rahier est cédée en fief par le prince de Stavelot en récompense des services rendus (cette sirerie regroupe des biens féodaux notamment à Rahier, Werbomont, Ernonheid et Ville-My ) 1276 : des chevaliers de Rahier sont aux côtés de Jean d'Enghien, prince évêque de Liège, lors de la "guerre de la vache de Ciney" 1287 : première mention d'un mayeur de Rahier, prénommé Godefroid (peut-être un fils d'Antoine) 1367 : mise par écrit des coutumes du ban de Rahier ; le mayeur de l'époque est Henry Coppin de Rahier ; première mention du moulin vers 1390 : Massotte de Rahier, fils de Henry Coppin, devient châtelain de Logne puis podestat de Stavelot et Malmedy (soit le premier officier de la principauté)
1436 : mariage entre Gilson de Rahier et Catherine Borgnar delle Rue ; ce couple sera à l'origine d'une nombreuse descendance ; peu après, Gilson acquiert la mayeurie de Chevron vers 1440 : Tristan de Rahier, chevalier de Saint Jean de Jérusalem (hospitalier), meurt dans un combat naval contre les "infidèles" 1473 : mort de Gilson de Rahier ; son fils aîné Jean hérite de la mayeurie de Rahier et son fils cadet Guillaume de celle de Chevron 1477 : mariage de Jean de Rahier et Marie de My 1510 : décès de Jean de Rahier, podestat de Stavelot et Malmedy ; son fils Gilson devient mayeur de Rahier ainsi que de Bodeux vers 1515 : mariage de Gilson de Rahier et Marguerite de Soheit, qui apporte aux Rahier une des deux seigneuries de Poulseur (qui sera alors connue sous le nom de "Poulseur-sous-Rahier") 1537 : décès de Gilson de Rahier ; son fils aîné Gérard devient mayeur de Rahier mais meurt quelques années plus tard ; lui succède alors son frère Gilson (3e du nom) vers 1545 : Gilson (3e) de Rahier épouse Anne de Presseux ; le couple aura de nombreux enfants ; Gilson devient châtelain de Logne 1559 : décès de Marguerite de Soheit et partage des biens : les enfants de Gérard héritent de la seigneurie à Poulseur, Gilson de la mayeurie et sirerie de Rahier, son frère cadet Adolphe de la mayeurie de Bodeux (il est à l'origine de la branche "de Rahier de Bodeux")
vers 1600 : décès de Gilson de Rahier ; son fils Jacques hérite de la mayeurie de Rahier, Christophe de la sirerie, Emmanuel de la ferme de Bellevue à Rahier ; le fils aîné Jean est chanoine de Saint Barthélemy à Liège et curé de Fairon et Comblain 1588 : naissance de Gilles, fils de Jacques de Rahier et Beatrix de Neufforge vers 1623 : Jacques de Rahier se retire de son office de châtelain de Logne au profit de son fils Gilles vers 1628 : mariage de Gilles de Rahier et Marguerite de Fraipont ; le couple aura au moins 12 enfants 1632 : l'église de Rahier, qui est en fait une chapelle dépendant de la paroisse de Bodeux, acquiert des fonts baptismaux ; à partir de cette date, la chapelle de Rahier détient presque tous les attributs d'une paroisse
milieu du 17e siècle : reconstruction du château de Rahier ; le nouveau château est beaucoup plus vaste que la construction précédente 1661 : décès de Gilles de Rahier ; Marguerite de Fraipont meurt en 1688 ; leur dalle funéraire est toujours visible dans l'église de Rahier
vers 1685 : reconstruction d'une partie de l'église de Rahier vers 1690 : les trois fils survivants (et non ecclésiastiques) de Gilles de Rahier et Marguerite de Fraipont acquièrent le titre de baron ; l'aîné, Guillaume, est mayeur de Rahier, son frère Godefroid seigneur de Villers-aux-Tours et le cadet, Gilles Ferdinand, seigneur d'Izier et podestat de Stavelot et Malmedy 1692 : décès sans postérité de Gilles Ferdinand de Rahier 1705 : décès de Guillaume de Rahier ; comme il n'a pas d'enfant, c'est son frère Godefroid qui lui succède à la mayeurie et sirerie de Rahier 1714 : décès de Godefroid de Rahier ; son épouse Anne Marie Philippine d'Argenteau d'Esneux était morte en 1699 ; leurs enfants héritent du titre de comte d'Esneux ; leur fils aîné Ferdinand Joseph Henry hérite de la mayeurie et sirerie de Rahier 1716 : mariage de Ferdinand Joseph Henry de Rahier avec Marie Agnès Florence de Berlaymont 1738 : Louis Ignace, frère de Ferdinand Joseph Henry de Rahier, acquiert la seigneurie de Harzé ; elle passe ensuite à son frère Jules Ferdinand puis à son neveu Ferdinand François Florent
1759 : décès de Ferdinand Joseph Henry de Rahier ; son épouse, qui est la dernière à résider régulièrement au château de Rahier, meurt en 1776 1766 : Louis Claude Joseph, un des fils de ce couple, assassine le curé de Juzaine (Bomal) ; il est condamné à perpétuité et interné dans un asile près de Tournai 1772 : Ferdinand François Florent de Rahier meurt célibataire ; les biens sont partagés entre ses frères et soeurs ; la mayeurie de Rahier échoit à Marie Philippine Geneviève, simple d'esprit, qui vit sous curatelle 1790 : Louis Claude Joseph de Rahier sort de la maison d'arrêt et réintègre son château de Florzé, près de Sprimont, où il mourra en 1809 1803 : Rahier devient une paroisse à part entière ; Chauveheid et Neucy, qui dépendaient de la chapelle de Rahier, sont rattachés à la paroisse de Chevron 1811 : la château de Rahier est en mauvais état et les membres survivants de la famille décident de le mettre en vente
1813 : décès au château de Harzé du dernier représentant masculin de la famille de Rahier, Jules Ferdinand Louis, qui était atteint de troubles mentaux et vivait sous curatelle 1816 : décès à Liège de Marie Antoinette Henriette, dernière baronne de Rahier |
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