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Dure ? C’est un petit
mot ! La vie n’est pas seulement dure. Elle est épuisante, harassante,
parfois intolérable. Vous voulez des preuves ? Regardez autour de vous
! Tout le monde se plaint. Celui-ci parce qu’il paye trop d’impôts,
celui-là parce que sa retraite est trop maigre, cet autre-ci parce
qu’il travaille dur, cet autre-là parce qu’il ne travaille pas assez.
Les cheminots font grève, les pilotes restent au sol, les routiers
bloquent les routes. L’administration fonctionne mal, les entreprises
privées croulent sous les charges, la politique est pourrie, le
commerce est mort. La Russie ravage la Tchétchénie, le Kosovo panse
ses plaies, les noirs sont trop noirs, les Américains trop obèses. Les
oiseaux meurent sur les plages bretonnes, les arbres s’écroulent sous
la tempête, les clochards meurent de froid sur les bouches du métro de
la plus belle ville du monde... et la planète tourne, comme une folle,
vers une destination que nul ne connaît et dont chacun a peur.
Les
pages de l’histoire déroulent avec elles les monstruosités d’une vie
compliquée. La naissance fait souffrir, la vie fait souffrir, la mort
fait souffrir et l’avenir ne réserve rien de bon, au contraire ; il
est bouché.
L’Ecclésiaste s’écriait déjà, il y a bien longtemps :
“vanitas vanitatis”. Vanité ? Certes tout
est vanité sous le soleil. La fleur sèche, la feuille tombe à
l’automne, le printemps est trop bref, la jeunesse s’envole... et il
ne reste rien, plus rien qu’un long tunnel sans fin où la mort,
inexplicable et mystérieuse, nous entraîne inexorablement pour un
voyage sans retour.
Misère, la vie ? Oh oui, une misère qui ne dure
qu’un instant, furtif et éphémère... Alors, à quoi bon ? A quoi bon se
battre, espérer, aimer, vivre ? Y a-t-il quelque espoir dans un
univers résolument sourd aux cris et aux plaintes des hommes ?
Trouve-t-on quelques raisons de s’accrocher aux choses d’ici puisque
là-bas, bientôt, le vide immense s’emparera de nos vieilles carcasses
?
Espoir
Oui, il y a une
raison. Une raison forte, impeccable. Quelque part, logé dans le
secret au fond du coeur de chaque homme, un espoir naît, prend forme,
se déploie. Comme une fine lumière, comme un sursaut de vie, comme une
force incroyable, la foi, la foi en un Dieu énorme, tout puissant, un
Dieu vaste, solennel, majestueux, la foi s’impose à tous. Car non
seulement elle s’impose, mais surtout, elle est la seule issue aux
impasses de la vie. Sans elle, rien ne vaut, rien ne tient dans
l’univers, rien ne persiste dans l’existence. Plus forte que tous les
raisonnements, plus implacable que toute autre formule, la foi, donnée
aux hommes, est l’espoir suprême, l’espoir par excellence. Appuyé sur
la foi, l’homme traverse les tempêtes les plus sournoises de la vie,
supporte les pires injustices, et accepte tous les accablements.
Accident, misère, torture, maladie, solitude, rien ne vient à bout de
la foi. Planant au dessus du monde et plongeant dans le coeur de
l’homme, la foi dépasse les pires épreuves, et propose à chaque homme
une solution miraculeuse, une solution vitale : la vie éternelle en
présence de Dieu.
C’est la Bible qui le dit. C’est le chrétien qui le
croit. Pourquoi ? Mais c’est très simple : parce que Jésus, venu du
sein même de Dieu à la rencontre de chaque homme a annoncé cette
nouvelle étonnante : “Car Dieu a tant aimé le
monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui
ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.”
[Évangile de
Jean, 3:16]
Amour de Dieu
Oui, l’amour de Dieu
est étonnant. Invisible, mais pourtant toujours là, l’amour de Dieu ne
cessera jamais pour nous. Quoi qu’on fasse, quoi qu’on pense, quoi
qu’on croie, Dieu nous aime. C’est un fait, une évidence. Et c’est sur
ce fait que s’appuie la foi chrétienne, sur ce fait que se repose le
croyant, sur ce fait encore que se déploie l’espoir, et que se
construit l’existence équilibrée des hommes.
Envoi
Cher lecteur, la vie
t’est trop dure ? Elle t’est impossible ? Tu n’en peux plus de vivre ?
Peut-être voudrais-tu disparaître ? Alors, regarde ce que Jésus te dit
: Dieu t’aime, tu vivras éternellement. Appuie ton corps fatigué sur
cette promesse, repose ton âme sur le coeur du Seigneur, accepte-le
dans ta vie, et laisse-le agir en toi. Ta foi est faible ? Elle est
suffisante ! Même infime, elle brisera les liens les plus solides et
te transportera jusque dans le coeur de Dieu.
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