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Dans la maison de Dieu, une
personne s’affairait avec enthousiasme. Pour le plaisir de Dieu, on le
voyait partout organiser mille activités. N’ayant jamais assez à
faire, on le voyait sans relâche au travail pour Dieu qui l’envoyait
sur de nombreuses missions, lesquelles prenaient parfois mille ans.
Dans sa sagesse et devant l’empressement sans cesse renouvelé de son
serviteur, Dieu lui confia une mission particulière qui allait
l’occuper pour longtemps. En ces termes, il s’adressa à Jésus : “Va
sur terre et apprends aux hommes à s’aimer”.
Le problème
S’il est clair qu’il n’est pas dans la
nature de l’homme d’aimer tout le monde, il est tout aussi clair que
cette inaptitude est la cause majeure des maux de l’humanité qui, pour
une raison ou pour une autre, se déchire, s'entre-tue, s’insulte, se
moque, se méprise ou s’ignore. Il suffit d’observer un vol de canard
pour s'émerveiller de l’harmonie qui règne dans ce déplacement
majestueux et l’on s’étonnera d’autant plus des leçons ainsi données
par les animaux à l’homme que la plupart des humains ne rêvent en
réalité que d’amour. D’où vient alors que s’entrechoquent avec
violence le désir d’aimer et d’être aimé, et l’inaptitude criante de
vivre cette aspiration fondamentale ? Égoïsme? Jalousie? Envie?
Indifférence? Individualisme? Insensibilité? Ingratitude? Orgueil?
Violence? Amertume? Intolérance? Englobant tous ces qualificatifs, la
Bible parle de péché. Un terme qui se démode aussi vite que le terme
télégraphe parce que l’un comme l’autre n’ont plus d’utilité dans le
langage concret. Vous préférez le mot défaut, anomalie, imperfection,
déficience, infirmité, insuffisance, malfaçon? Pas de problème! Quel
que soit le terme employé pour marquer une incapacité quelconque, il
faudra bien se rendre à l’évidence: dans le registre de l’amour,
l’homme est d’une insuffisance manifeste. C’est tout juste s’il est
capable d’aimer ses proches, conjoint et enfants, et encore, hélas,
pas toujours... Quant à regarder au-delà des barrières de son jardin
pour aimer son voisin, il y a matière à s’interroger sur la façon dont
on considère réellement ce lointain “étranger”. Assurément on peut
facilement prétendre aimer tout le monde au prétexte que l’on ne veut
de mal à personne et s’il est exact qu’il y a quantité de braves gens
qui ne feraient pas de mal à une mouche, on trouvera toujours chez la
plus douce des personnes quelque aptitude secrète à se déchirer avec
son prochain. Il ne suffit parfois que d’une banale occasion pour que
se déclenche une guerre impitoyable. Guerre réelle ou guerre des mots,
guerre des pensées secrètes ou des pensées exprimées, la guerre reste
la guerre et je gage qu’il n’est personne sur terre qui puisse
prétendre à la perfection sur le registre de l’amour. Tel est le drame
de l’humanité que Jésus est venu mettre en lumière par son
comportement et son enseignement et contre lequel il apportait “dans
ses valises” une solution radicale.
La solution
La Bible enseigne bien des choses sur la
nature humaine, sur la pensée de Dieu, sur l’histoire de l’humanité et
sur son devenir. S’il est un point majeur que nul ne devrait ignorer,
quitte à mettre de côté temporairement tous les enseignements de la
Bible, c’est que l’homme est pécheur.
“Il n’y a point
de juste, pas même un seul; nul n’est intelligent, nul ne cherche
Dieu; tous sont égarés, tous sont pervertis; il n’en n’est aucun qui
fasse le bien, pas même un seul.”
[Épître
aux Romains 3:10].
Voici ce que l’on appelle un clair constat ! Il y a ceux qui
l’acceptent, conscients de leurs insuffisances, et ceux qui, pour des
raisons diverses, rejettent catégoriquement ce fait. Les premiers
trouveront dans la Bible la solution que propose Jésus. Elle est
gratuite, radicale et d’une simplicité que certains considèrent même
comme suspecte. On ne dira jamais assez qu’il suffit de se repentir
(c'est-à-dire reconnaître sa nature pécheresse) et se donner
entièrement entre les mains de Dieu pour obtenir le salut de son âme
d’abord puis, par le travail fascinant qu’effectue le Saint-Esprit
résidant dans le coeur du croyant, pour constater le changement des
tendances désastreuses d’une âme infectée par la mortelle maladie du
péché. C’est par cette présence constante de la Personne même de Dieu
dans le coeur du croyant que ce dernier est rendu capable d’aimer son
prochain, une disposition qui le conduira, lorsqu’elle parviendra à
son terme, jusqu’à aimer et bénir ses ennemis comme Jésus le suggère
dans son enseignement. Quant à ceux qui rejettent le constat biblique,
ils se privent de la béatitude immédiate que procure l’amour, qu’il
soit donné ou reçu, et vouent leur existence présente et à venir à une
infinité de déconvenues qui risquent fort, au dernier virage de leur
vie, de tourner à la tragédie éternelle. Ils se préparent à constater
avec effroi que leur accès au lieu où règne la perfection divine leur
sera refusé pour toujours et regretteront amèrement de n’avoir pas
voulu recevoir le sublime message de l’Évangile :
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