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RÉFLEXION
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• Pourquoi ne croit-on pas en Dieu ?

• Encore athée ?

• Aime ton prochain !

• La vie est dure !
 

Bruno Luigi

 


Aime ton prochain !
 

 

Magazine "Lumières"
no.138

 
   


Dans la maison de Dieu, une personne s’affairait avec enthousiasme. Pour le plaisir de Dieu, on le voyait partout organiser mille activités. N’ayant jamais assez à faire, on le voyait sans relâche au travail pour Dieu qui l’envoyait sur de nombreuses missions, lesquelles prenaient parfois mille ans. Dans sa sagesse et devant l’empressement sans cesse renouvelé de son serviteur, Dieu lui confia une mission particulière qui allait l’occuper pour longtemps. En ces termes, il s’adressa à Jésus : “Va sur terre et apprends aux hommes à s’aimer”.

Le problème

S’il est clair qu’il n’est pas dans la nature de l’homme d’aimer tout le monde, il est tout aussi clair que cette inaptitude est la cause majeure des maux de l’humanité qui, pour une raison ou pour une autre, se déchire, s'entre-tue, s’insulte, se moque, se méprise ou s’ignore. Il suffit d’observer un vol de canard pour s'émerveiller de l’harmonie qui règne dans ce déplacement majestueux et l’on s’étonnera d’autant plus des leçons ainsi données par les animaux à l’homme que la plupart des humains ne rêvent en réalité que d’amour. D’où vient alors que s’entrechoquent avec violence le désir d’aimer et d’être aimé, et l’inaptitude criante de vivre cette aspiration fondamentale ? Égoïsme? Jalousie? Envie? Indifférence? Individualisme? Insensibilité? Ingratitude? Orgueil? Violence? Amertume? Intolérance? Englobant tous ces qualificatifs, la Bible parle de péché. Un terme qui se démode aussi vite que le terme télégraphe parce que l’un comme l’autre n’ont plus d’utilité dans le langage concret. Vous préférez le mot défaut, anomalie, imperfection, déficience, infirmité, insuffisance, malfaçon? Pas de problème! Quel que soit le terme employé pour marquer une incapacité quelconque, il faudra bien se rendre à l’évidence: dans le registre de l’amour, l’homme est d’une insuffisance manifeste. C’est tout juste s’il est capable d’aimer ses proches, conjoint et enfants, et encore, hélas, pas toujours... Quant à regarder au-delà des barrières de son jardin pour aimer son voisin, il y a matière à s’interroger sur la façon dont on considère réellement ce lointain “étranger”. Assurément on peut facilement prétendre aimer tout le monde au prétexte que l’on ne veut de mal à personne et s’il est exact qu’il y a quantité de braves gens qui ne feraient pas de mal à une mouche, on trouvera toujours chez la plus douce des personnes quelque aptitude secrète à se déchirer avec son prochain. Il ne suffit parfois que d’une banale occasion pour que se déclenche une guerre impitoyable. Guerre réelle ou guerre des mots, guerre des pensées secrètes ou des pensées exprimées, la guerre reste la guerre et je gage qu’il n’est personne sur terre qui puisse prétendre à la perfection sur le registre de l’amour. Tel est le drame de l’humanité que Jésus est venu mettre en lumière par son comportement et son enseignement et contre lequel il apportait “dans ses valises” une solution radicale.

La solution

La Bible enseigne bien des choses sur la nature humaine, sur la pensée de Dieu, sur l’histoire de l’humanité et sur son devenir. S’il est un point majeur que nul ne devrait ignorer, quitte à mettre de côté temporairement tous les enseignements de la Bible, c’est que l’homme est pécheur.

Il n’y a point de juste, pas même un seul; nul n’est intelligent, nul ne cherche Dieu; tous sont égarés, tous sont pervertis; il n’en n’est aucun qui fasse le bien, pas même un seul.
[Épître aux Romains 3:10].

Voici ce que l’on appelle un clair constat ! Il y a ceux qui l’acceptent, conscients de leurs insuffisances, et ceux qui, pour des raisons diverses, rejettent catégoriquement ce fait. Les premiers trouveront dans la Bible la solution que propose Jésus. Elle est gratuite, radicale et d’une simplicité que certains considèrent même comme suspecte. On ne dira jamais assez qu’il suffit de se repentir (c'est-à-dire reconnaître sa nature pécheresse) et se donner entièrement entre les mains de Dieu pour obtenir le salut de son âme d’abord puis, par le travail fascinant qu’effectue le Saint-Esprit résidant dans le coeur du croyant, pour constater le changement des tendances désastreuses d’une âme infectée par la mortelle maladie du péché. C’est par cette présence constante de la Personne même de Dieu dans le coeur du croyant que ce dernier est rendu capable d’aimer son prochain, une disposition qui le conduira, lorsqu’elle parviendra à son terme, jusqu’à aimer et bénir ses ennemis comme Jésus le suggère dans son enseignement. Quant à ceux qui rejettent le constat biblique, ils se privent de la béatitude immédiate que procure l’amour, qu’il soit donné ou reçu, et vouent leur existence présente et à venir à une infinité de déconvenues qui risquent fort, au dernier virage de leur vie, de tourner à la tragédie éternelle. Ils se préparent à constater avec effroi que leur accès au lieu où règne la perfection divine leur sera refusé pour toujours et regretteront amèrement de n’avoir pas voulu recevoir le sublime message de l’Évangile :

"Aime ton prochain !"


 

 


L'extrait biblique de référence
provient de la version 'Nouvelle Édition de Genève' 1979.
 

 

Publié avec l'autorisation écrite de l'auteur.





Le magazine "Lumières", fondé en mars 1994 par Bruno Luigi, est offert par son équipe rédactionnelle en abonnement gratuit. Envoyez votre demande
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soit par lettre adressée à Bruno Luigi,
St Bonnet, F-26330 Châteauneuf de Galaure (France).

 

 


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