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“L’athée idiot trouve tout naturel d’être posé sur une boule de feu
recouverte d’une mince enveloppe de boue séchée, tournant sur elle
même à une vitesse supersonique et autour d’une espèce de bombe à
hydrogène entraînée dans la giration de milliards de lampions
d’origine énigmatique et de destination inconnue.” Ainsi
s’exprime André FROSSARD dans son livre “Dieu en questions”.
Qu’on le veuille ou non, nombreux sont ceux qui, trop occupés des
affaires de la vie, ne prennent le temps, ni de réfléchir à leur
origine ni de songer à leur avenir et moins encore à s’interroger sur
le sens à donner à leur existence immédiate. Ce n’est pas seulement
dommage; c’est une plaie moderne qui trouve sa source, en partie dans
l’exemple déplorable que donnent certains croyants d’hier ou
d’aujourd’hui, et en partie dans la déstructuration systématique de la
pensée, organisée soit par un fatras de penseurs délirants qui se
plaisent à remettre tout en cause (sauf occasionnellement leur
pensée), soit par le monde de l’argent pour qui l’homme n’est utile à
ses desseins que quand on le prive de toute capacité de réflexion,
soit encore par la mondialisation que personne ne contrôle plus et qui
véhicule avec elle la vulgarité, la bêtise et la méchanceté à la
vitesse de la lumière. Ce qui fait que l’on n’est plus athée par
conviction (ce qui est honorable), ou par goût (ce qui est
défendable), mais par manque de réflexion. Or, le pouvoir de réflexion
est donné à chacun et quiconque s’y laisse prendre trouvera plus
commode de laisser aux autres la charge de penser à leur place, sans
toutefois se douter qu’il devient ainsi prisonnier de la pensée
d’autrui, ce qui revient à s’offrir corps et âme et à ne plus jamais
pouvoir sortir de cet état.
Nul
ne pouvant être athée sans raison, il y a donc des millions d’athées
qui ont tort de l’être.
Soyons logique. On ne peut valablement avancer l’inexistence de
quelque chose sans l’expliquer et nul ne peut nier Dieu sans
arguments. Or quels sont-ils ?
L’Église offre un
mauvais témoignage.
Argument vieux comme le monde, mais
sans valeur. Si l’on peut déplorer les erreurs passées ou présentes de
certains croyants ou de leurs églises, ce fait ne pèse rien à coté des
innombrables oeuvres salutaires dont l’église est l’initiatrice.
Certaines sont fort connues, comme l’Armée du Salut ou la Croix Rouge,
et d’autres moins célèbres mais non moins innombrables et parfaitement
remarquables. Si l’on plaçait face à face le bien qu’a fait l’Église
et le mal dont elle est débitrice, l’argument sauterait aussitôt un
peu comme si l’on confrontait tous les hommes qui consomment de
l’alcool avec les alcooliques profonds. Un peu de poussière sur un
meuble ne signifie pas que la maîtresse de maison est un souillon, pas
plus que quelques fautes de frappe dans un texte ne doivent
automatiquement signaler des erreurs de raisonnement. Va-t-on déduire
que les médecins d’un hôpital sont incompétents sous prétexte que les
chambres sont remplies de malades ? Ainsi, les fautes des croyants,
aussi dramatiques soient-elles, ne peuvent servir d’argument à
l’athéisme ambiant.
La science n’a
jamais prouvé Dieu.
Certes ! Mais si la science avait la moindre idée de ce qu’elle ignore
et qu’elle ne peut ni comprendre ni prouver, nul n’oserait plus
l’appeler de ce nom. La connaissance dans son sens le plus large
n’appartient pas à la seule science. L’art notamment (le vrai), est de
ces activités humaines qui échappent à la science. Tout n’est pas
équation dans le monde, loin de là, et heureusement. A-t-on déjà vu un
scientifique décortiquer l’amour ? L’a-t-on vu essayer de le “prouver”
comme on prouve que deux et deux font quatre ? Le véritable esprit
scientifique se borne à constater les choses et phénomènes qu’il
observe. Il tente de les expliquer, de les codifier et de les
exploiter. Pour le reste, il constate son impuissance à tout savoir et
s’en remet au ciel à qui il laisse le soin de lui révéler ses secrets
ou de les conserver. Lorsqu’il est confronté à l’inexplicable, il n’en
déduit pas immédiatement qu’il n’y a pas d’explication. Pour la
question de Dieu, le véritable scientifique qui ne l’a jamais vu dans
une éprouvette n’en déduit pas forcément qu’il n’existe pas. Il se
borne à constater que certaines choses lui échappent et, s’il est
sérieux, laisse à l’Église le soin de traiter la question comme il
laisse à Bach sa musique, à Rembrandt sa peinture ou à Hugo ses vers.
La nature est Dieu.
Une certaine philosophie prétend que
Dieu est partout dans la nature et refuse de lui attribuer une
personnalité propre. Ainsi, Dieu serait en même temps la fourmi ou le
brin d’herbe, la goutte d’eau, la montagne, le ciel, que sais-je
encore. Pourquoi s’obstiner à employer un mot pour un autre ? La
nature, c’est la nature. Dieu, c’est Dieu. Et que Dieu soit dans la
nature, c’est évident puisqu’il l’a conçue lui même. Avoir inventé la
vache ou le canard ne signifie pas que Dieu est vache ou qu’il
cancane. L’horloger n’est pas plus montre que le mécanicien n’est
moteur, et Mozart n’est pas plus croche que Rimbaud n’est vers. Ne
nous y trompons pas. Si l’âme du peintre se discerne dans sa toile, il
n’en ressort pas que le peintre soit peinture. Dieu est dans la nature
mais il n’est pas la nature. Il en est le concepteur génial mais, il
possède sa propre personnalité et en est extérieur. Ne mélangeons pas
tout. Laissons la nature où elle est et pour ce qu’elle est. Elle a
bien assez à se plaindre des tortures que lui font subir les hommes
pour n’avoir pas, en plus, à endosser la personnalité qu’elle n’a pas.
Et laissons Dieu où il est, qui n’a pas moins à se plaindre du
comportement des hommes à son égard.
Réfléchissons un
peu.
Dieu n’existe pas ?
D’accord ! Mais où irez-vous quand votre course sera finie ? Dans les
étoiles ? Vous y rencontrerez Dieu. Dans un tombeau ? Vous y trouverez
Dieu. Réduits en cendre et jetés à la mer ? Vous y verrez encore Dieu.
Où cacherez-vous votre âme ? Dans une boite à chaussure ? Dieu y est
aussi. Quoi que vous fassiez, quoi que vous projetiez, il vous faudra
un jour “rencontrer Dieu” en face.
“Car à l'Éternel appartient le règne: Il
domine sur les nations. Tous les puissants de la terre mangeront et se
prosterneront aussi; Devant lui s'inclineront tous ceux qui descendent
dans la poussière, Ceux qui ne peuvent conserver leur vie.”
(Psaumes 22:28-29).
“Qui ne craindrait, Seigneur, et ne glorifierait ton nom? Car seul tu
es saint. Et toutes les nations viendront, et se prosterneront devant
toi, parce que tes jugements ont été manifestés.”
(Apocalypse 15:4) |
Nul n’échappera. Ni le scientifique borné, ni le philosophe de
quartier, ni le chef de secte, ni le prêtre, ni le pasteur, ni
l’incroyant, ni le criminel ni l’homme de bien, ni le riche ni le
pauvre. Et le jour de la rencontre, vos arguments tomberont devant la
majesté de Dieu. Ils sécheront sur place en un instant, tragiques pour
certains, glorieux pour d’autres.
A vous de choisir maintenant. Ouvrez votre coeur à Dieu. Laissez
son Esprit pénétrer votre âme toute entière. Vous verrez, en forme de
croix, l’amour que Dieu vous porte et le désir qu’il a de se faire
connaître à vous, non par des arguments, mais par une présence, Sa
présence dans votre vie.
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