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RÉFLEXION
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• Pourquoi ne croit-on pas en Dieu ?

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Bruno Luigi

 


Encore athée ?
 

 

Magazine "Lumières"
no.67

 
   


“L’athée idiot trouve tout naturel d’être posé sur une boule de feu recouverte d’une mince enveloppe de boue séchée, tournant sur elle même à une vitesse supersonique et autour d’une espèce de bombe à hydrogène entraînée dans la giration de milliards de lampions d’origine énigmatique et de destination inconnue.” Ainsi s’exprime André FROSSARD dans son livre “Dieu en questions”.

Qu’on le veuille ou non, nombreux sont ceux qui, trop occupés des affaires de la vie, ne prennent le temps, ni de réfléchir à leur origine ni de songer à leur avenir et moins encore à s’interroger sur le sens à donner à leur existence immédiate. Ce n’est pas seulement dommage; c’est une plaie moderne qui trouve sa source, en partie dans l’exemple déplorable que donnent certains croyants d’hier ou d’aujourd’hui, et en partie dans la déstructuration systématique de la pensée, organisée soit par un fatras de penseurs délirants qui se plaisent à remettre tout en cause (sauf occasionnellement leur pensée), soit par le monde de l’argent pour qui l’homme n’est utile à ses desseins que quand on le prive de toute capacité de réflexion, soit encore par la mondialisation que personne ne contrôle plus et qui véhicule avec elle la vulgarité, la bêtise et la méchanceté à la vitesse de la lumière. Ce qui fait que l’on n’est plus athée par conviction (ce qui est honorable), ou par goût (ce qui est défendable), mais par manque de réflexion. Or, le pouvoir de réflexion est donné à chacun et quiconque s’y laisse prendre trouvera plus commode de laisser aux autres la charge de penser à leur place, sans toutefois se douter qu’il devient ainsi prisonnier de la pensée d’autrui, ce qui revient à s’offrir corps et âme et à ne plus jamais pouvoir sortir de cet état.

Nul ne pouvant être athée sans raison, il y a donc des millions d’athées qui ont tort de l’être.

Soyons logique. On ne peut valablement avancer l’inexistence de quelque chose sans l’expliquer et nul ne peut nier Dieu sans arguments. Or quels sont-ils ?

L’Église offre un mauvais témoignage.

Argument vieux comme le monde, mais sans valeur. Si l’on peut déplorer les erreurs passées ou présentes de certains croyants ou de leurs églises, ce fait ne pèse rien à coté des innombrables oeuvres salutaires dont l’église est l’initiatrice. Certaines sont fort connues, comme l’Armée du Salut ou la Croix Rouge, et d’autres moins célèbres mais non moins innombrables et parfaitement remarquables. Si l’on plaçait face à face le bien qu’a fait l’Église et le mal dont elle est débitrice, l’argument sauterait aussitôt un peu comme si l’on confrontait tous les hommes qui consomment de l’alcool avec les alcooliques profonds. Un peu de poussière sur un meuble ne signifie pas que la maîtresse de maison est un souillon, pas plus que quelques fautes de frappe dans un texte ne doivent automatiquement signaler des erreurs de raisonnement. Va-t-on déduire que les médecins d’un hôpital sont incompétents sous prétexte que les chambres sont remplies de malades ? Ainsi, les fautes des croyants, aussi dramatiques soient-elles, ne peuvent servir d’argument à l’athéisme ambiant.

La science n’a jamais prouvé Dieu.

Certes ! Mais si la science avait la moindre idée de ce qu’elle ignore et qu’elle ne peut ni comprendre ni prouver, nul n’oserait plus l’appeler de ce nom. La connaissance dans son sens le plus large n’appartient pas à la seule science. L’art notamment (le vrai), est de ces activités humaines qui échappent à la science. Tout n’est pas équation dans le monde, loin de là, et heureusement. A-t-on déjà vu un scientifique décortiquer l’amour ? L’a-t-on vu essayer de le “prouver” comme on prouve que deux et deux font quatre ? Le véritable esprit scientifique se borne à constater les choses et phénomènes qu’il observe. Il tente de les expliquer, de les codifier et de les exploiter. Pour le reste, il constate son impuissance à tout savoir et s’en remet au ciel à qui il laisse le soin de lui révéler ses secrets ou de les conserver. Lorsqu’il est confronté à l’inexplicable, il n’en déduit pas immédiatement qu’il n’y a pas d’explication. Pour la question de Dieu, le véritable scientifique qui ne l’a jamais vu dans une éprouvette n’en déduit pas forcément qu’il n’existe pas. Il se borne à constater que certaines choses lui échappent et, s’il est sérieux, laisse à l’Église le soin de traiter la question comme il laisse à Bach sa musique, à Rembrandt sa peinture ou à Hugo ses vers.

La nature est Dieu.

Une certaine philosophie prétend que Dieu est partout dans la nature et refuse de lui attribuer une personnalité propre. Ainsi, Dieu serait en même temps la fourmi ou le brin d’herbe, la goutte d’eau, la montagne, le ciel, que sais-je encore. Pourquoi s’obstiner à employer un mot pour un autre ? La nature, c’est la nature. Dieu, c’est Dieu. Et que Dieu soit dans la nature, c’est évident puisqu’il l’a conçue lui même. Avoir inventé la vache ou le canard ne signifie pas que Dieu est vache ou qu’il cancane. L’horloger n’est pas plus montre que le mécanicien n’est moteur, et Mozart n’est pas plus croche que Rimbaud n’est vers. Ne nous y trompons pas. Si l’âme du peintre se discerne dans sa toile, il n’en ressort pas que le peintre soit peinture. Dieu est dans la nature mais il n’est pas la nature. Il en est le concepteur génial mais, il possède sa propre personnalité et en est extérieur. Ne mélangeons pas tout. Laissons la nature où elle est et pour ce qu’elle est. Elle a bien assez à se plaindre des tortures que lui font subir les hommes pour n’avoir pas, en plus, à endosser la personnalité qu’elle n’a pas. Et laissons Dieu où il est, qui n’a pas moins à se plaindre du comportement des hommes à son égard.

Réfléchissons un peu.

Dieu n’existe pas ? D’accord ! Mais où irez-vous quand votre course sera finie ? Dans les étoiles ? Vous y rencontrerez Dieu. Dans un tombeau ? Vous y trouverez Dieu. Réduits en cendre et jetés à la mer ? Vous y verrez encore Dieu. Où cacherez-vous votre âme ? Dans une boite à chaussure ? Dieu y est aussi. Quoi que vous fassiez, quoi que vous projetiez, il vous faudra un jour “rencontrer Dieu” en face.
 

Car à l'Éternel appartient le règne: Il domine sur les nations. Tous les puissants de la terre mangeront et se prosterneront aussi; Devant lui s'inclineront tous ceux qui descendent dans la poussière, Ceux qui ne peuvent conserver leur vie. (Psaumes 22:28-29). Qui ne craindrait, Seigneur, et ne glorifierait ton nom? Car seul tu es saint. Et toutes les nations viendront, et se prosterneront devant toi, parce que tes jugements ont été manifestés. (Apocalypse 15:4)


Nul n’échappera. Ni le scientifique borné, ni le philosophe de quartier, ni le chef de secte, ni le prêtre, ni le pasteur, ni l’incroyant, ni le criminel ni l’homme de bien, ni le riche ni le pauvre. Et le jour de la rencontre, vos arguments tomberont devant la majesté de Dieu. Ils sécheront sur place en un instant, tragiques pour certains, glorieux pour d’autres.

A vous de choisir maintenant. Ouvrez votre coeur à Dieu. Laissez son Esprit pénétrer votre âme toute entière. Vous verrez, en forme de croix, l’amour que Dieu vous porte et le désir qu’il a de se faire connaître à vous, non par des arguments, mais par une présence, Sa présence dans votre vie.
 

 

 


Les extraits bibliques de référence
proviennent de la version 'Nouvelle Édition de Genève' 1979.
 

 

Publié avec l'autorisation écrite de l'auteur.





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