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A
toutes les fêtes de Noël doit retentir le même appel : revenons à
l'essentiel.
Aujourd'hui
tout le monde veut récupérer la fête de Noël, et en particulier les
commerçants animés d'un esprit mercantile. On parle ainsi des
cadeaux de Noël, des cartes de Noël, des vacances de Noël, des
sapins de Noël, des sucreries de Noël, des vœux de Noël, du marché
de Noël, de la dinde de Noël, etc. Les publicitaires rivalisent et
ne savent plus qu'imaginer pour la fête de Noël. Elle perd ainsi son
sens initial. Les gens du spectacle nous proposent aussi des chants
et des émissions particulières. Le pire des incrédules n'hésite
alors pas à interpréter les plus beaux chants de Noël. Cela peut
rapporter gros. Les villes s'illuminent. Nous sommes réjouis de voir
ainsi nos artères s'embellir. C'est la fête, c'est la joie, c'est la
lumière. Cela vaut parfois le détour. On peut toutefois se demander
si ces animations ne nous éloignent pas de l'essentiel.
Mais
comment définir l'essentiel ?
Pour
savoir ce qu'est l'essentiel, il faut revenir à la source, aux
racines, à la Parole de Dieu. C'est dans la Bible que nous
retrouvons l'essentiel pour Noël. Le texte, vieux de deux mille ans,
garde toujours sa validité parce que la Parole de Dieu est une
parole vivante et efficace. Ce ne sont pas des lettres mortes et
sans effet. La Parole de Dieu est vivante, et elle veut vivre dans
nos cœurs. A Noël, l'essentiel est constitué des paroles qui ont
retenti dans le ciel du premier Noël. La date importe peu.
L'important est de se souvenir de ce qui s'est passé à ce moment-là.
La parole nous rapporte les faits de ce premier Noël.
LE
PREMIER MESSAGE à retenir sont les paroles : «
N’ayez pas peur, ne craignez point.
» (Luc 2:10). Quand on lit l'ensemble des textes dans les évangiles
au sujet de l'annonce de la naissance de Jésus-Christ, ces paroles
sont comme un refrain qui revient plusieurs fois. Dans ces récits on
trouve ces mêmes termes à quatre reprises.
Lors
de l'annonce de la naissance de Jean-Baptiste, l'ange du Seigneur
dit à son père Zacharie : « Ne
crains point. » (Luc 1:13).
Jean-Baptiste naîtra six mois avant Jésus. A Marie, mère de Jésus,
l'ange dira : « Ne crains
point. » (Luc 1:30). A Joseph,
le fiancé de Marie, l'ange du Seigneur dira : «
Ne crains pas de prendre avec toi
Marie, car l'enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit.
» (Matthieu 1:20). Aux bergers dans les champs les veilles de la
nuit pour garder leurs troupeaux, l'ange dira : «
Ne craigniez point.
» (Luc 2:10). Ainsi donc quatre fois, le Seigneur dira : « Ne crains
point, n'aie pas peur. »
L’homme
moderne a peur de vivre, de vieillir et de mourir. Il a peur de la
maladie, de la solitude, de la souffrance. Il redoute d'être trompé,
volé ou agressé. L'homme vit encore aujourd'hui dans la crainte. Il
craint le licenciement, l'avenir et le présent. La première fois que
l'homme a connu la peur, c'est lorsque le péché est entré dans le
monde. Dès que l'homme a péché, il a connu la peur. L'Eternel Dieu
appela l'homme et lui dit : «
Où es-tu ? » (Genèse 3:9). Non
pas que Dieu ne savait pas où était Adam. Dieu sait tout. Mais c'est
Adam qui ne savait plus où il était. Il répond à Dieu : «
J’ai entendu ta voix, et j’ai eu peur
parce que j’ai péché. »
(Genèse 3:10). Le péché est entré dans le monde, et avec lui la
peur. Depuis que l'homme est devenu pécheur, il a peur et il
tremble. Le problème de la peur est un problème spirituel. C'est
pourquoi la solution à nos peurs est d'ordre spirituel. La foi
chasse la peur. Si nous étions vraiment remplis de foi, nous
n'aurions plus peur. Hélas, nous sommes des gens de peu de foi.
Jésus dira à ses disciples, aux douze apôtres : «
Pour quoi avez-vous peur, gens de peu
de foi ? » (Matthieu 8:26).
C'est ce que le Seigneur nous dit à chacun, à certains moments de
notre vie : « Pourquoi as-tu peur ? ». C'est sans doute pour cette
raison que les disciples dirent au Seigneur : «
Augmente-nous la foi.
» (Luc 17:5). Et de citer cet homme, père d'un enfant malade, qui
s'approche de Jésus et lui dit : «
Je crois! Viens au secours de mon
incrédulité! » (Marc 9:24).
A
Noël, nous devons revenir à l'essentiel pour que nos craintes se
dissipent. Qui que nous soyons, il y a encore des peurs dans notre
cœur. L'essentiel de Noël est cette parole qui retentit : « N’ayez
pas peur, ne craigniez point. » C'est ce que Dieu nous redit encore
en ce Noël : « N'aie pas peur, parce que Je suis là ! »
LE
SECOND MESSAGE c'est aussi la joie. C'est ce que l'ange a annoncé
lors du premier Noël. « Je
vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le
sujet d'une grande joie : c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de
David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.
» (Luc 2:10). La joie de Noël n'est pas limitée simplement au bon
repas, aux cadeaux autour du sapin. Tant mieux si ces gâteries nous
réchauffent momentanément le cœur. Mais il y a une joie plus
profonde, qui dure depuis deux mille ans pour des millions d'hommes
et de femmes dans le monde. Ces chrétiens ont cru en Jésus-Christ et
ont trouvé en Lui leur joie. La joie de Noël se justifie parce
qu'il nous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.
TEL
EST LE MESSAGE IMPORTANT DE NOËL. C'EST ESSENTIEL. LE VRAI NOËL
C'EST LA PERSONNE DE JESUS-CHRIST QUI NOUS EST DONNEE.
Ce
serait vraiment dommage de rater l'essentiel. Pourtant beaucoup
autour de nous vont encore rater l'essentiel de ce Noël. L'essentiel
de Noël, c'est Christ. La joie de Noël réside dans la naissance d'un
Sauveur, Jésus-Christ. Malgré toute la science et la connaissance du
XXe siècle, l'humanité a encore besoin d'un Sauveur, parce que
l'homme contemporain est encore pécheur. Le mal est toujours présent
au coeur de l'homme. En ce domaine, rien n'a changé. Et nous en
souffrons tous. Non seulement du mal que les autres nous font, mais
aussi du ma1 que nous faisons nous-mêmes à autrui. Le péché nous
fait souffrir. Le péché n'est pas une vieille théorie
judéo-chrétienne, ni un vieux concept moyenâgeux. Le péché est bien
une pleine actualité. Il est toujours « à la mode », et certains en
font même leur « mode de vie ». Les journaux, la radio, la
télévision, les faits quotidiens montrent que le mal et le péché
sont bien présents partout. Et, si l'on regarde chez soi, dans sa
propre maison, ou en soi dans son propre coeur, on est obligé de
reconnaître que le péché tient encore une grande place. La société
moderne est encore et toujours imprégnée par le péché. C'est
pourquoi le message de Noël (un Sauveur vous est né) reste
d'actualité. A cause du péché tellement présent, nous avons besoín
d'un Sauveur. Même si des voix veulent aujourd'hui nous faire croire
que tout va bien, que les choses s'améliorent et que la science va
apporter une solution à beaucoup de problèmes.
La
réalité est triste et sous l'emprise du mal. Sur le Titanic, les
musiciens jouaient et les gens dansaient. Mais le navire coulait.
Aujourd'hui, nos vies s'enfoncent aussi. Nous avons besoin d'un
Sauveur, parce que le péché fait encore des trous dans la coque de
notre vie. Nous avons difficile de reconnaître cette réalité. Mais
pourtant le péché fait bien des dégâts irréparables dans nos vies,
et nous avons besoin de Jésus-Christ pour nous sauver. Il est temps
d'écouter l'appel de l'évangile, comme les apôtres le proclamaient
il y a deux mille ans : «
Sauvez-vous de cette génération perverse.
» (Actes 2:40). La Parole de Dieu demeure éternelle. Ces mots de
l'apôtre Pierre dans la ville de Jérusalem peuvent encore résonner
aujourd'hui dans nos cités contemporaines. L'essentiel du message de
Noël est d'actualité. Noël est un appel personnel du Seigneur. Dieu
n'appelle pas le monde de façon impersonnelle. Il s'adresse à chacun
et attend une réponse individuelle. Personne ne peut répondre pour
quelqu'un d'autre. Le Messie, le Seigneur, le Fils de Dieu est venu
sauver ce qui était perdu. Dieu est venu, en la personne de Christ,
sur notre planète Terre. Sur cette planète, Dieu a créé l'homme, il
est venu, il s'est fait homme, il a vécu parmi les hommes pour
souffrir et pour mourir. Tel est le message de Noël : Dieu qui
s'incarne, qui devient homme pour sauver les hommes en mourant sur
la croix du Calvaire. Conformément aux évangiles, il est ressuscité
le troisième jour comme les prophètes l'avaient annoncé. A Noël,
l'essentiel c'est Emmanuel, c'est Dieu avec nous, c'est Dieu qui
devient homme. Oui il y a bien quelqu'un là-haut qui est venu
ici-bas : Dieu lui-même. Le Christ est venu dire et confirmer : oui,
il y a quelqu'un là-haut. Jésus a dit : «
Celui qui m'a vu a vu le Père.
» (Jean 14:9). Celui qui a vu le Christ a vu Dieu. Il est la preuve
de l'existence de Dieu. Les merveilles de la nature et sa précision
témoignent déjà de l'existence de Dieu.
Comme
le disait Voltaire : « L'univers m'embarrasse, car je ne puis penser
que cette horloge existe et n'aie pas d'horloger. » Notre raison
nous dít : oui, il y a quelqu'un là-haut. Mais le Christ est venu,
en quelque sorte, confirmer et donner la preuve qu'il y a bien un
divin horloger, un Dieu qui nous aime. Jésus est venu nous donner la
preuve définitive et irréfutable de l'existence d'un Dieu. Même
quand nous ne comprenons plus rien et que mille questions restent
sans réponse, même quand nos misères et nos échecs sont là, même
quand le découragement nous assaille, toutes ces difficultés ne
peuvent gommer l'existence de Dieu. Dieu s'est manifesté en
Jésus-Christ. Noël, c'est Dieu qui confirme qu'il y a bien quelqu'un
là-haut. La preuve c'est qu'il vient ici-bas. Et quand les hommes le
regardent, tous sont obligés de dire : «
Jamais homme n'a parlé comme cet
homme. » (Jean 7:46). Jamais
les hommes n'avaient vu de tels miracles.
Quand
le centurion romain voit le Christ mourir, il dit : «
Cet homme était vraiment le Fils de
Dieu. » (Matthieu 27:54, Marc
15:39). Oui, il y a quelqu'un là-haut. Noël, c’est la démonstration
du Seigneur, du Dieu qui vit et qui est tout puissant. Il n'y a pas
seulement quelqu'un là-haut, mais il y a quelqu'un qui nous aime.
C'est ce que Jésus dit : «
Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que
quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie
éternelle. » (Jean 3:16).
A
Noël, Dieu nous lance un appel. Dieu nous invite à ouvrir notre
coeur à Christ. Noël n'est pas seulement le temps d'ouvrir la porte
aux invités. C'est aussi le temps d'ouvrir la porte à Jésus-Christ.
C'est un choix personnel. Nous décidons beaucoup de choses dans
notre vie, parfois importantes, tantôt mineures. Vis-à-vis de Dieu,
il y a aussi une réponse à donner, un choix à faire. Nous avons
chacun à ouvrir notre coeur, notre vie à Christ. C'est l'essentiel
de Noël. il ne suffit pas seulement de savoir que Dieu a envoyé son
Fils, que Jésus est venu sur terre, etc. On peut savoir toutes ces
choses et rester perdu s'il n'y a pas de réponse personnelle du
cœur.
Noël,
c'est Dieu qui parle à notre coeur et qui nous dit à chacun :
« Où en es-tu ? » Peut-être ne sais-tu pas où tu en es devant Dieu…
Si
ta vie t'était reprise aujourd'hui, tu ne sais pas trop bien ce
qu'il en est de ton éternité. Celui qui ouvre et qui accueille le
Christ, sait où il va. L'apôtre Jean écrira : «
Nous savons que nous avons la vie
éternelle. Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n'a pas le Fils
de Dieu n'a pas la vie. » (1
Jean 5:12). A Noël, Dieu nous lance un appel solennel. Ouvre ton
coeur à ton Sauveur, au Seigneur, laisse-le entrer dans ta vie et
transformer ton existence. Il y a tant de choses à changer : laisse
entrer le Christ pour qu'il pardonne tes péchés et te donne la vie
de Dieu. L'essentiel à Noël c'est une réponse personnelle.
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