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• La préexistence du Christ
 

 


La préexistence de Jésus-Christ
 

 

  par le pasteur
Samuel Samouélian
(1905-2001)

 
   


Nous sommes à une époque où la christologie d'un grand nombre est en opposition avec la Révélation Biblique. Dans les milieux les plus divers on parle de Jésus-Christ, mais, trop souvent, notre Seigneur est incompris ou inconnu dans sa véritable essence. Souvent même, pour ceux qui se disent chrétiens, le Christ n'est pas le Fils Unique de Dieu qu'on adore.

Nous allons étudier la Sainte Bible, dont nous acceptons l'autorité souveraine, l'inspiration plénière et constante. Nous allons nous laisser conduire par elle, la consulter avec une humble confiance. Il nous serait difficile, plutôt impossible, de traiter notre sujet avec efficacité et fidélité sans cette foi totale en la Parole de Dieu.

Il nous faut, pour la connaissance du Christ biblique, du Christ historique, du vrai Christ, la connaissance des écrits historiques du Nouveau Testament. Nous n'avons pas d'autre source, mais celle-ci est suffisante et sûre. Comment douterions-nous d'elle ? Les écrivains du Saint Livre sont tous dignes de confiance. Ils nous présentent tous et toujours le même Christ.

Sans doute tous ne considèrent pas la Bible de la même manière. Voici ce que dit le professeur A. Lamorte : « Pour un grand nombre de théologiens, la Bible n'est pas ce qu'elle nous dit qu'elle est, ce que Christ nous dit qu'elle est: La Parole de Dieu. De ce fait, elle ne saurait être l'autorité suprême, le critère de la vérité.

« Les théologiens modernes qui refusent à la Bible son caractère foncièrement surnaturel nous disent: La Parole de Dieu est dans la Bible.

« Pour Karl Barth, la Bible se présente comme un témoignage à la Parole, témoignage qui, d'ailleurs, ne serait pas exclusif. « Dieu peut nous parler, écrit Barth, par le moyen du communisme russe, d'un concert de flûtes, d'un bouquet de fleurs ou d'un chien mort » (Cf. Dogmatique, vol. l T.I, pp. 53-54).

« Le professeur Neeser rend ainsi compte de la pensée de Barth. Lorsqu'il plaît à Dieu de parler aux hommes – et cela dépend à chaque instant et en chaque lieu de son bon plaisir – il lui plaît de se servir du message biblique... La Parole biblique devient ainsi, en tel instant fugace, et, en tel lieu restreint, Parole de Dieu. Mais, l'instant d'après, dans ce même lieu, elle redevient simple parole humaine, dépouillée de toute espèce de présence sacrée » (Cf. M. Neeser, Orientation, p. 53).

« Pour Bultmann, tout le cadre historique des Evangiles n'est qu'un mythe. Les récits de la nativité, le Logos de Jean, le baptême, la tentation, la résurrection, l'ascension... tout cela est légendaire. La Bible contient sans doute un message original et divin, une parole de Dieu, mais il s'agit de redécouvrir ce message enfoui sous l'amas des traditions postérieures. C'est pourquoi Bultmann offre aux théologiens une œuvre de « démythologisation » (de démythisation) des Evangiles.

« Serions-nous étonnés s'il restait autre chose de Jésus, dans la théologie de Bultmann, qu'un mystérieux personnage qui se cache derrière l'histoire avec une indescriptible imprécision ! »

« La Parole de Dieu est dans la Bible ». Formule subtile qui livre la Parole de Dieu au seul critère humain. Chaque lecteur de la Bible est appelé à découvrir cette Parole, selon son jugement personnel, au gré de sa raison, de ses sentiments, de sa foi ou de son incrédulité. Ce qui est pour les uns une Parole de Dieu ne l'est pas pour les autres ». (La Parole éternelle, p. 23 - 25).

Avec une telle manière de concevoir la Bible, que peut devenir la foi en la préexistence éternelle de Jésus-Christ ? Pour nous, nous croyons que la Bible est tout entière « la Parole de Dieu ». Nous le croyons avec l'apôtre Paul : « Toute l'Ecriture est divinement inspirée... » (2 Timothée 3.16).

L'inspiration divine de toute la Bible n'est pas pour nous un problème. Nous croyons que Dieu est capable d'inspirer, au cours de 15 siècles, des hommes de tempérament et de conditions diverses pour faire connaître aux hommes sa volonté, son amour rédempteur, en un mot : Jésus-Christ, son Fils Unique et éternel. Si nous n'acceptons pas, par la foi, l'inspiration plénière des Saintes Ecritures, non seulement Jésus-Christ, mais tout le reste de l'enseignement biblique devient un problème insoluble.

Ce n'est pas d'aujourd'hui que l'inspiration des Saintes Ecritures et la préexistence éternelle de Jésus-Christ sont mises en cause. Dès les premiers siècles de l'ère chrétienne, nous retrouvons les mêmes négations et le même discrédit jeté sur la Parole faite chair et la Parole de Dieu écrite.

Vers l'an 319, tandis que l'évêque d'Alexandrie, en Egypte, soutenait devant une assemblée ecclésiastique que la « dignité du Fils est égale à celle du Père et que son essence est la même », Arius le contredit publiquement et déclara : « que le Fils a eu un commencement, qu'il n'a pas toujours existé, qu'il a été créé, fait de rien; qu'il est d'une substance ou essence différente de celle du Père; qu'il est sujet au changement et susceptible par son libre arbitre de vice ou de vertu ». Arius et ses disciples adressèrent aussi une lettre à l'évêque, de laquelle nous extrayons ces lignes: « Nous confessons trois personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit; mais Dieu comme le cœur de toutes choses est seul exempt de principe. Il a été avant le Christ, et ce Christ n'est ni co-éternel, ni co-inengendré avec le Père ». Arius écrit encore: « Jésus-Christ est Dieu lui-même et immuable » mais il ajoute : « Il n'était point avant qu'il eût été engendré ou formé ».

Arius fut d'abord condamné par le concile de 321 tenu à Alexandrie. Ce concile disait: « Le Fils est éternel comme le Père qui lui est absolument semblable..., Dieu n'a précédé son Fils d'aucun moment, d'aucune idée... ».

Au Concile universel de Nicée, en Bithynie, en l'an 325, auquel assistèrent trois cent dix-huit évêques, d'Orient et d'Occident, la doctrine d'Arius fut définitivement condamnée et la doctrine orthodoxe à l'égard de la préexistence du Fils fut ainsi formulée :

« Nous croyons en un seul Dieu Père Tout-Puissant, qui a fait toutes les choses visibles et invisibles, et en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils Unique de Dieu, engendré du Père, c'est-à-dire de la substance du Père, Dieu de Dieu, et Lumière de Lumière, Dieu Véritable de Dieu Véritable, engendré et non fait, consubstantiel au Père, par lequel toutes choses ont été faites au ciel et sur la terre, qui est descendu, s'est incarné et s'est fait homme pour nous et notre salut, qui a souffert, qui est ressuscité le troisième jour, qui est monté au Ciel, et qui viendra juger les vivants et les morts, et nous croyons au Saint-Esprit ».

A la suite du Concile, Arius fut exilé en Illyrie.

L'Église des premiers siècles s'est bien rendu compte du danger des doctrines négatives et subtiles d'Arius. Elle a lutté de toutes ses énergies pour la Vérité. C'est autour de la Personne de Jésus-Christ que se déroulèrent toutes les controverses et tous les Conciles. Si la doctrine d'Arius avait été victorieuse, le Christianisme aurait disparu depuis longtemps. Mais au-dessus des hommes, Dieu règne. Le Père et le Fils, éternellement inséparables, veillent sur ceux qui, d'un cœur sincère veulent les glorifier.

Calvin fut aussi aux prises avec les négateurs de la préexistence éternelle de Jésus-Christ. Dans son Institution Chrétienne (Livre I, Chap. 13, parag. 18), il déclare que « l'éternité du Père est aussi l'éternité du Fils et de son Esprit... et qu'en l'éternité, il ne faut chercher premier ni second ». Au paragraphe 8 de ce même chapitre, il dit de ceux qui tenteraient de limiter la préexistence du Fils : « Ils n'osent ouvertement lui ravir sa divinité aussi lui dérobent-ils son éternité en cachette ».

Le terme de préexistence est employé par des sectes, tels le Spiritisme, les Roses-Croix et d'autres sectes. Ces groupements parlent de réincarnations, doctrine d'après laquelle nous serions sur la terre des continuations d'existences antérieures, des esprits qui s'incarnent en attendant de se désincarner. Mais le terme « préexistence », attribué à l'homme, est impropre; l'être humain n'existe pas avant sa naissance sur la terre. L'homme ne commence à vivre que sur la terre, au moment de sa naissance. Sans doute, quand nous naissons ici-bas, nous sommes, chacun de nous, une pensée de Dieu, une espérance de Dieu. Avant l'œuvre, le Divin Ouvrier a conçu son ouvrage. Pour chaque homme. Dieu a eu un plan, un projet. Ce qui a préexisté, c'est le projet et non l'objet. De même qu'un peintre, avant d'exécuter un tableau, voit à l'avance, dans sa pensée, sa toile, ce qui ne veut pas dire que sa toile existe. Ainsi, le terme préexistence appliqué à l'être humain, ne signifie rien, car une œuvre ne peut exister, avant d'avoir été faite.

C'est dans le sens que nous venons d'indiquer que Dieu, pouvait dire à Jérémie « Avant de te former dans le sein de ta mère, je te connaissais; avant ta naissance, je t'avais consacré, je t'avais désigné comme prophète des Nations. » (Jérémie, I, v. 5). Cela ne voulait pas signifier que Jérémie existait avant sa naissance, mais cela voulait dire qu'avant sa naissance, Dieu avait prévu pour Jérémie une tâche particulière. Jusqu'à un certain point, Dieu est tout-puissant pour réaliser son dessein: ainsi le choix du sexe, le milieu où l'enfant naîtra; mais après, le plan de la Providence divine peut être, du fait de la liberté humaine, soit contrecarré, soit réalisé. C'est ainsi que l'on comprend les vocations particulières pour le service du Seigneur.

Mais toujours, le Dieu amour a une pensée d'amour pour tous les êtres humains qui naissent ici-bas. Nous n'avons pas préexisté à notre vie terrestre, mais nous avons été prédestinés au salut, prédestinés à la vie par la foi en Christ. Si nous sommes dans la mort spirituelle, la faute en est à nous-mêmes: C'est que nous n'avons pas voulu croire et obéir à la voix du Seigneur pour suivre son plan à notre égard.

Mais nous ne pouvons appliquer à Jésus-Christ cette notion juste pour l'homme. Car la conception biblique de la préexistence nous le présente non préexistant dans la pensée de Dieu mais préexistant réellement, personnellement, éternellement.

Ainsi, le terme « préexistence » est employé par des sectes qui professent la fausse doctrine des réincarnations, et qui n'ont point de peine à croire en la préexistence de Jésus-Christ puisque, d'après eux, chaque être humain, sur la terre, est l'incarnation d'une âme qui a déjà vécu soit en ce monde, .soit en un autre. Pour le spirite, il n'y a pas de différence entre Jésus-Christ et un homme, sinon que Jésus-Christ fut l'incarnation d'un esprit arrivé à un certain degré de perfection.

La préexistence, dans le sens spirite, attribuée au Seigneur, est le pire des blasphèmes. Attribuée à l'homme elle est une atteinte à la personnalité, car la vie présente devient une punition, un esclavage des prétendues existences antérieures qui rendent l'homme responsable des fautes dont il ne se souvient pas et qu'il n'a pas commises ici-bas. Cette doctrine est une insulte à Dieu et à l'homme. Cette doctrine, comme toutes celles qui ont une fausse notion du péché, exalte la conception païenne du salut par l'effort humain, par l'expiation humaine.

Voici ce qu'un spirite notoire, dans ses « Leçons de spiritisme aux enfants », dit : « pourquoi les Esprits s'incarnent-ils ? – Pour travailler à s'élever dans l'échelle intellectuelle et morale des êtres, pour expier les fautes commises dans les incarnations antérieures et s'améliorer ainsi par l'épreuve, la souffrance et le travail. Ainsi tous les hommes sont des Esprits incarnés ! Tous. ». D'après cette théorie, Jésus-Christ serait un esprit qui aurait déjà paru sur la terre ou sur une autre planète. Le spiritisme fait du Seigneur une créature humaine en progrès, il ne parle nullement de sa divinité éternelle, il le considère tout au plus comme le plus merveilleux des médiums, l'un des intermédiaires entre le monde invisible et le monde visible. Allan Kardec va jusqu'à faire du Seigneur un prophète du spiritisme, il écrit: « Moïse a labouré, Christ a semé, le Spiritisme vient récolter ».

Non, Jésus-Christ n'est point un médium, mais le « seul Médiateur », le seul Rédempteur. Il n'a rien de commun avec le spiritisme; Il n'est point un homme amélioré ou un homme qui s'améliore. Il est le Fils Unique et éternel de Dieu fait Homme.

Arrêtons-nous enfin sur « l'Association » qui se donne pour titre : « Les Témoins de Jéhovah ». Cette Association a vu le jour vers 1884 aux Etats-Unis sous le titre de « Société de Bibles et Traités La Tour de Garde ». Les adeptes de cette Société se sont appelés « Témoins de Jéhovah » à partir de 1931. Très entreprenants par leurs publications, surtout centrées sur Le Retour de Christ, mais avec des thèses invraisemblables, très actifs par leurs visites à domicile, ces « témoins », en tordant le sens des Saintes Ecritures, luttent avec acharnement contre la Personne éternellement divine de Jésus-Christ. Pour eux, le Seigneur est « le Chef des Témoins de Jéhovah, le Témoin principal de Dieu, la première création de Dieu ». Selon eux, ce premier témoin ne peut donc être Dieu et sa préexistence est limitée dans le temps.

Cette secte cite les passages de l'Apocalypse 1,5 et 3,14 où le Seigneur est appelé « le témoin fidèle et véritable ». Mais cette désignation n'enlève rien à sa divinité éternelle. L'apôtre Jean, dans tout l'Apocalypse, rend hommage à la divinité éternelle du Fils de Dieu en le mettant au rang du Père et du Saint-Esprit comme source de grâce, de vie, de salut et de paix, (Apoc. 1, 4-5). Jésus est, non un témoin, mais Le témoin fidèle, et non à la manière des créatures, mais comme le Fils éternel qui révèle le Père aux hommes. Il dit à Nicodème : « En vérité, en vérité, nous disons ce que nous savons, et nous attestons ce que nous avons vu; et vous ne recevez point notre témoignage. Si vous ne croyez pas quand je vous parle des choses terrestres, comment croirez-vous lorsque je vous parlerai des choses célestes ?... Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous. Il atteste ce qu'Il a vu et entendu », (Jean 3, 11-12, 32). Nous pourrions citer aussi, dans le même ordre d'idée Jean, 8, versets 26, 28, 40. Nul ne vient au Père que par le Fils Jésus. Le seul Médiateur entre Dieu le Père et les hommes, c'est Jésus, qui a été fait homme pour un temps et dont le témoignage a été jusqu'à la Croix. En grec, le mot témoin signifie aussi martyr. Christ a scellé de son propre sang son témoignage, afin « d'effacer l'acte d'accusation rédigé contre nous », (Col. 2, 14).

Au sujet du Prologue de l'Evangile selon Saint Jean, Prologue si embarrassant pour les « Témoins de Jéhovah », ceux-ci citent la version de la « Bible du Centenaire » publiée en 1928 par la Société Biblique de Paris, et le Nouveau Testament traduit par MM. Maurice Goguel et Monnier, (1929), qui donnent pour Jean 1, 1, un texte fort tendancieux : « Le Verbe (la Parole) était un être divin ». Ils utilisent également certaines versions anglaises et allemandes qui donnent pour ce même texte des versions qui évitent de dire clairement que « la Parole était Dieu. La version anglaise « The New English Bible », 1961, dit par exemple : « Et ce que Dieu était, la Parole l'était », ou encore dans une autre version : « La Parole était divine ». Il est évident que le texte grec de Jean 1, 1, facile à traduire, ne peut être que : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. » L'apôtre ne veut pas attribuer à la Parole un état intermédiaire entre Dieu et la créature. La Parole est dans le Prologue de Jean autre chose que ce que disent les « Témoins de Jéhovah » : « le plus parfait des hommes », ou « le plus élevé des anges ». La Parole est éternellement Dieu comme le Père, personnelle comme Lui et « UN AVEC LUI ».

Les Témoins de Jéhovah, repoussant la divinité éternelle de Jésus-Christ, condamnent par conséquent la doctrine fondamentale de l'enseignement biblique concernant la Trinité. Pour eux, le Saint-Esprit n'est pas Dieu Lui-même, Dieu pouvant habiter en nous pour nous transformer, nous sanctifier. Ils n'annoncent donc pas le salut par la foi en Jésus Sauveur, Dieu fait homme par amour pour les hommes afin de les sauver par sa mort expiatoire et ils ne peuvent parler de la régénération de l'âme par le Saint-Esprit. Du reste, la notion du péché selon la Bible, la condamnation dans laquelle se trouve l'homme, est laissée de côté et pour cause. Il n'y a pas de Rédempteur pour eux en Jésus-Christ. Les termes « d'expiation » ou de « rédemption » que nous trouvons si souvent dans les Ecritures, ne sont pas utilisés par les « Témoins de Jéhovah », ou dans un sens tout différent. Lorsqu'ils parlent de la mort de Jésus, ils disent : « la mort sacrificatoire ». Leur doctrine de la Rédemption est des plus bizarres : selon eux le sacrifice de Jésus-Christ sur la Croix répare la faute d'Adam. Cette rançon permet aux hommes, après avoir vécu sur la terre une première fois, de ressusciter pour subir une nouvelle épreuve ici-bas, dans des conditions plus favorables que le premier Adam au paradis. Adam ignorait toutes les conséquences du péché, tandis que l'homme ressuscité saura à quoi s'en tenir. Par cette réincarnation, « les ressuscités obéissants pourront acquérir la vie sans fin ».

« Au fond, d'après cette conception, dit le professeur J.M. Nicole, Jésus n'aurait pas vraiment porté nos péchés sur la Croix. Il aurait souffert pour le péché d'Adam. Notre salut ne serait pas dû uniquement à Ses mérites, mais à la manière dont nous saurions profiter de la seconde chance qui nous est offerte : « La rançon pour tous », donnée par « l'homme Jésus-Christ » ne donne ou ne garantit à aucun homme la vie ou la bénédiction éternelle, mais elle donne et garantit à chaque homme une autre opportunité ou épreuve pour la vie éternelle ». (Les Témoins de Jéhovah, par J.M. Nicole, extrait de : « Le plan de Dieu », Chap. 9, pages 161 - 163 publication des « témoins »).

Les écrits de cette secte ont pour triste but de détruire la foi au vrai Christ, que Paul appelle « notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ », (Tite, 2, 13), comme la foi en Dieu le Saint-Esprit, troisième Personne de la Sainte Trinité. Ces « témoins », qui n'ont rien de chrétien, sont donc de « faux témoins » de Jéhovah.

 

 

Introduction du livre "La préexistence de Jésus-Christ"
publié à Nismes en 1982 (troisième édition)
 


 
 


In memoriam: Pasteur S. Samouélian

   Le pasteur Samuel Samouélian s’est éteint le 12 mars 2001, chez sa fille et son gendre Gladys et Pierre Geiser, à Gennevilliers, dans sa 96e année. Il était né à Paris, en 1905, dans une famille de commerçants arméniens de confession orthodoxe. Une de ses tantes, habitant Manchester (Angleterre), s’était convertie. En 1919, elle a invité le jeune Samuel, qui a été mis en contact avec la Bible et avec le message du salut par grâce. Revenu en France, il a fréquenté l’Eglise méthodiste d’Asnières (Seine), dont le pasteur était W.H. Guiton. En 1925, il a saisi pour lui-même la promesse: Le sang de Jésus-Christ nous purifie de tout péché, et: Celui qui a le Fils a la vie. Il est devenu membre de cette Eglise, un membre très actif. Il a eu la conviction que Dieu l’appelait à son service, et a suivi la formation de l’Ecole pastorale méthodiste de Paris. Il a épousé, en 1933, Mademoiselle Suzanne Froment, qui fréquentait l’Eglise d’Asnières. En 1935, il a été nommé à l’Eglise méthodiste de Lisieux (Calvados), puis, en 1938, à l’Eglise méthodiste d’Anduze (Gard). Cette Eglise, comme la plupart des Eglises méthodistes du Midi, a refusé d’entrer dans le mouvement d’unification qui a abouti à la création de l’Eglise réformée de France. Une nouvelle union des Eglises méthodistes de France a été créée, dont Samuel Samouélian a été le président pendant de longues années. Après Anduze, il a passé quelques années à Codognan, puis a eu un long ministère à Nîmes, où il est resté jusqu’à sa retraite. Au cours de ces années, 5 enfants étaient venus enrichir le foyer de Samuel et Suzanne: Gladys, Yvette, Franck, Daniel et Micaël. Suzanne a été reprise à l’affection des siens en 1988, et repose dans le cimetière de St Brévin l’Océan, où la famille Samouélian a une propriété. C’est là aussi que le corps de Samuel a été déposé, après un service dans le temple de l’Eglise Méthodiste de Gennevilliers. Sa soeur Sophie Samouélian avait épousé le pasteur Fernand Chazoule, qui a été rappelé par Dieu en 1983. Elle s’est éteinte en décembre dernier [2000], à l’âge de 94 ans.

   Ces dernières années, sentant qu’il ne pouvait plus servir le Seigneur comme il le désirait, il aspirait à s’en aller et être avec Christ, ce qui est de beaucoup le meilleur (Philippiens 1.23), et à le servir d’une autre manière. Ce qui caractérisait, me semble-t-il, Samuel Samouélian, c’est son amour pour le Seigneur, qui le poussait à le servir sans relâche, avec toutes ses capacités. Et aussi son attachement à la Parole de Dieu, et en particulier aux vérités évangéliques. Dans ses prédications, il insistait particulièrement sur la sanctification. Par conviction, il s’est efforcé de réfuter la doctrine de la prédestination, s’attachant aux affirmations de l’Ecriture, que Jésus-Christ est une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier (1 Jean 2.2), et que tous les hommes peuvent être sauvés, en passant par la repentance et en croyant en Jésus-Christ, l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde (Jean 1.29). Il a écrit, au cours de son long ministère, de nombreux articles et plusieurs livres d’édification qui prolongent son témoignage. Pendant de longues années, il a aussi mené à bien sa responsabilité de rédacteur de L’Evangéliste, journal de son union d’Eglises, ainsi que celle des Publications méthodistes. Samuel Samouélian était aussi un artiste (peinture à l’huile) et un ami des livres.

   Il a été pour moi un «grand frère», plein d’affection et de sagesse.

Francis Guiton

Source: L'Evangéliste N°274/2001
http://eemnews.umc-europe.org/2001/juin/25-01.php
 


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