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Un peu de vocabulaire...
| A |
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| Arceau : | L'arceau est la pièce de métal fixée au sabot si caractéristique de l'échasse namuroise. Il permet de retenir le pied des jouteurs lors des frappes ou des génuflexions. | |||
| Alfer : | Porteur et joueur de drapeaux. Le jeu de drapeau fut introduit à Namur par les Espagnols qui y casernaient. Chaque brigade d'échasseurs possède son alfer portant haut ses couleurs. | |||
| Aubain (Saint) : | Né à Languidic, en 468, issu d'une famille anglaise installée en Bretagne, moine, puis abbé du couvent de Tréhillac, près de Guérande, puis évêque d'Angers en 529 malgré lui, mort en 550. Il participa au concile d'Angers en 540, et servit d'interprète à saint Tudal auprès du roi Childebert. C'est à lui qu'est dédiée la cathédrale de Namur et c'est sur la place du même nom que se déroule le combat de l'échasse d'or. | |||
| Avresse(s) : | Compagnie d'échasseurs aux échasses rouges et blanches dont les membres étaient originellement recrutés dans la Neuveville et les villages entourant Namur. | |||
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| B | ||||
| Bia Bouquet : | Chant populaire namurois. Le conseil communal adopta ce chant de noces en 1856 en qualité de chant « national » namurois. Beethoven en a utilisé l'air dans son quatuor « L'Archiduc » (1811). | |||
| Bout-a-tot : | Le bout-a-tot est la seconde phase d'un combat d'échasseurs, lorsque les combattants d'une même brigade, après avoir éliminé la couleur adverse, se retournent les uns contre les autres afin de désigner le vainqueur final. Le bout-a-tot n'est pratiqué que pour les grands combats comme l'échasse d'or. | |||
| C | ||||
| Chacheû : | Mot du wallon de Namur désignant le jouteur sur échasse et duquel est dérivé le terme "échasseur" | |||
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Combat d'apparat : |
Lors des visites de personnages prestigieux à Namur, les meilleurs jouteurs étaient sélectionnés afin de proposer aux hôtes de marque de la ville un spectacle de la plus haute qualité. Ont notamment assisté à de tels combats : Phillipe le Bon, duc de Bourgogne ; l'empereur Charles Quint ; le tsar Pierre le Grand ; le Maréchal de Saxe... | |||
| Combat de masse : | Par opposition aux combats d'apparat, des joutes étaient dès le haut moyen-âge organisées pour tous les échasseurs de la ville. On pense que ces combats ont rassemblé à la grande époque près d'un millier de jouteurs. A noter qu'à l'époque, un échasseur n'arrêtait le combat que lorsqu'il était blessé. | |||
| Côps d'pougn è stoumac' : | Terme wallon qu'on peut traduire par coups de poing au ventre et désignant une des techniques utilisées par les jouteurs pour désiquilibrer leur adversaire. | |||
| D | ||||
| Donner li manote au stoumak : | Mouvement classique de défense consistant à porter un coup à la poitrine de l'adversaire à l'aide du poing refermé sur le sommet de l'échasse. | |||
| Donner l'èwion : | Ancienne technique d'attaque consistant à culbuter l'adversaire d'un coup de lance. Tout comme pour le salut, le lutteur sautille sur une échasse en tenant dans sa main libre l'échasse pointée horizontalement. Pour d'évidentes raisons de sécurité, ce coup n'est plus porté dans les combats actuels. | |||
| E | ||||
| Echasse d'argent : | Récompense attribuée au terme de la joute annuelle de l'échasse d'or au dernier combattant de la brigade vaincue. | |||
| Echasse d'or : | Terme désignant à la fois le grand combat annuel des Echasseurs et la distinction attribuée à son vainqueur. Le combat de l'échasse d'or est chaque année suivi avec passion par une foule dense massée sur la place St-Aubain. | |||
| Echasseur : | Mot du français régionnal et dialectal de la région namuroise, dérivé du wallon "chacheu", désignant les jouteurs sur échasse. Par opposition, le terme échassier s'applique dans nos régions à tous les autres utilisateurs d'échasses (danseurs, landais, ..) | |||
| F | ||||
| Fé l'dobe cotoûrnée : | Technique de combat consistant à réaliser un tour complet très rapide en prenant appui sur une échasse. Cette technique permet à l'échasseur de faire front à plusieurs adversaires à la fois. | |||
| Fêtes de Wallonie : | Réjouissances organisées à Namur durant le 3 ème weekend de septembre depuis 1923. C'est lors de cette grande manifestation, qui réunit annuellement plusieurs centaines de milliers de spectateurs, que se déroule chaque année la joute de l'échasse d'or. | |||
| Fifre : | Le fifre est une petite flûte au son aigu utilisé en particulier par les armées du XVIII et XIXème. Le son du fifre accompagne les échasseurs lors de leur déhambulations. | |||
| G | ||||
| Génuflexion : | Se dit d'une des passes les plus spectaculaires des joutes d'échasseurs. Les deux adversaires sont placés côte à côte et s'accrochent par les coudes. Ils tentent alors mutuellement de se déséquilibrer par des poussées d'épaules ou en amenant leur adversaire vers le bas en une grande génuflexion | |||
| H | ||||
| Houyoux : | Ruisseau se jetant dans la Meuse à Namur. Actuellement canalisé et entièrement voûté, ses crues sont probablement partiellement à l'origine de la pratique de l'échasse à Namur. | |||
| L | ||||
| Lansquenet | Le lansquenet était à l'origine un mercenaire germanique des armées de Charles Quint. Il désigne aussi les tambours aux dimensions impressionnantes dont le martèlement lancinant accompagne les combats d'échasseurs. | |||
| Lèver l'chache : | Plus communément appelé « salut », ce mouvement est exécuté avant le combat pour saluer l'adversaire ou en fin de combat pour saluer le public après la victoire. Le jouteur sautille sur une échasse en brandissant l'autre à bout de bras en direction des personnes qu'il salue. | |||
| M | ||||
| Marché St Rémy : | Aujourd'hui « Place d'Armes », le marché St rémy fut durant tout l'ancien régime la grand place de la ville de Namur. C'est sur cette esplanade que se déroulait la majorité des combats opposant Mélans et Avresses. | |||
| Mélans : | Brigade des échasseurs du centre de la ville aux échasses noires et jaunes. | |||
| Meuse : | Fleuve d'Europe occidentale (950 km). Il trouve sa source dans le plateau de Langres (France) et se jette dans la Mer du Nord aux Pays-Bas. A Namur, la Meuse se gonfle des eaux de la Sambre. Cette confluence est à l'origine du développement de la ville... et de l'apparition des joutes d'échasseurs. | |||
| N | ||||
| Namur : | Ville de Belgique (100.000 habitants). Capitale de la Région Wallone et chef lieu de la province de Namur. Namur fut dès l'antiquité un lieu d'habitation et une place forte de choix. De l'oppidum des Aduatiques assiégé par César à la citadelle actuelle en passant par le château comtal, un grand nombre de conquérants se sont succédés sous ses murs. Namur est aussi la patrie des Echasseurs | |||
| P | ||||
| Péket : | Alcool de genièvre typique de la Belgique wallone. A l'occasion, il sert d'énergisant ou de réconfort aux jouteurs. | |||
| Piter : | Technique de combat qui consiste à frapper de l'échasse contre celle de l'adversaire | |||
| R | ||||
| Rèper : | Mouvement consitant à trainer l'extrémité inférieure de l'échasse dans le but de rétablir son équilibre (après une génuflexion le plus souvent) ou de parader bruyamment lors d'un défilé. | |||
| Rousseau, Félix : | Historien et archiviste de la ville de Namur. On lui doit de très nombreuses recherches sur le folklore namurois. | |||
| S | ||||
| Salut : | Voir « Lèver l'chache » | |||
| Sambre : | Rivière de France et de Belgique (190 km) qui se jette dans la Meuse à Namur. C'est sur la rive gauche de cette rivière que s'est développé le premier noyau urbain. | |||
| W | ||||
| Wallonie : | Moitié sud de la Belgique où est parlé le français. Namur en est la capitale et la troisième plus grande ville. | |||
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