Celui qui ne peut pas vivre en société, ou qui n'a besoin de rien parce qu'il se suffit à lui-même, ne fait point partie de l'Etat ; c'est une brute ou un dieu. – Aristote

Le socialisme est la forme moderne de la protestation qui, à toutes les époques d'activité intellectuelle, s'est élevée, plus ou moins vive, contre l'injuste répartition des avantages sociaux. – John Stuart Mill

La dictature c’est : fermes-la ! La démocratie : cause toujours !

Le monde craque. La civilisation s’effondre. Les guerres, les famines, la prévarication mine le quotidien. La politique et les politiques déçoivent. Les biens matériels aliènent, trompent et balisent des voies sans issues. Le travail n’épanouit pas. La famille correspond à autre chose que ce que la société enseigne aux jeunes. Les relations avec la plupart s’écrivent souvent sous le signe de l’hypocrisie, de la jalousie, de l’envie, de la trahison. L’intersubjectivité sexuée pose plus de problèmes qu’elle n’en résout. Le monde est ainsi et pour longtemps. Tant que le néo-libéralisme engendré par la mondialisation ne sera pas bridé.

 

Une nouvelle socialisation s’impose par le re-tricotage du tissu social que le monde médiatique s’acharne à détruire au nom du sensationnalisme. Que signifie encore l’action de militer en pareil contexte ?

 

Bien loin d’une politique politicienne qui inféode aux institutions organisées autour d’une démocratie mal comprise et dévergondée par des clichés subjectifs, le charisme étouffe dans cet enfer pré-orwellien. Moins qu’un grain de sable sur l’immense plage sociale il me semble que c’est dans le contact personnel que se trouve le meilleur moyen de faire avancer les valeurs socialistes. Au lendemain des grandes messes politiques, quand le citoyen retrouve les aléas de la vie quotidienne, que son individualisme reprend le dessus, c’est alors qu’il est utile de pointer les acquis, mettre en exergue les insuffisances et esquisser des projets à soumettre à nos représentants.

Chaque jour, dans les lieux publics, le chant des sirènes d’extrême droite se fait entendre. Ce n’est pas en se bouchant les oreilles qu’on fera passer la galère de la démocratie. Il faut leurs répondre et les convaincre de leur stupidité. Ceux qui véhiculent ces thèses extrémistes doivent prendre conscience qu’ils seront les premières victimes du régime qu’ils prônent.

Enfin, il faut sans cesse rappeler que la liberté de chacun s’arrête où commence celle de l’autre. Ah ! L’autre ? Est-ce le prochain comme certains l’insinuent ? Celui à venir ? L’étranger ? Ou bien celui auquel il serait bon qu’on s’identifie ? Sartre disait « l’autre est indispensable à mon existence aussi bien qu’à la connaissance que j’ai de moi. »