L’homme politique qui a besoin du secours de la religion pour gouverner n’est qu’un lâche. Or, jamais un lâche ne devrait être investi des fonctions de chef de l’État. – Kémal M. (Atatürk).
« Je voudrais voir le dernier des Rois étranglé avec le boyau du dernier des prêtres »
Une république est une forme de gouvernement dans lequel le chef de l'État n'est pas un monarque (ce terme désigne également un État ainsi gouverné). Ce mot provient du latin res publica, la « chose publique », et suggère le contrôle de l'État par l'ensemble de la population. Cependant, la république n'en est pas pour autant forcément démocratique. Un gouvernement de forme républicaine peut impliquer une démocratie limitée, où de tels droits ne sont réservés qu'à un groupe restreint. Dans de tels cas, une république peut être dictatoriale ou totalitaire. Le concept est également assez large pour inclure les démocraties représentatives.
C’est l’aspect de « contrôle de l’Etat par l’ensemble de la population » qui retient mon attention dans cette définition. Si je réfute la monarchie, c’est justement parce que le contrôle de l’Etat est confié à une famille qui monopolise cette fonction quelles que soient les compétences de ses descendants. D’autre part, il ne m’apparaît pas clairement que cette famille là soit plus digne qu’une autre d’assurer cette charge. Et enfin, de tout temps les rois n’ont eu de cesse que mener des guerres de conquête. L’époque des armes étant révolue, c’est par la négociation que les politiques actuelles se mènent. Or le Roi des Belges, n’étant pas élu, il n’a aucun pouvoir pour représenter la nation dans une négociation. Ce qu’il ne fait pas par ailleurs. Nous sommes représentés à l’extérieur par des élus régionaux aux objectifs différents ce qui donne une piètre opinion de notre pays.
Les monarchistes nous rétorquent qu’ils ne veulent pas d’un flamand à la tête de l’état. Pourtant depuis des décennies nous sommes gouvernés par un premier flamand qui contrôle les faits et gestes du Roi. Quant au soi-disant ciment royal c’est un leurre. A-t-on jamais vu la majesté s’impliquer dans un dossier communautaire. Ce faisant il signerait immanquablement la fin de son règne. Ce que Baudouin risqua en refusant de signer la loi sur l’interruption volontaire de grossesse. Donc, finalement la situation actuelle convient à ceux qui, tout là-haut au faîte de l’État, profitent du système. Aucune autorité supérieure ne venant perturber leurs petits intérêts.
D’autres, veulent réduire le Roi à l’état de symbole, autant dire un état folklorique, ce qui n’est pas mieux. Pourquoi pas alors un Roi carnavalesque ?
En République, par contre, le Président, élu par le peuple, conduit la politique nationale. Il assiste et intervient dans les institutions internationales et il dispose de l’autorité nécessaire pour régenter le travail parlementaire. Voilà où le bas blesse nos chers députés !
Évidemment on m’opposera l’exemple des Mitterrand et Chirac véritables monarques républicains. Oublie-t-on qu’il y a en Europe d’autres Républiques que la française ; la Suisse ou l’Allemagne sont aussi des républiques. Leur Président au moins ne prête pas le flan aux intrigues familiales et, leur famille n’émarge pas au budget de l’État. Un pays comme la Suisse, par exemple, qui compte quatre langues différentes se développe-t-il plus mal que le nôtre ?
Faut-il qu’il y ait des intérêts personnels en jeu pour maintenir une monarchie dans notre pays. Ah ! Si l’on rendait public ce fameux colloque singulier, qui n’a rien de constitutionnel, nous saurions enfin le vrai pouvoir du Roi et ceux qui en profitent.
Le duc d’Orléans montrant la tête de Louis XVI.