"Moi, je n'y crois pas [en Dieu], les élites ne doivent pas croire en Dieu, mais les pauvres doivent y croire parce que c'est un facteur de paix sociale."

(Emmanuel Kant / 1724-1804)

 

Il n'appartient ni à l'Etat, ni aux Eglises, ni aux tribunaux, de dicter leur conduite aux citoyens en matière de croyances. Celles-ci, ou l'incroyance, ne se décrètent pas. Elles relèvent du domaine privé de chacun. La laïcité institutionnelle de l'Etat, est la garante de la liberté de conscience.

Je ne crois pas en Dieu, mais le fléau de l'humanité c'est le clergé !

Comment peut-on imaginer un être, dont nous serions l’image, bricolant tranquillement, dans son coin, un univers qui ne lui sera d’aucune utilité. D’autant plus qu’on nous le présente : omniscient, hyper-surdoué, infaillible, doté de tous les pouvoirs. Un magicien…, un dieu quoi !

Faut-il qu’il soit pervers, sachant l’avenir de l’humanité, pour avoir persisté dans son projet. A moins qu’il ne soit rien d’autre qu’un George Miller, – réalisateur de Mad Max. Se pose alors la question de savoir à quels spectateurs cette aventure est destinée. Si c’est pour lui seul, alors… quel égoïste !

De toute évidence le bricolage était un fiasco et l’aventure par trop morbide. Ne pouvait-il y remédier lui-même ? Il faut croire qu’à son niveau six jours de travail suffisent pour accéder à la pension. C’est donc au fils que la tâche fut assignée. Mais cela sans le moindre pouvoir. Sait-on jamais qu’il en vienne à vouloir tuer le père. C’était courant à l’époque.

Quoiqu’il en soit certains profitent bien de cette fable pour asseoir leur pouvoir. L’Église catholique n’a reculé devant aucune turpitude pour régner sur le monde. De guerres en bûchers au nom de sa foi elle a massacré sans vergogne des millions d’hommes au titre de l’amour du prochain.

Les mêmes aujourd’hui, bridés par l’humanisme naissant au sein des populations, n’ont pas abandonné leurs velléités. Si leurs attitudes, leurs discours se sont adaptés, le fond reste identique. On voit ainsi fleurir des chrétiens de gauche, des prêtres laïques et des catholiques humanistes. Sournois jusqu’au plus profond d’eux-mêmes les clercs ne désarment pas, ils changent seulement de tactique. A preuve, parlez leurs seulement d’avortement ou d’euthanasie et ils se démasquent. La morale, leur morale, reste leur pré carré.

Le vent a tourné ! On ne peut plus, actuellement se prévaloir d’un diplôme ou d’un enseignement pour imposer ses idées, il faut les justifier et ce n’est pas simple. C’est une loi naturelle que pour survivre il faut s’adapter. C’est ce qu’ils font. Peu importe le discours s’il permet de s’immiscer dans le courant de pensée du moment. Tel ce prêtre, qui, pour paraître laïque n’hésite pas à citer en exemple des personnalités progressistes. Et ça marche ! Ne voit-on pas quelques philosophes reconnus tomber dans le panneau et s’enorgueillir de débattre avec eux sur un ton badin. Mon cher Guy par-ci, mon cher Gabriel par là. De là, à imaginer le prêtre faisant partie du conseil d’administration du Centre d’Action Laïque, il n’y a qu’un pas… de Clerc bien sur !!!

Il y a même, et c’est édifiant, des prêtres loubards. On a aussi vu un monument de rectitude nous avouer ses péchés de jeunesse. Qui sait, demain aurons nous sans doute droit aux ébats érotiques d’une autre sœur médiatique.  Ainsi tout est bon pour afficher cette croix symbole du plus cruel supplice de la civilisation latine.

Comme disait Alfred Jarry, ce sont les hommes qui ont créés Dieu et pas le contraire. Humaniste je respecte leur conviction s’ils en appliquent l’aspect social et qu’ils s’interdisent, contrairement aux clercs, tout prosélytisme. Naturellement les apostolats ne méritent que mon mépris ainsi que toute immixtion des religions dans la politique.

 

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