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La Roche à l'Appel
Paradis des botanistes et des géologues
 
 
 Paradis des botanistes et des géologues, la "Roche à l'Appel" leur offre deux atouts majeurs. Elle est, tout d'abord, formée d'une sorte de promontoire constitué d'une roche très particulière, espèce de béton naturel, le "Poudingue de Fépin", qui compte parmi les roches les plus anciennes affleurant en Belgique.
Ensuite, ce site héberge des associations rares de lichens, de mousses et de fougères inféodées aux roches et qui en font un lieu unique en son genre.

Il existe "LA FAUNE DE MUNO", nom repris mondialement pour des fossiles du gedinien de l'Ardenne que l'on trouve en particulier à Muno. Des travaux de Maurice Leriche (19112) et de E. Asselberghs (1930) nous en informent.
Quinze échantillons provenant de l'Institut des Sciences Naturelles de Bruxelles nous ont été aimablement prêtés par Jacques Godefroid. Ce conservateur du département de Paléontologie vient en 1995 de publier ses recherches et tout spécialement l'étude de la dernière découverte : Publication internationale "Sciences de la Terre" 65/269 -272/1995.

Un brachiopode du Silurien (410.000.000 d'années) dénommé "Dayia Shirleyi". Il s'agit du plus ancien fossile connu de la région.
Des recherches supplémentaires nécessitant des travaux de dégagement  et de creusement de tranchées au voisinage du gîte à Dayia sont en cours.

Le site de la Roche à l'Appel et la région de Muno présentent un intérêt particulier du point de vue géologique, car ils se situent à l'intersection des massifs de l'ère primaire (225 à 570 millions d'années) et du bassin dit de Paris qui date du secondaire (65 à 225 millions d'années).

 
Pendant l'ère secondaire, ce bassin était recouvert par la mer qui submergeait Muno, Fontenoille, Sainte-Cécile, Florenville et Chassepierre. Celle-ci s'arrêtait au pied du massif ardennais dont le site de la Roche à l'Appel représentait les premiers contreforts. La mer, après s'être retirée, a laissé derrière elle des roches plus friables que celles du massif ardennais. Les rivières y ont creusé leur lit avec beaucoup de facilité.
Autrefois, il y a plusieurs millions d'années, la Semois passait par Fontenoille, Sainte-Cécile et Muno.
Il est possible d'observer en de nombreux endroits des affleurements de marnes bleues qui constituaient le lit de cette rivière. Celle-ci longeait la "cuesta sinémurienne" qui sépare Lambermont de Watrinsart.
C'est sur ces crêtes que l'on trouve le grès jaune, sableux et calcareux qui a servi à la construction de la plupart des anciennes bâtisses.

Le contact entre les roches du secondaire et celles du primaire est visible dans la tranchée de l'ancienne ligne de chemin de fer reliant Muno à Sainte-Cécile.
 
 
 

Plus loin, en pénétrant dans la forêt et plus précisément dans la réserve de la Roche à l'Appel, on pourra observer,  un nombre important de roches numérotées dans un ordre croissant en fonction de leur âge.

Quant à l'appellation "La Roche à l'Appel", elle désigne non seulement la masse rocheuse essentiellement constituée de poudingue mais aussi la réserve naturelle. Ce nom, apparemmeent étrange, pourrait être une déformation de la Roche à la pelle ou à la "péle" qui, dans sa traduction locale, désignait l'outil permettant d'ensacher le charbon de bois sur la "place de faulde" à proximité du site géologique.