| Les treize indispensables
Ainsi les voilà, les indispensables, ceux que j'ai retenu parmi plus d'une centaine. Ca fait plus ou moins un par mois. Les classer par ordre est non seulement artificiel, mais aussi très fluctuant. Il y a un classement par moment, au gré des humeurs et des envies. Mais ceux-ci restent
Arcade fire. C'est presque un cliché, une manifestation flagrante de mon manque d'originalité. J'avais adhéré tout de suite à cet album dégageant une humanité et une émotion que je n'avais que très peu rencontré. Et puis il y eut les concerts. De ceux d'où on sort sans parler pendant de longues minutes, de peur de gâcher par une banalité l'instant unique qu'on a vécu. Je ne crois pas qu'un disque change une vie, mais Funeral (et, dans une moindre mesure, l'EP éponyme reparu) a considérablement égayé la mienne. On peut encore créer de nouvelles formes de musique, et c'est ça l'essentiel du message d'espoir. On peut encore être touché.
Dans le même registre de la musique ne se cantonnant pas à un genre ou une référence, les Canadiens de Wolfparade (copains de Arcade fire, rappelons-le) et les New-Yorkais de Clap your hands say yeah (vous allez en déguster en 2006 croyez-moi) ont chacun apporté leur lot de titres tantôt sautillants (surtout pour les seconds) ou plus introspectifs (pour les premiers).
On voyait venir le Bloc Party de loin, et l'attente ne fut pas déçue, tant chaque écoute confirme leur talent à créer un post-punk incandescent, viscéral, tendu comme un arc et dansant en diable. Les autres tentatives des Anglais de nous envoyer des équivalents ont été moins convancantes. Il faudra qu'Albion se remette en question si elle ne veut pas se mordre la queue dans des resucées sans fin
Vitalic, quant à lui, se place comme étalon de la musique pour danser. Ca a l'air réducteur, dit comme ça, mais maintenant que les fabuleux maxis sont compilés et complétés par cet album, toutes les musiques électroniques à tendance sudoripares auront à ce mesurer à cette enfilade de tueries pour tous les membres qui peuvent bouger. On a perdu déjà pas mal de liquide à cause de lui, en soirée comme en live (Pukkelpop).
Puis viennent les groupes plus intimistes, rendant grandioses des sentiments qui, la plupart du temps, peuvent tourner au mièvre. Gravenhurst et The National sont traversés de fulgurances qui m'ont vraiment séduit.
A la lisière de l'électronique, du funk et de la pop, se trouvent des artistes-frontière, jetant des ponts nouveaux. LCD soundsystem, Roisin Murphy et Tom Vek sont ceux-là. Instinctifs dans les gigottements qu'ils provoquent, profonds dans le délice qu'on a à déguster, ils sont le plus bel exemple de fusion cohérente.
Reste la valeur sûre qu'est dEUS, groupe qui semble ne jamais pouvoir décevoir, sur platine comme sur scène.
Reste le rock qui ne mourra jamais, tant que de jeunes kets prendront une guitare, montreront leur talent et nous donneront des brûlots à hurler ou pogoter. The Subways remplissent cette mission et nous les en remercions
Reste l'électron libre, le folkeux grandiloquent et ambitieux qu'est Sufjan Stevens et qui nous est devenu si précieux...
Une très belle année en somme, avec des disques que je vais garder, sur lesquels je reviendrai souvent.
|
Les meilleurs titres
Artiste (groupe) |
|
Titre |
Arcade fire |
|
No cars go (live Black session) |
Arcade fire |
|
Neighbourhood #3 |
Architacture in Helsinki |
|
Wishbone |
Arctic monkeys |
|
I bet you look good on the dancefloor |
Bénabar |
|
Les épices des souks du Caire |
Bloc party |
|
Pioneers |
Bright eyes |
|
I believe in sympathy |
Cali |
|
Je ne vivrai pas sans toi |
Cali |
|
Je te souhaite à mon pire ennemi |
Camille |
|
Au port |
Clap your hands say yeah |
|
Upon this tidal wave of young blood |
Clap your hands say yeah |
|
The skin of my yellow country teeth |
Daphné |
|
L'insoumise |
Final Fantasy |
|
This is the dream of win & Régine |
Ladytron |
|
International dateline |
Spoon |
|
The two sides of monsieur Valentine |
The Cardigans |
|
I need some fine wine and you, you need to be nicer |
The national |
|
Daughters of the soho riots |
The Organ |
|
Sudden death |
The Organ |
|
Brother |
The Subways |
|
I want to hear what you got to say |
Wolf Parade |
|
Same ghost every night |
Client |
|
Here and now (Ciccada vocal mix) |
Et si une bonne chanson, c'était juste une chanson dont on se lasse pas? Les titres qui sont présentés ici ont tous sans exception été écouté des dizaines de fois. C'est le classement de mes addictions, de ces chansons qui transcendent un album, voire le remplacent tout simplement. Connaitre un morceau, toutes ses subtilités, n'en évapore pas le parfum pour peu que celui-ci soit puissant.
|