Parfois on n'arrive pas à se dépétrer. Parfois on appelle à l'aide. Et parfois même on vous vient en aide. Merci dont à Seb pour être arrivé à parler d'un album que je vais donc me borner à continuer d'écouter.
Olof Dreijer and Karin Dreijer Andersson nous livrent ici leur 3eme opus. Dès la 1ère écoute, on ne peut s'empécher d'être attiré par un son très electro dark mais en
même temps très loin des hits dance-floor. Le synthé vintage diffuse des mélodies
ultra simples mais très efficaces sans tomber dans le minimal. Le son rappelle
quelques tracks trance mais pas la trame, on note toutefois une ressemblance entre
la plage titulaire et Abusator de Sweetlight, le côté 'je mets les bras en l'air
dans les montées' en moins. Des nappes bien senties font virvolter l'ensemble.
La voix de Karin, que l'on a pu entendre dans le featuring avec Royksopp avec What
else is there ? est soupoudrée dans vocodeur qui donne un ton à la fois décalé par
rapport aux mélodies mais cohérent.
Le frerot donne la réplique vocale sur le très osé rythmiquement 'We Share Our
Mother's Health' ou bien encore 'One Hit'. On se perdra volontiers dans 'The
Captain' ou 'Na na na' qui fleurent bon les étendues blanches et les lacs de Suède.
Le tout est soutenu par des percussions aux gouts de 808 qui évoluent lentement
comme les nappes sans jamais finir dans l'ennui.
Avec un peu de recul on pourrait croire que cet album est fait de quelques notes...
et c'est le cas ! Chaque morceau semble être en équilibre et ne tenir qu'à un fil
mais la cohérence de l'album prouve qu'il ne s'agit pas d'un coup d'inspiration
passager mais d'un réel talent.
Bref cet album surprend agréablement par le mélange des genres et prouve que son éléctro et vocals peuvent rimer avec poésie et légerté. (S.)