Black dice: Broken ear album |
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Ce soir, c'est cadeau, c'est bonheur: deux critiques pour le prix d'une On ne peut pas dire que je sois foncièrement un mauvais bougre en ce qui concerne la musique. Cette affirmation, je la livre dés le début afin qu’on ne mette en cause ni ma bonne volonté, ni mon ouverture d’esprit. Mais force est de constater que des choses doivent m’échapper et que Black Dice fait probablement partie d’elles. Sous le couvert du succès du label DFA, je me suis donc senti en confiance pour découvrir le dernier album d’un des poulains de l’écurie Murphy. J’espérais donc trouver une erzatz de LCD Soundsystem ou de the raptures. Un peu de documentation aurait pu me prévenir. C'est par pure curiosité malsaine que je me suis plongé dans l'album de Black Dice. Fred ayant copieusement détesté et les Inrockuptibles ayant eux-mêmes qualifié l'album de "difficile", je voulais m'y frotter. Et je n'ai pas été déçu. Musique difficile? Certes, fort difficile même parfois, tant le fil conducteur semble parfois impossible à trouver. Nous sommes dans l'autre côté de la musique, celui des perceptions plus que de l'analyse. Et bon, il faut aussi convenir qu'il faut l'écouter pendant la fenêtre de tir que vous permettra votre concentration (et, accessoirement, votre patience). Nous sommes dans les expérimentations que ferait un Can de la période Tago-mago s'ils découvraient les séquenceurs. Rappelons que chez ces géniaux Allemands, on s'éloigne parfois des sentiers battus du rock progressif, boursouflure prétentieuse d'une pop n'osant pas dire son nom (essayez certains Yes de l'époque, juste pour rire). Aucune concession au joli ne sera donc faite. |
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