Merci
Monsieur Smith ! C'est la première réflexion qui
vient à l'esprit
à l'écoute de cette longue compilation. L'intérêt
de quatre CD's de faces b et raretés est d'ailleurs souvent
mis en cause. Pas avec Cure, qui a toujours mis un point d'honneur à complèter
tous ses singles de morceaux de qualité. Alors bien sûr
c'est dans les moments les plus intéressants artistiquement
que ces titres complémentaires étaient les plus
convaincants.
L'objet est joli, complet (76 pages de livret) et à mettre
entre toutes les oreilles. La qualité des simples n'a
pas toujours
été en adéquation avec la quantité,
si on n'en croit le découpage qui résume la période
1978-1987 en une seule plaque, alors qu'elle représente,
l'album Wish excepté,
toute la période la plus novatrice et passionnante de
ce groupe. La période 1996-2001 a elle aussi droit à une
cd entier, ce qui ne se justifie pas par d'autre souci que celui
d'exhaustivité.
Les premières faces b se trouvaient déjà sur
la face... b de la cassette audio de la compilation Staring at the sea parue
en 1986 (qui par ailleurs constitue l'introduction la plus adéquate
à l'oeuvre de Cure pour ceux qui hésiteraient à se frotter d'emblée à Pornography ou
Faith), ce qui situe la facilité à se
les procurer.
Réservé aux fans? C'est la formule consacrée pour ce genre de
compilation, mais ici, on peut dire sans hésiter non tant
la valeur intrinsèque de certaines chansons mérite
le coup d'oreille.
Ayant bien connu des curistes très avertis, je termine
par une indignation : qu'en est-il de Carnage visors,
cet instrumental de 25 minutes tout en langueur qui est depuis
longtemps considéré comme
l'oeuvre au noir cachée (et qui va le rester, donc) de Cure? (M.)