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Chroniques
CD Express 2003 |
Plus
d'albums en moins de temps, voici les chroniques express. Celles-ci
concernent des album de 2003. |
Arid
: Live (2003) |
C'est trop injuste. Si ce combo était originaire
de Sheffield, Manchester ou n'importe quel bled de l'Albion, ce serait
des stars, adulées puis démolies pour le prochain album. Mais bon, ces
Gantois méritent d'étre écoutés et les chanceux qui se les mettent dans
les oreilles se contrfichent des effets de mode. Alors, on est ici en
présence d'un live acoustique. Pas de versions minimalistes de feux de
camp mais un dépouillement assez classieux qui sublime la voix hors normes
de Jesper Steyverlinck. avec deux albums au compteur, l'exercice est
très convaincant. Les titres du premier album ressortent mieux, comme
mieux digérés. On citera des titres pour être complets : You are , Little
things of venom ou Too late tonight prennent un relief extraordinaire.
La prise de son est excellente, ce qui aide encore. Bon, soit vous connaissez
le groupe et cet album est le complément idéal aux opus studio, soit
vous ne connaissez pas et c'est une très bonne introduction; Faites gaffe,
vous serez séduits. (M.) |
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Encore
de vieilles connaissances qui se rappèlent à notre bon souvenir.
On les avait connus aventuriers et bruitistes (la période Starblood),
pop délicats (Population four) en passant par un équilibre
qui s'appelait Loved, moment de grâce arrachée par la voix unique et
singulière d'Alison Shaw. On les avait vu se lancer
dans une adaptation osée des Mouches de Jean-Paul
Sartre avec une bonne surprise à la clé (La
tragédie d'Oreste et Electre), on les retrouve à l'heure du bilan. Après
une bonne introduction par Cloudless,
le propos s'empâte, lasse un peu avant de retrouver des couleurs
sur la fin qui se compose principalement de la période Loved,
un rien de puissance en moins. Bonne introduction néanmoins, qui
permettra aux plus audacieux de se lancer dans la découverte de
leur discographie à rebrousse-poil de la chronologie. (M.) |
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Une semi-déception finalement. Et je suis bien embêté au moment d'écrire cette chronique. Car si un des meilleurs morceaux de l'année écoulée (le single Now it's on) le débute, le reste n'accroche pas autant. C'est de la pop délicate, travaillée (trop). Avec une voix qui, étrangement évoque Neil Young. Mais, franchement, les choeurs de l'autre single (El Caminos In The West) rappellent trop le Mrs Robinson de Simon and Garfunkel pour inspirer plus qu'un sourire. Ceci dit, je m'en vaux d'égratigner une pop aussi gentille et il y a de bonnes choses comme le délicieux The Go In The Go for It (on dirait du Belle and Sebastian avec une guitare plus noisy). Ca vient sans doute de mes préfèrences de toujours la pop anglaise ou scnadinave au détriment de ces intègres alternatifs américains (et ce n'est pas un sarcasme dans ce cas). C'est à vous d'écouter... (M.) |
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Les
bons (et même excellents dans le cas du Are you gonna be my
girl et son intro très popiene) ne font pas nécessairement
les bons albums. Plein de bonnes choses, un rock carré (un peu
d'AC-DC, osont le dire), avec de fortes réminiscences seventies
pour coller à l'air du temps. Mais il faut le dire, on est partagé
entre la bouffée de fraîcheur et la sensation d'avoir entendu
ça quelque part. Si le rock australien un rien nostalgique vous
aide à vivre en ces temps de nu-metal, voici un album pour vous.
Il manque cette surprise pour tous les autres. Il n'empêche qu'ils
ont un potentiel pour nous sortir de bons albums dans le futur mais celui-ci
ne reste pas assez dans l'oreille. Reste l'excellent single susmentionné.
N'est pas White stripes qui veut. (M.) |
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Le
premier album, présenté dans ces pages, dépeignait une certaine réalité
sociale (sisi), une mélancolie à couper au couteau, le
tout avec un sourire narquois qui rendait l'ensemble assez
attachant. Le second album exploitait la même veine avec parfois des passages
plus énervés du meilleur effet. Quen est-il de celui-ci? Eh bien, si la
variété est revendiquée, on sombre très vite dans un ennui mal dissimulé.
Si les paroles restent de fort bonne qualité, le sens mélodique nettement
sous-développé n'est plus sauvé par une enterur envoutant (engourdissante?)
qui faisait le charme des albums du début. On reste donc à des années-lumière
des deux modèles pour ce groupe qui sont Miossec et Jean-Louis Murat. On
signalera quand même l'authentcité de la démarche mais l'engagament d'un
compositeur pour les mélodies permettrait peut-être d'éviter
les baillements et susciter l'enthousiasme. (M.) |
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Après
vous avoir dit du bien du premier
album,
qu'en est-il du second? Et bien on peut dire que finalement,
c'est un peu la même chose. Ce qui a changé, finalement,
c'est nous, c'est l'éclosion de nouveaux groupes (The
White Stripes, Jet, The
Rapture) et l'habitude qu'on pris nos oreilles à réécouter
du rock 'n roll. Donc les morceaux nous touchent moins alors
que si on réécoute l'autre on reste sous le
charme. Des simples tout nouveaux et convaincants (Reptilia,
12:51) et des réussites
manifestes (The way it is) cachent l'essoufflement du reste. Vu le potentiel
du groupe, on était en mesure d'attendre autre chose.
Peut-être
le changement de producteur en plein enregistrement (pour reprendre celui
du premier album) est-il un élément d'explication.
On se gardera donc d'enterrer ce groupe et on attendra la
suite pour voir si c'est un faux renouveau ou s'ils patinent.
Que ceci ne gache pas votre
écoute de cet honnête album, qui ne s'impose que si vous
avez déjà le précédent. (M.) |
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| Né
sur les cendres de Louise Attaque, voilà un petit groupe bien attachant.
Si la voix est immédiatement identifiable, la musique est elle
plus fouillée, plus intime. On vogue parfois dens les eaux de Manu
Chao. Et on peut se faire cette remarque : et si un relatif manque
de charisme n'était pas une arme pour conserver son intégrité?
La fin du concert que j'ai eu la chance de voir m'a permis d'apercevoir
un réel talent, une vraie personnalité, qui transparaît
moins sur cet album malheureusement un rien uniforme (l'éternel
son d'accordéon). On tient pourtant un bon disque de détente,
mais la progression depuis Louise attaque en passant par le premier album
nous promettent de jolis lendemains. A confirmer et à consommer
par petites tranches pour l'apprécier sans se lasser. (M.) |
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| Souvenez-vous,
quand vous alliez à l'école. Bien souvent, le meilleur moment
c'était la récré. C'est encore l'état d'esprit
de David Eugène Edwards, le leader de 16
Horsepower. Si (selon moi) ce dernier groupe marque le pas, ce side
projet est d'une luminosité rare. Tout en explorant les mêmes
contrées que 16 Horsepower, on le sent ici plus libéré et
plus calme. Des titres comme son groupe principal ne sait plus faire
figurent en effet ici. Prenez Glass eye ou Wooden brother,
on est tout de suite dans le bain, la formule agit tout de suite. A un
tel point que je conseillerais à tout qui voudrait aborder la
discographie touffue de 16 par celui-ci, puis par les deux premiers du horsepower.
La simple certitude que cet album passera à peu près inaperçu
m'attriste par avance. Vous savez maintenant, vous n'avez plus d'excuse.
(M.) |
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A
priori, un side-project du (nouveau) bassiste de dEUS,
Danny Mommens ça sonne sérieux. Il faut se méfier
des apparences. Première surprise, c'est très électro-pop
et la voix féminine fait très innocente. seconde : c'est
en... français. Eh oui, c'est dans le langue de Voltaire que
s'exprime ce duo. On se remémore les Li-la-li de très
lugubre mémoire
puis on se lache. Car cette musique nécessite un relâchement
complet des glandes critiques. C'est seulement à ce prix qu'on
peut profiter de la bonnne dose de bonne humeur dsitillée par
cette plaque. Que ce soit pour des incartades noisy de As-tu déjà
aimé? (un des meilleurs titres) ou encore la plage titulaire.
Si vous arrivez à l'état de béatitude, vous pourrez
même profiter de la langueur de Je n'ai
pas peur. Les paroles
sont parfois bizarres (Toi tu es le fouet/Mais j'aime la douleur)
et je doute que ces deux zigues aient gagné des prix de poésie
dans notre langue mais l'effet est parfois saisissant, voire touchant
si on est bien disposés. En résumé, un excellent
album pour l'humeur qui en remontre à bien des groupes électro et
séduit par sa simplicité apparente. Rigolade ne rime
pas avec bâclé. Mais j'avoue qu'il faut savoir se laisser
emporter. (M.) |
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On
prend les mêmes (qu'ici dessus) et on recommence. La plage
titulaire est conforme aux albums précédents et
sonne comme un hymne hédoniste mais c'est après
que ça change. On est
ici emportés plus loin dans l'électronique (Jaloux).
Pas de balade en vue, rien que du fort, du dansant.à la limite, la musique
seule suffirait. On a donc un 'plus' humain qui n'est pas de
trop dans le monde de la nuit. Mais c'est surtout sur deux titres que
le mélange prend, Noir désir et KL. Le
premier est simplement irrésistible (si ça ne vous fait
pas d'effet, c'est que vous êtes malades des souliers) et le second
est un délire bruitiste récurrent. Un peu plus abrupt
et moins varié que le précédent évoqué,
il mettra quand même une animation de bon aloi dans vos fêtes.
(M.) |
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| Encore
un papy du rock qui ne vieillit pas. Un nouvel album de Neil Young
en 2003, voilà ce qu'il nous fallait. On écoute une première
fois l'album et on se dit qu'on a entendu maintes fois cette voix, ce
mid-tempo et qu'on n'est pas en train d'écouter un de ses chefs-d'oeuvre
récents (comme Sleeps with angels ou Mirrorball).
Puis on le réécoute et on réalise qu'on l'a déjà
dans l'oreille, dans les tripes, que les sons de guitare du Crazy horse
sont plus justes que jamais. On est, encore une fois, sous le charme.
Neil Young est un compagnon, et fidèle, aucun de ses albums récents
n'est anodin. On a besoin de lui pour électrifier nos nuits (Carmichael),
ballader nos jours (Bandit) ou nous parler en ancien de notre époque
(Grandpas interview). cet album, présenté comme une chronique
familiale, est la preuve de la constance de ce Canadien (au contraire
d'un Bob Dylan ayant bâti sa carrière
immense de façon plus irrégulière). Et peu importe
s'il creuse le même sillon, celui-ci est de la taille d'un continent.
(M.) |