Il
arrive que certains albums ne survivent pas à la hype de leur
sortie. Ou peut-être au contraire, ce branle-bas médiatique
n’a-t-il que pour but de faire oublier la faiblesse de la galette
dont la maison de disque est malheureusement parfaitement consciente
? Quoiqu’il en soit, on ne peut être que déçu
par ce premier album solo du leader de Depeche Mode. Autant le premier
single « Dirty Sticky floor » est un tube, autant le reste
de l’album n’a pu m’inspiré que du désintérêt
ou du dégoût.
Il m’est d’ailleurs encore difficile de savoir si ce single
m’apparaît bon suite au mitraillage radiophonique ou de
part ses qualités intrinsèques.
Remarque amusante, ce single est la plage titre de l’album comme
si la maison de disque avait voulu rassurer le fan sur le point d’acheter
: « oui, ceci est bien l’album qui contient la chanson de
la radio ! ».
On pourrait facilement comparer ce dernier album avec le dernier opus
de Depeche Mode Exciter, qui n’arrivait à nous faire vibrer
que sur 4 titres. Le reste des plages quant à elle tombaient
soit dans la catégorie « mièvre et baveux »
ou dans celle « bruitiste ». Ces deux catégories
peuvent également s’appliquer aux chansons de Dave Gahan…
Faut-il voir dans ce nombre de tube quasi proportionnel au nombre de
cerveaux de la bande, l’intérêt qu’a Depeche
Mode à rester uni ? Faut-il voir dans ces pauvres albums la fin
d’un des groupes qui nous a par le passé tant enchanté
? Les questions restent ouvertes et il est probablement trop tôt
pour enterrer ceux qui ont déjà survécu à
tant de changements de mode (qui les attendait encore lors de la sortie
du très bon « Ultra » ?).
Gardons l’espoir et les oreilles ouvertes. (F.)