On
le sait et on l’a vu lors d’autres chroniques,
David Bowie n’est pas n’importe qui. Quel que soit
l’avis que l’on porte sur sa musique, on ne peut que lui
porter le plus grand respect au vu de sa carrière, de sa capacité
à se renouveler et à absorber les influences les plus
diverses pour finalement ne plus faire du rock, de la pop ou du folk,
mais bien du Bowie. Voici donc le dernière opus en date
qui au rythme où vont les choses, ne restera pas le dernier bien
longtemps : en effet ces dernières années Bowie a
retrouvé le rythme de sa grande époque de 1 album par
an.
Alors quoi de neuf dans le monde de Mr Jones ? Et bien comme tout habitant
de la grosse pomme, Bowie a été fortement touché
par le 11 septembre. Il y consacre d’ailleurs la plage titre
de son album New Killer Star. Ce titre est d’ailleurs le
premier single et résume à lui seul le niveau musical
de l’album : excellent. Une vraie claque que ce soit au niveau
du jeu des musiciens que de la production. Une ampleur dans le son
superbe. Du grand art !
Dans cet album, Bowie assume pleinement le rôle de chanteur. Pas
qu’il ne l’ait pas fait dans le passé mais comme
il a pu l’expliquer dans diverses interviews, désormais
il n’a plus besoin de créer des personnages pour raconter
des histoires. Celles-ci ne sont plus racontées par Ziggy
Stardust ou Nathan Adler mais bien par David Bowie lui-même. Les derniers personnages qu’il ait créés
remontent d’ailleurs à l’album Outside.
La chanson Pablo Picasso est fantastique de par l’energie
de sa musique et l’ironie de ces paroles :
“He
could walk down your street/ Girls could not resist his stare /So Pablo
Picasso was never called an asshole / Not like you “
Never get old a quant à lui été écrit
comme le cri d’un rockeur de 50 ans qui comme un enfant de 5 ans
fait une colère et décide de ne pas vieillir. Amusant.
D’ailleurs au vu du tempo et de la qualité général
de l’album, on se demande bien quand Bowie va vieillir… On
est bien loin ici des derniers albums des Stones. De même
pour la scène d’ailleurs à ce que j’ai pu
en voir…
Pour les fans de Bowie, cet album vous rappellera certainement
d’autres de ces tubes, ce qui ne peut être finalement qu’un
gage de qualité. Pour les autres, un album rock en roll varié qui
offre une introduction parfaite au monde de Bowie et de
la haute production (on dit bien haute couture…). Un album qui
donne envie de se replonger dans la discographie de ce très
grand de la musique. (F.)