Joy
Division : Unknown pleasures |
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Si
vous écoutez pour commencer l’album éponyme
de Warsaw,
qu’allez-vous découvrir? Un rassemblement de fureur punk
chanté de façon plus hantée qu’à l’habitude,
des extraits de Poe. Prenez maintenant Unknown pleasures de
Joy Division. Qu’est-ce qui a changé? Même line-up, certains
titres sont familiers, même pochette… Un coup pour rien alors?
Que nenni! La fureur a fait place à un certain recueillement, la
voix de Ian Curtis a trouvé son ton définitif, son jeu de
scène s’est fait plus épileptique, Peter Hook martèle
sa basse, Bertrand Summer joue(?) de la guitare. Notons aussi qu’après
le suicide (ben oui…) de Ian Curtis, ce dernier fondera les perécurseurs
de la pop-dance moderne avec New Order. Mais revenons-en 1979. Mais qu’est-ce
qui rend ce groupe légendaire? On l’a dit, le chant y a une
grande part. L’énergie aussi, souvent absente de autres groupe
dits gothiques (rien, mais alors rien à voir avec le gothic metal),
la volonté des musiciens de faire plus de bruit que les Stooges
et Led Zeppelin réunis, l’atmosphère étouffante,
palpable de l’album studio suivant, le génial Closer.
Si on peut danser (et on l’a fait) sur Love will tear us apart,
il ne faut pas oublier le désabusement du propos. Avant de partir
pour leur première tournée aux Etats-Unis en 1980, on retrouve
Ian pendu dans sa cuisine. Un album posthume constitué de versions
actualisées de Warsaw et d’un (pas bien terrible) live de
1980 sortira encore, Still. Il y a deux sortes de gens; ceux
qui ont été émus par New dawn fades et
les autres avec qui je ne pourrais pas m’entendre. (M.) |
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A écouter : Warsaw
(1978) |
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