La Lune

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Programme d'exploration lunaire


L'exploration de la Lune

     Tout au long des XIXe et XXe siècles, l'exploration à l'aide de télescopes puissants a permis de dresser un portrait détaillé de la face visible de la Lune. La face jusqu'ici invisible depuis la Terre fut pour la première fois révélée au monde en octobre 1959, grâce aux photographies prises par la sonde soviétique Lunik III. Ces images montrent qu'elle ressemble à la face visible, malgré l'absence des fameux océans («mare»). On sait maintenant que la totalité de la Lune est couverte de cratères, leur taille variant des vastes mers à des dimensions millimétriques. Les photographies transmises en 1964 et 1965 par les véhicules spatiaux américains Rangers 7, 8 et 9, et Orbiters 1 et 2 confirmèrent ces conclusions. On estime à 3 millions le nombre de cratères d'un diamètre supérieur à 1 m. On a ensuite pu mesurer directement les caractéristiques physiques et chimiques de la Lune, d'abord grâce aux engins automatiques qui se sont posés sur le sol sélène (la série des missions de topographie American Surveyor et Soviet Luna, dans les années 1960), puis grâce au programme Apollo, qui fit marcher l'Homme sur la Lune entre juillet 1969 et décembre 1972. À chacune des missions Apollo 11, 12, 14, 15, 16 et 17, ( Apollo 13 ayant eu un accident ), le tandem d'astronautes qui s'étaient posés avec le module lunaire (LEM) a prélevé des roches, pris des photographies (des milliers au total), et installé des instruments qui renvoyaient des informations sur Terre par télémétrie. Ces instruments ont mesuré la température et la pression gazeuse à la surface de la Lune, l'écoulement du flux de chaleur venant de l'intérieur de la Lune, le vent solaire (c'est-à-dire les particules en provenance du Soleil), les champs magnétique et gravitationnel de la Lune, les vibrations sismiques à la surface lunaire, les éboulements, les impacts de météorites et, enfin, grâce à un faisceau laser, la distance précise entre la Terre et la Lune (à quelques centimètres près).

La course à la Lune

Notre satellite, la Lune, s'est révélé un objectif stratégique aussi bien pour les États-Unis que pour L’Union soviétique.

La première phase de la conquête lunaire est marquée très vite par les succès de l’URSS, dès 1959, avec les sondes Luna et Zond. Luna 2 est le premier engin spatial à atteindre un autre corps céleste, Luna 3 a fournit les premières images de la face cachée de la Lune, que personne n'avait jamais vue jusque là, révélant alors de grandes différences avec la face visible. Zond 5 (1968) sera la première sonde à décrire une orbite lunaire avant de revenir sur la Terre. Le 12 avril 1961, le soviétique Iouri Gagarine devient le premier homme en orbite, c'est le deuxième exploit de l'URSS.

Le 25 mai 1961, les États-Unis annoncent la décision d’envoyer un homme sur la Lune avant la fin de la décennie, marquant ainsi l’avènement du projet Apollo.

Un certain nombre de programmes préparatoires tels que:

Mercury (l’homme en orbite), Gemini (orbiteur lunaire sans équipage), et Surveyor (étude détaillée du sol lunaire)

précéderont l’exploit qui aura lieu huit ans plus tard, lorsque Neil Armstrong et Buzz Aldrin laisseront la trace de leurs bottes dans la poussière lunaire. Cette mission Apollo 11 sera suivie de six autres missions habitée, d’Apollo 12 (novembre 1969) à Apollo 17 (décembre 1972). A l’exception d’Apollo 13 qui frôlera la catastrophe, toutes amèneront douze astronautes à marcher sur la Lune. Au total, ils y ont séjourné pendant 12 jours, 11 heures 33 minutes, et ont effectué 14 sorties sur le sol Lunaire et ont totalisé plus de 80 heures d'activités d'un programme scientifique. Dans l’intervalle, l’URSS ne réalisera que des vols circumlunaires (zond 6 à 8) et une mission non habitée de retour d’échantillons (Luna 16).

Ce qu'il reste aujourd'hui du programme Apollo

Aujourd'hui, les instruments d'Apollo ne fonctionnent plus. Mais ils ont été au service des scientifiques pendant de nombreuses années après le départ des derniers astronautes. Les sismomètres placés sur la Lune nous ont permis de mieux connaître l'activité sismique de la Lune et, avec des lasers qui se réfléchissaient dans des miroirs posés par les astronautes, on a pu savoir précisément la distance Terre-Lune.

Au total, ce projet aura coûté 24 milliards de dollars, et a permis de ramener sur Terre pas moins de 385 kilos d'échantillons de sol. Mais il a surtout ouvert à l'humanité la route des planètes, le chemin des étoiles...


Apollo 1 (incendie lors d'essais au sol)

Apollo 2 (aucune mission n'a porté officiellement ce nom)  

 

Apollo 3 (aucune mission n'a porté officiellement ce nom)  

 

Apollo 4  

 

Apollo 5  

 

Apollo 6  

 

Apollo 7
Apollo 8
Apollo 9
Apollo 10
Apollo 11 (le premier homme sur la Lune)
Apollo 12
Apollo 13
Apollo 14
Apollo 15
Apollo 16
Apollo 17

 

 

La fusée Saturn-5
C'est la fusée qui a été utilisée pour toutes les missions Apollo vers la Lune.
C'est la plus grande qui ai jamais été construite : avec ses 111 mètres de haut, elle dépasse de 18 mètres la Statue de la Liberté de New York, et le diamètre de son premier étage est de 10 mètres ! Elle a une poussée de 3400 tonnes, dont 2770 sont son propre poids.
Elle a été dessinée par Wernher Von Braun, ingénieur américain d'origine allemande, qui fut un des pionniers de la conquête de la Lune. Il a créé Saturn-5 pour le programme Apollo, et le premier lancement à eut lieu le 9 Novembre 1967, pour Apollo 4.
Cette mission d'essai, non habité, fut un succès, même si le lanceur Saturn-5 a connut quelques problèmes d'allimentation en carburant. Ce fut la seule "défaillance" de tous les lancements des Saturn-5. Jusqu'en 1972, une douzaine de lanceurs propulseront les hommes d'Apollo sur la Lune, avec jamais aucun problème rencontré à cause de la fusée.


Légende :
1 : Module de commande : c'est là que s'allongent les astronautes pour le décollage et l'amerrissage.
2 : Module de service : c'est la partie où est stockée l'oxygène, l'eau, et les batteries d'électricité.
3 : Module lunaire (LEM) : le fragile module lunaire, installé sous une coiffe protectrice, servira aux astronautes pour atterrir sur la Lune.
Au-dessus du module de commande, il y a la fusée d'urgence, qui créé une poussée qui arrache le module de commande au reste du vaisseau si le lancement tournait mal.

 

 

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