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LES CHOCS
MUSICAUX / INFLUENCES.

Extrait musical :
Miles Davis "What
it is", Berlin Ouest, 31/10/83.
Miles Davis (grand coloriste), Thelonious Monk
(compositeur cubiste), Marvin Gaye (voix), Bunny
Wailer (mysticisme), Ornette Coleman (la
folie pure) : les premiers émois sont assez déroutants.
Bien sûr, les Stones ont bercé son enfance (période
68-72). Bob Marley est entré dans son monde dès
ses douze ans. Sly Stone : quel étrange musique!
Un batteur rock, de l'orgue osbédant, une basse linéaire
et fascinante, des voix folles. Souvent samplé, jamais
égalé. D'une modernité insolente. James Brown
est vraiment tuant aussi (période 66-72). Otis
Redding est-il le fils de Serge? Ils sont morts tous
deux trop jeunes pour confirmer.
Steely Dan a
produit de véritables pièces d'orfèvrerie. Donald
Fagen le chanteur sait s'entourer. Ils mettent du temps
en studio mais ça s'écoute toujours 27 ans plus tard.
Un chef d'oeuvre parmi d'autres du groupe : AJA (1977).
Extrait musical :
"Peg"
de Steely Dan.

Keziah Jones
(ou Kesiah.) live en 2000.
Plus tard, il découvre Fela Kuti et King
Sunny Ade du Nigéria : la "Juju
Music" des Yurobas. En 1992, Kesiah
Jones (cliquer sur l'image
pour le
site) - lui aussi du Nigéria - enfonce
le clou très fort : riffs imparables sur sa guitare
nylon, voix à tomber, groove de la mort. Concerts à ne
pas rater! Ce type sait tout faire. Ben
Harper coule son blues dans le folk et la soul.
Où va-t-il s'arrêter?
Extrait musical : Ben
Harper "Brown
eye blues"
La musique malienne n'est pas en reste : Ali Farka
Touré, Toumani Diabate, Tinariwen
(musique touareg). Le Pakhistanais Nusrat Fateh Ali
Khan reste pour lui LA voix absolue. Ses chants sur
fond de tablas, de claquements de mains et d'harmonium
s'étirent dans le modal jusqu'à la transe.
La chanteuse Silvia Torres entend rendre hommage
à la musique afro-brésilienne de l'état de Bahia.
Elle y réussit merveilleusement dans son album
"Take Sarava" (1999). Loin des clichés Bossa
Nova / Samba. Les guitares, les percussions, les mélodies
: rien à jeter. Et en plus, la pochette du disque,
"Take Sarava" 1999), est pas mal non
plus ...
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Martina
Topley-Bird est la bonne surpise de l'année
2004. Autrefois chanteuse avec son "désormais
ex-compagnon" Tricky, son premier disque en
solitaire - Quixotic
- est une révélation. Elle allie soul, rock, gospel,
folk, pop, trip-hop dans des compositions parfois déroutantes,
toujours très attachantes. Une très belle voix, des
chansons profondes, une production parfaite . Que
demander de plus?

Martina aux portes
du Paradis ?
Du côté chanson
française, Charlélie
C. est une référence (première période jusqu'au
début des années 90). Les premiers Gainsbourg
jusqu'en 1964 (Gainsbourg percussions), Boris Vian
sont les plus anciennes références. En Belgique,
Arno aime son pays, ses contradictions. Sttella? agaçant
à la longue...
Bashung distille des textures sonores assez
abstraites, comme des couleurs pour un peintre, sur des
arrangements somptueux et tortueux. Arthur H.
chante comme personne. Il raconte des histoires banales
de manière brillante dans la forme mais noire dans le
fond. Chez François Béranger, on retrouve
l'anar, le fouteur de merde gauchiste des années 70 :
des textes parfois violents mais jamais gratuits. Il
aime beaucoup Zebda, jamais misérabilistes, très
engagés, militants "motivés"! Ils mélangent
raï, funk, reggae et accordéon franchouillard sans
verser dans la facilité. M, j'aime. Mathieu
Boggaerts souffle l'intimité. Mano Solo vit
toujours dans l'urgence. Manu Chao est
infatigable, minimaliste, globe trotteur,
altermondialiste.
MATOS.
Etienne achète sa première basse en 1983. Il a 17 ans.
Une petite basse "short scale" sans marque. Il
trouve un ampli Davoli trois corps - ampli de
puissance à lampes, préampli à transistors (Ndr :
..?)- pour un prix inversément proportionné
à la bête. En 1986, un copain qui monte un groupe lui
avance les sous pour un copie Precision de marque Ibanez
(modèle Roadstar). En 1993, il opte pour un
ampli Laney BC120, plus facilement transportable.
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En 1996 pour un groupe de reprises de Robben Ford, il
lui faut du matos qui suit : Fender
Jazz Bass Standard US et, pour l'ampli, un SWR
Silverado 4x8"- préampli à lampe, ampli à
transistors. (Ndr : ..!) Le classicisme allié à
la modernité. Il joue toujours avec ce matériel
aujourd'hui.
En 1997, il trouve
une Jazz Bass Plus Standard US défrettée
d'occasion (de 1992) pour une bouchée de pain : de
nouveaux horizons à explorer. Bon, l'instrument sera
entièrement révisé en 2001 pour cause de trusrod inopérant.
Cela reste une affaire (mais la réparation coûta quand
même 300 €).
Côté effets, une pédale
bass-chorus BOSS, un QTron Electro-Harmonix,
un SansAmp Bass Driver de chez Tech21
comme boîte de direct et un accordeur de marque
quelconque. Restons calme! Sobriété et Efficacité
avant tout.
Etienne joue aussi de la guitare (Squier Telecaster
Japan + Ampli Laney VC30 (2x10'), Sigma
acoustique, Boeing nylon), de l'harmonica (Lee
Oskar major diatonic), il chante (voix sous
nicotine, micro SHURE BG 5.1). Il compose aussi
parfois sur séquenceur Yamaha QY20. Il
enregistre sur Cakewalk Guitar 2.
Les bassistes
qui l'ont influencé
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Marcus Miller (Jazz Bass US STD 1975, touche érable,
préampli Sadowski : ATN l'a su bien plus tard),
principalemnt avec Miles Davis (The man with the horn,
We want Miles, Star People) et Donald Fagen (The
Nightfly). Ce disque Live de Miles est le déclic, le
truc qui change tout. ATN a cherché à avoir un son
comme ça pendant 15 ans! Marcus sera moins inspiré
dans sa carrière solo. Mais c'est une constante chez
les musiciens qui sont passés par là ...
Jamaaladeen Tacuma qui est le bassiste électrique
d'Ornette Coleman (1976-1987). Il a une approche résolument
avant-gardiste de sa basse Steinberger. Un son très
clair, un sens du groove imparable, un esprit
aventurier. Il a même fait un disque d'hommage à
Thelonious Monk en duo basse/sax (Ndr : c'est aussi
un Länd allemand mais on s'égare) agrémenté de
percussions turques à l'occasion et de funk. Il
est un fervent adepte du concept d'harmolodie. Dans les
années 2000, il a même collaboré avec Ursula Rucker,
la poétesse rap et rebelle.

Extrait Musical :
"Dreamscape"
par Usrula Rucker (rap) et Jamaaladeen Tacuma.
Aston Barrett et Robbie Shakespeare sont les
références reggae inébranlables. James Jamerson
a posé les bases de la basse moderne chez Tamla-Motown.
Tout le monde joue du Jamerson sans le savoir. Pour
l'anecdote, William Perks alias Bill Wyman a
aussi exercé une influence non négligeable sur
le jeu d'Etienne.
Jaco Pastorius, il l'aime surtout pour son travail
avec Joni Mitchell (Hejira, Don Juan Recless Daughter)
et Pat metheny (Bright Size Life). Un véritable OVNI.
Mort à 37 ans de ses nombreux excès...

Extrait musical (en
solo) : "Portrait
of Tracy" de l'album "Jaco
Pastorius".
Dougie Wimbish est un cas à part. Il a commencé
par jouer derrière Rapper's Delight, Grand Master
Flash. Il joue aujourd'hui avec Will Calloun et Vinx
dans Jungle Funk, trio où la basse est le seul
élément harmonique (outre la voix de Vinx) et Little
Axe, groupe expérimental avec e.a. Bernard fowler
aux voix. Il joue aussi souvent en accords, avec
des pédales d'effets en cascade: un alien.
Il a aussi joué avec les Stones sur Bridges to Babylon
et a failli remplacer Bill Wyman en 1994. Finalement,
c'est un bassiste qui est passé de Miles à Sting puis
Madonna (Ndr : "Nobody's
perfect...") qui a eu le job : Darryl
Jones. Plus sage il est vrai.
Enfin, une femme : Me'Shell
Ndegéocello. Elle a un toucher très fin et une
grande intelligence de jeu. Elle a fait plusieurs
disques sous son nom qui sont autant de perles de groove
et de sobriété. Elle chante aussi très bien et,
croyez-moi, en tenant une basse en même temps, ce n'est
pas gagné d'avance !.. Elle joue aussi sur "Saint
of me" des Stones.

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