La tour SALAMANDRE

et son musée.

 

 



La Tour Salamandre est classée par la Commission des Monuments et des Sites depuis le 19 juillet 1943.

On peut visiter la Tour Salamandre tous les jours de mai à septembre de 9 heures à 17 heures, en juillet et août de 10 heures à 19 heures et les dimanches d'octobre de 10 heures à 17 heures.

Prix : Adultes: 2 € - enfants: 0,75 € - étudiants: 2 € - groupes seniors: 1,50 €.




OFFICE DU TOURISME

Grand'Place, 10

6500.- Beaumont (Belgique)

Téléphone: 071.58.81.91.

E-mail : officetourismebeaumont@skynet.be


Cette tour rectangulaire médiévale (photo) se dresse sur un massif aux parois franches. Son aspect résulte du rehaussement et des parements intérieurs et extérieurs faits vers l'an 1600.

 L’érection de la Tour Salamandre remonte au XIème siècle. A la fin du XIIème siècle, le chroniqueur Gislebert de Mons attribue à Richilde, comtesse de Hainaut la construction d'une tour et d'autres fortifications.

Par la suite, Baudouin IV, dit le Bâtisseur, le successeur de Richilde, entoure Beaumont d'une enceinte fortifiée de 2.350 mètres, percée de trois portes et flanquée d'une trentaine de tours et maillettes.

C'est en 1549 que la Tour Salamandre fut restaurée et luxueusement aménagée par Philippe de Croÿ et plus tard par son fils Charles.

Selon le Besoigné rédigé par François Liesnart, secrétaire de Charles de Croÿ, l'appareillage régulier des pierres, des façades extérieures fut réalisé entre 1608 et 1610. On y voit également un croquis de la Tour Salamandre avec en marge les mentions suivantes :

1° Bibles sacrées et deux cabinets ;

2° Chambre des chantres chantant l'épître et deux cabinets ;

3° Oratoire et cabinets ;

4° Grande chambre de garderobe ;

5° Tour voustée.

Tout ceci donne à penser que la tour fut loin d'être toujours utilisée pour l'art militaire. Le duc Charles de Croÿ y avait installé sa bibliothèque où se trouvaient notamment ses albums renfermant les miniatures peintes par Adrien de Montigny.

Avant 1950, la tour avait l'aspect d'une ruine dont les façades étaient couvertes de végétation, du lierre grimpant en particulier. Bien que l'édifice conservait une grande solidité, certaines pierres disjointes présentaient un véritable danger.

C’est de 1952 à 1954 que les travaux de restauration débutèrent suivant les plans de l'architecte Simon Brigode.

A l'époque, elle fut corsetée d'un échafaudage tubulaire métallique de 30 tonnes. La tour fut débarrassée de la végétation qui la couvrait et chaque pierre fut rejointoyée.

La tour, d'une hauteur de 34 mètres est composée d'un rez-de-chaussée, de quatre étages et d'une plate-forme. Les murs sont de 3 à 4,50 mètres d’épaisseur, et c'est à l'intérieur de ceux-ci que se trouvent les salles de garde et les cachots, Un musée d'histoire locale est présenté dans les différentes salles de la Tour Salamandre.

Le rez-de-chaussée est constitué d'une seule grande salle éclairée par deux grandes fenêtres meurtrières. Cette salle est recouverte d'une voûte à cintre surbaissée. Elle comprend également une fontaine, ainsi qu'une fosse murée très profonde destinée à recevoir les détritus des étages supérieurs. Des ossements y ont été découverts. Elle servait peut-être d'oubliette. Cette salle est percée de deux portes en plein cintre qui sont l'œuvre du comte Maurice de Caraman.

On peut y voir l'histoire de la forteresse, de la ville et de ses seigneurs : des octrois, des chartes, des vues et plans anciens de Beaumont des sceaux, des poteries gallo-romaines, des céramiques qui ornaient le château des Seigneurs de Croÿ, etc... Chaque année, le musée s'enrichit de dons de beaumontois, tels qu'un hachoir à tabac, un hache-paille, une machine à laver manuelle du début du siècle,...

Une maquette à l'échelle 1/50ème redonne vie à la légende de Charles-Quint et des 3 auvergnats. Sont également exposées les reproductions des célèbres miniatures de Charles de Croÿ (comté de Beaumont).

On accède au 1er étage par une porte basse surmontée d'un arc surbaissé ouvrant sur un escalier qui autrefois était en pierre jusqu'au sommet. Il est du type balançant.

On peut y observer les consoles qui soutenaient les poutres, pièces maîtresses qui séparaient les étages. Les différents corps de cheminée sont curieux par leur aspect monumental. La généalogie des seigneurs de Beaumont y est exposée.

Au second étage une grande baie montre l'entrée de la galerie qui donnait accès au château. Elle était fermée par un pont-levis. Des documents sur la famille des de Caraman-Chimay (photos de famille, lettres, jouets, ... ) y sont rassemblés. Au siècle dernier, cette salle avait été aménagée en laboratoire par le Prince Eugène de Caraman-Chimay. Une cellule des Sœurs Clarisses y a été reconstituée.

Au troisième étage est évoqué le souvenir du passage de Napoléon à Beaumont l’avant-veille de sa défaite à Waterloo. On y trouve entre autre des lettres, des documents, un grognard en costume d'époque, etc...

Au quatrième étage sont réunis les témoins de l'artisanat local : la vannerie, la saboterie, la dentelle, la fabrication des fameux macarons, etc...

Enfin, après avoir gravi les 136 marches, on arrive sur la plate-forme où la garde effectuait des rondes, faisant halte à chaque tour d'angle.

De cette terrasse on découvre de magnifiques panoramas. On peut y admirer la vallée de la Hantes avec le moulin banal et la chapelle Saint-Julien. On aperçoit également les villages voisins : Leval-Chaudeville, Leugnies, Solre-Saint-Géry, Cousolre (France).

La Tour Salamandre est classée par la Commission des Monuments et des Sites depuis le 19 juillet 1943.


Écrit par Madame Éveline SELLIERE-CHARON en 1991.




Vues intérieures.





Escalier du type balançant (XVIème siècle).

 


Jouets en étain des Princesses de Caraman-Chimay datant du 19ème siècle.



 









Mortier en marbre utilisé au 19ème siècle pour broyer les amandes nécessaires à la fabrication des macarons, spécialité beaumontoise.


















 

Thérésia CABARRUS est née le 31 juillet 1773, près de Madrid (Espagne) - Madame TALLIEN pendant la révolution française - Princesse de CARAMAN-CHIMAY en 1805 - Le 15 janvier 1835, elle s'éteint dans son château de Chimay.

(Les photos sont de Madame Eveline SELLIERE-CHARON, et de Monsieur Christian LEJEUNE)

 

 

Dernière modification : 29/01/2008, 16:36:36