La réincarnation

 

 

 

 

 

 

Mourir pour renaître de quoi s'agit-il?   

 

 

 

 

"Mourir c'est quitter l'ombre pour entrer dans la lumière"

"Les réincarnatons, c'est comme le bac au lycée. Quand on échoue, on redouble".

La mort, sujet longtemps resté tabou est approché aujourd'hui de façon plus sereine et profonde (dans le cadre de l'accompagnement de mourants) et la survivance de l'âme devient plus crédible (avec l'intérêt suscité par les bouddhistes, prêchant le "Livre des Morts" tibétain, le Bardo Tödol.) La réincarnation gagne du terrin, même chez les chrétiens pratiquants (malgré la mise en garde des Catéchismes les plus récents.) Mais si tout cela tend à "apprivoiser la mort" (qui d'après les témoignages des "rescapés de la dernière minute", n'a pas l'air terrible du tout), il s'en faut que tout le monde intègre cela dans une vision cohérente, philosophique, capable de changer la perspective de l'existence. 

L'homme a sa place marquée dans le grand projet d'évolution: il n'est pas là "par hasard", mais il a une fonction à remplir grâce à son libre-arbitre et sa capacité d'exploiter les potentialités sans limites qu'il peut tirer de sa racine divine.

Durant de longs âges, des générations successives d'Adeptes ont approfondi les mystères de l'être, de la vie, de la mort et de la renaissance, et ils ont tous enseignés à leur tour certains des faits ainsi appris.

La mort se présente toujours à notre soi spirituel comme une libératrice et une amie. Au moment solennel de la mort, même dans le cas de mort subite, chaque homme voit toute sa vie passée se dérouler devant lui dans ses plus minimes détails. Pendant un court instant, l’ego personnel devient un avec l'ego individuelle  et omniscient. Mais cet instant suffit pour lui montrer tout l'enchaînement des causes qui ont opéré sa vie durant. Il se voit et se comprend alors tel qu'il est, dépouillé de tout masque flatteur et affranchi de ses propres illusions. Il déchiffre sa vie en spectateur qui contemple d'en haut l'arène qu'il quitte; il sent et reconnaît la justice de toute la souffrance qu'il a subie. [Cela] arrive à tout le monde, sans exception. [...] Des hommes très bons et très saints peuvent voir non seulement la vie qu'ils quittent mais même plusieurs existences antérieures où avaient été produites les causes qui les firent tels qu'ils furent dans la vie qui vient de se terminer. Ils reconnaissent la loi de karma dans toute sa majesté et dans toute sa justice. De cette expérience béatifique. Le dernier moment teintera tous les suivants. L'âme et le mental se fixent sur ces dernières pensées et s'en servent pour tisser tout un ensemble d'événements et d'expériences; en les développant jusqu'à leurs limites extrêmes, ils mettent à exécution tout ce qui n'a pu être réalisé dans la vie. En tissant et en amplifiant ainsi ces pensées, l'entité passe par la jeunesse, la croissance et la vieillesse, c'est-à-dire l'élan impétueux de la force, son expansion et son déclin, jusqu'à l'épuisement final . Quel est le sort des enfants qui meurent en bas âge avant d’avoir pu faire ni bien ni mal? S’ils sont parmi les élus, pourquoi cette faveur sans avoir rien fait pour la mériter? Par quel privilège sont-ils affranchis des tribulations de la vie?

Y a-t-il une doctrine qui puisse résoudre ces questions? Admettez des existences consécutives, et tout est expliqué conformément à la justice de Dieu. Ce que l’on n’a pu faire dans une existence, on le fait dans une autre; c’est ainsi que personne n’échappe à la loi du progrès, que chacun sera récompensé selon son mérite réel et que nul n’est exclu de la félicité suprême, à laquelle il peut prétendre, quels que soient les obstacles qu’il ait rencontré sur la route

C’est question pourraient être multipliées à l’infini, car les problèmes psychologiques et moraux qui ne trouvent leur solitude que sommes borné aux plus généraux. Quoi qu’il en soit, dira-t-on peut-être, la doctrine de la réincarnation n’est point admise par l’Eglise; ce serait donc le renversement de la religion.  Notre but n’est pas de traiter cette question en ce moment; il nous suffit d’avoir démontré qu’elle est éminemment morale et rationnelle. Or, qui proclame Dieu la bonté et la raison par excellence. Que serait-il témoignage de la science, elle se fut roidie contre l’évidence et eut rejeté de son sein quiconque n’eut pas cru au mouvement du Soleil et aux six jours de la création? Quelle créance eut méritée, et quelle autorité aurait eue, chez des peuples éclairés, une religion fondée sur des erreur manifestes données comme articles de foi? Quand l’évidence a été démontrée. L’Eglise s’est sagement rangée du côté de l’évidence a été démontrée, l’Eglise s’est sagement rangé du côté de l’évidence. S’il est prouvé que des choses sagement rangée sont impossibles sans la réincarnation, si certains points du dogme ne peuvent être expliqués que par ce moyen, il faudra bien admettre et reconnaître que l’antagonisme de cette doctrine  et de ces dogmes n’est qu’apparent. Plus tard, nous montrerons que la religion en est peut-être moins éloignée qu’on ne le pense et qu’elle n’en souffrirait pas plus qu’elle n’a souffert de la découverte du mouvement de la terre et des périodes géologiques qui, au premier abord, ont paru donner un démenti aux textes sacrés. Le principe de la réincarnation ressort d’ailleurs de plusieurs passage des Ecritures et se trouve notamment formulé d’une manière explicite dans d’évangile:

«Lorsqu’ils descendaient de la montagne (après la  transfiguration), Jésus fit ce commandement et leur dit: «Ne parlez à personne de ce que vous venez de voir, jusqu’à ce que le fils de l’homme soit réssuscité d’entre les morts. «Ses Scribes l’interrogèrent alors et lui dirent: «Pourquoi donc les Scribes disent-ils qu’il faut qu’Elie vienne auparavant?»

Mais Jésus leur répondit: «Il est vrai qu’Elie doit venir et qu’il rétablira toutes choses. Mais je vous déclare qu’Elie est déjà est déjà venu, et ils ne l’ont point connu, mais l’ont fait souffrir comme ils ont voulu. C’est ainsi qu’ils feront mourir le fils de l’homme. «Alors ses disciples comprirent que c’était de Jean-Baptiste qu’il leur avait parlé.» (Saint Matthieu, chap. XVII.)

Puisque Jean-Baptiste était Elie, il y a donc eu réincarnation de l’Esprit ou de l’âme d’Elie dans le corps de Jean-Baptiste.

Quelle que soit, du reste, l’opinion que l’on se fasse sur la réincarnation, qu’on l’accepte ou qu’on ne l’accepte pas, il n’en faut pas moins la subir si elle existe nonobstant toute croyance contraire; le point essentiel, c’est que l’enseignement des esprits est éminemment chrétien; il s’appuie sur l’immortalité de l’âme, les peines et les récompenses futures, la justice de Dieu, le libre arbitre de l’homme, la morale du Christ; donc il n’est pas anti-religieux.

Reconnaissons donc, en résumé, que la doctrine de la pluralité des existences explique seul ce qui, sans elle, est inexplicable; rigoureuse, et qu’elle est pour l’homme l’ancre de salut que Dieu lui a donnée dans sa miséricorde. Les paroles mêmes de Jésus ne peuvent laisser de doute sous ce rapport. Voici ce qu’on dit dans l’Evangile selon Saint-Jean, chap.III:

Jésus répondant à Nicodème dit: «En vérité, en vérité, je te le dis, que si un homme ne naît de nouveau, il ne peut avoir le royaume de Dieu.»

Nicodème lui dit: «Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le ventre de sa mère, et naître une seconde fois? Jésus répondit: «En vérité, en vérité, je te dis que si un homme ne naît d’eau et d’esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’esprit est esprit. Ne t’étonne point de ce que je t’ai dit: il faut que vous naissiez de nouveau.

12"La plus belle part  de notre vie remonte au plus lointain passé; sur ce que nous étions destinés à accomplir et n'avons jamais réalisé."    

"Eddy du Perrons"

 

 

Communications effectives et communion 

réelle avec les morts

   

 

L'individualité consciente des êtres désincarnés ne peut pas se matérialiser, elle ne peut pas non plus quitter sa propre sphère mentale de béatitude, pour regagner le plan de l'objectivité terrestre.

Nous sommes avec ceux qui sont morts et que nous avons perdus dans la forme matérielle, et beaucoup, beaucoup plus près d'eux maintenant que lorsqu'ils étaient en vie. Car le pur amour divin n'est pas simplement l'efflorescence d'un coeur humain, mais il a ses racines dans l'éternité. L'amour saint et spirituel est immortel, et le karma amènera tôt ou tard tous ceux qui se sont aimés d'une telle affection spirituelle à s'incarner une fois de plus dans le même groupe familial. De plus, nous disons que l'amour étend son influence au-delà de la tombe et possède un pouvoir magique et divin qui réagit sur les vivants.

Lorsqu'il s'agit de manifestations purement psychiques et spirituelles, nous croyons à l'intercommunication possible entre l'esprit de l'homme vivant et celui de personnes désincarnées. Dans de pareils cas, nous disons que ce ne sont pas les esprits des morts qui descendent sur terre, mais bien les esprits des vivants qui montent vers les pures Ames spirituelles. En vérité, il n'y a ni montée ni descente, mais un changement d'état ou de condition chez le médium. Le corps de celui-ci se paralyse, ou entre en "transe", et son Ego Spirituel, étant dégagé de ses entraves, se trouve sur le même plan de conscience que les esprits désincarnés.

Il s'ensuit que, s'il y a attraction spirituelle entre lui et eux, ils peuvent entrer en communication, comme cela arrive souvent dans les rêves. Il y a, entre la nature du médium et celle du non-sensitif, la différence que voici: l'esprit du médium, une fois libéré, peut influencer les organes passifs de son corps physique en transe, afin de les faire agir, parler et écrire, suivant sa volonté. L'Ego peut faire répéter à son corps, à la manière d'un écho - et en langage humain - les pensées et idées de l'entité désincarnée, aussi bien que les siennes propres. Mais l'organisme non-réceptif, ou non-sensitif, de celui qui est très positif ne peut pas être influencé de la sorte. Aussi, bien qu'il n'existe guère d'être humain dont l'Ego ne communique pas librement, pendant le sommeil du corps, avec ceux qu'il a aimés et perdus, l'être, une fois réveillé, ne conserve dans sa mémoire aucun souvenir de cette communication, sinon sous une forme très confuse, semblable à un rêve, par suite du caractère positif et non réceptif de son enveloppe et de son cerveau physique.

Il existe deux exceptions à une communication personnelle avec un décédé : la première concerne les quelques jours qui suivent immédiatement la mort d'une personne, avant que l'Ego ne passe dans l'état de béatitude posthume. Cela se produit, toutefois, dans des cas tout à fait exceptionnels, lorsque l'intensité du désir éprouvé par le mourant de retourner sur terre pour y accomplir quelque dessein force la conscience supérieure à rester éveillée, c'est alors réellement l'individualité, l'Esprit", qui entre en communication. Après la mort, l'esprit tombe normalement dans un état d'hébétude, et s'enfonce très vite dans ce qu'on appelle "l'inconscience qui précède l'état béatifique". La seconde exception est celle des Nirmânakâya [êtres de compassion qui demeurent pleinement actifs après la mort].

 

 

Sur l'immortalité

 

 

Pour la personnalité terrestre de l'homme, l'immortalité et la conscience après la mort deviennent toutes les deux simplement des attributs conditionnés, car elles dépendent entièrement des conditions et des croyances qu'a créées l'âme humaine elle-même durant la vie du corps. Karma agit sans cesse: nous ne moissonnons dans notre vie après la mort que les fruits de ce que nous avons semé nous-mêmes pendant celle-ci .

Une "entité" est immortelle, mais elle ne l'est que dans son essence ultime, non dans sa forme individuelle. Arrivée au dernier point de son cycle, elle est absorbée dans sa nature primordiale et elle devient Esprit, perdant alors son nom d'entité.

En tant que forme, l'immortalité de l'entité est limitée à son cycle de vie, [la durée d'existence du grand Univers ou  Mahâmanvantara; en sanskrit], celui-ci écoulé, elle est indissolublement unie avec l'Esprit Universel et identique à lui, en cessant d'être une entité distincte. Quant à l'âme personnelle, c'est-à-dire l'étincelle de conscience qui conserve dans l'Ego Spirituel l'idée du "moi" personnel de l'incarnation précédente, elle ne dure, en tant que souvenir séparé et distinct, que jusqu'à la fin de la période de béatitude posthume. À l'expiration de celle-ci, elle s'ajoute à la série des autres incarnations innombrables de l'Ego, comme le souvenir qui reste dans notre mémoire, à la fin de l'année, d'un seul jour parmi tous les autres.

   

La vision prospective avant la nouvelle incarnation

 

Toute la période vécue dans l'état de félicité permise par les forces de l'âme ayant pris fin, les fils magnétiques qui rattachent l'âme à la terre commencent à affirmer leur pouvoir. Le Soi se réveille de son rêve, il est rapidement emporté vers un corps nouveau puis, juste avant la naissance, il perçoit l'espace d'un instant, toutes les causes qui l'ont conduit à son état posthume et qui le ramènent à une vie nouvelle; comprenant que tout est juste, que tout est le résultat de sa propre vie passée, il ne murmure pas, mais se charge de nouveau de sa croix: une autre âme est revenue sur terre.

 

 

Des échos de cette doctrine dans la sagesse de l'Inde

 

 

"La Brihadâranyaka Upanishad"

Comme un chariot lourdement chargé s'avance en craquant, ainsi le soi du corps, portant sur lui le soi de connaissance, s'en va gémissant. A l'heure de rendre le dernier soupir. Quand il perd ses forces, par le vieil âge ou la maladie, De même que la mangue, le fruit du figuier udumbara, ou de l'arbre pippal, se détache de la tige, De même, cet être (purusha) se détache de ses membres. Pour regagner son origine...

De même que gardiens de l'ordre, magistrats, écuyers et chefs de villages, entourent un roi à l'heure de son départ, de même à l'heure de la fin, toutes les énergies vitales s'assemblent autour de ce soi, au moment où l'homme va rendre le dernier soupir...

Alors le sommet du coeur s'illumine, et, dans cette splendeur (pradyota), ce Soi (âtman) s'échappe.Il quitte le corps par l'oeil, par la tête ou quelque autre partie. La vie s'échappe avec lui et tous les souffles l'accompagnent. Le Soi est conscience, et c'est conscient qu'il transmigre.

 

La Bhagavad-Gîtâ

 

Krishna : Quiconque à l'heure de la mort abandonne le corps, l'esprit concentré sur moi par la méditation, vient à moi, sans aucun doute. Celui qui, à la suite d'une méditation constante sur une forme particulière, quelle qu'elle soit, pense à cette forme au moment de quitter son corps mortel, c'est à elle qu'il s'unit.

   

Expériences de Mort Approchée " (EMA)expliquée par la Théosophie de Mme Blavatsky (article)

 

Bibliographie :

·        La Clef de la Théosophie,

·        Article "Commentaires sur la Pistis Sophia"(Blavatsky)

·        Notes sur la Bhagavad-Gîtâ (Judge).

·        L'Océan de Théosophie (Judge).

voir aussi Repères bibliographiques et Publications

 

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