Biographie de Maurice BERGER...

MAURICE BERGER (1866-1930)

On sait de lui peu de choses...  Aucune information solide sur sa vie et son oeuvre : telles sont les conclusions des recherches  menées conjointement par Mme LEFRANC-CLEMENT, Mrs ROUSSEAUX et VILCOCQ (*), tous membres du Club des Collectionneurs.

Maurice Hilaire BERGER est né à Paris le 2 décembre 1866 de père inconnu.  Sa mère Augustine Adeline JACQUART, originaire de Coulombs, en Seine-et-Marne, est une cuisinière de 24 ans.

Quelques mois plus tard, en mai 1867, il est reconnu par un citoyen suisse, né à Eclépens dans le canton de Neuchâtel, Louis François Samuel BERGER, alors employé de commerce à Paris et âgé  également de 24 ans.

En novembre 1868, Augustine Jacquart et Louis Berger se marient à Eclépens, ce qui permet la légitimation de Maurice Berger.  Ils s'installent à Paris, rue des Petites-Ecuries, à proximité de la gare de l'Est.  En avril 1871, naît Louise, la soeur de Maurice.

De son enfance, on ne connait rien sinon qu'elle se déroule à Paris, toujours dans les quartiers nord-est de Paris.  A l'âge de 19 ans, il perd son père qui meurt à l'âge de 43 ans.  Il entreprend des études dans le domaine de la pharmacie.   Toutefois, les annales de la faculté de Pharmacie de Paris ne le mentionnent pas comme ayant obtenu le diplôme !  On peut douter qu'il ait fréquenté une université dans une autre ville.   Durant cette période, il fait la connaissance d'une jeune fille, Marie-henriette THOMAS.  De leur idylle va naître, le 30 janvier 1891, une petite fille prénommée Marguerite qu'il ne reconnaît pas.  Il ne se mariera qu'en 1903 avec une sage-femme du même âge que lui, Helène Rose REYMONT. Apparemment, il va travailler quelques années (comme préparateur sans doute) à la pharmacie Bailly (rue de Rome à proximité de la gare Saint-Lazare) qui est alors la plus importante de Paris.   Il travaillera pour plusieurs pharmacies : on retrouve sa trace dans l'Annuaire du Commerce de 1897 au 17 de la rue Croix-des-Petits-Champs à Paris où il est chimiste.  Il disparait de cet annuaire en 1904, au moment où il semble être devenu préparateur de la pharmacie Delouche située au 101 rue Gide à Levallois-Perret.  Il a peut-être été l'associé de ce pharmacien puisque la dénomination commerciale de la pharmacie devient Delouche et Cie en 1908.  De plus, on apprend à travers une publicité publiée dans le numéro 119 de la revue Le Magazine Illustré Madame & Monsieur, datée du 10 décembre 1907   que la lampe Berger existe déjà et est commercialisée depuis Levallois-Perret (Seine) mais aussi depuis deux dépôts à Paris (62 rue des Petits-Champs et 31 rue d'Amsterdam).  L'entreprise exporte même en province et à l'étranger par colis-postal ! 

Hélène REYMOND, épouse

BERGER 1867-1948

Elle exerce à Levallois-Perret.  De ce mariage tardif aucun enfant ne verra le jour.  Le couple habitent alors Faubourg Saint-Denis, à Paris.  En 1910, lorsque Maurice BERGER ouvre l'Ozosenteur, sa boutique du 18 de la rue Duphot, il emménage dans l'appartement deux pièces (situé au dessus de la boutique) attaché au fonds de commerce.  Plus tard, lorsque la prospérité de son commerce va le lui permettre, il s'installera rue de Berri, à proximité des Champs-Elysées.

Pendant la Première Guerre Mondiale, il poursuit son activité car il est trop âgé pour être mobilisé.  En 1927, âgé de soixante ans, il souhaite prendre sa retraite et vend  donc son commerce puisqu'il n' a pas d'héritier.  C'est Jean-Jacques FAILLIOT qui rachète le fonds de commerce pour la somme de 700.000 francs, soit environ 2,1 millions de francs français actuels.

Maurice BERGER se retire alors dans la région d'origine de son épouse, à Seyssins, tout à côté de Grenoble.  Elle y dispose d'une maison de famille dans laquelle ils allaient se reposer de temps en temps.  Affecté, semble-t-il, de problèmes d'hypertension, il y meurt des suites d'une attaque cérébrale le 1er mars 1930.  Son corps est ramené à Levallois-perret où il est enterré...seul, car sa femme, qui lui a survécu jusqu'en 1948, a été inhumée, quant à elle,  près de Grenoble.

Jean-Jacques FAILLIOT, repreneur de la maison Berger dans les années 20. En 1927, quelques mois après le rachat de la maison Berger, son nouveau propriétaire étoffera la gamme de modèles proposés (une vingtaine au total!) à plus de 100 flacons différents et ce afin de satisfaire tous les goûts et toutes les bourses. Le modèle bas de gamme (A universel en verre blanc au décors de pointes de diamant) sera proposé à 20 francs français tandis que le modèle le plus luxueux sera affiché à 1.500Francs).  Véritable vrai "génie de la lampe"  il a la sagesse de ne pas changer le nom du produit.  Sous son règne, l'appareil de désinfection devient objet de décoration.  Période de gloire : au nom des lampes Berger s'associent des signatures prestigieuses : René Lalique, Gallé, Baccarat, Saint-Louis...


(*) VILCOCQ (G.), Lampes Berger 1898-1998, éd. Noème, Paris, 1998, pp. 18-19.

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