Se promener longuement à Burano,

 patrie des Buranelli,

 

 

 

le long des petits canaux où se développe encore aujourd'hui l'existence médiévale des pêcheurs et des dentellières, est une jouissance sans égale.

           Sur quelle balance peut-on peser des trésors aussi subtils que le vol des mouettes au-dessus des filets et des maisons de ces artisans de la mer ?
        Son millénaire campanile penché est tellement plus  émouvant  que celui de Saint Marc reconstruit en 1912.Aussi beau que celui proche de Mazzorbo où Churchill aimait tant peindre le reflet des petits ponts dans l'eau.Burano est fière de son compositeur Baldassare Galuppi qui égale parmi les maîtres musiciens de Venise, Vivaldi,Albinoni, Monteverdi, Marcello, et même Cimarosa qui fut Vénitien de coeur.

(Anders Zorn- daté Venise 1894)

      Ce sont les femmes de l'île qui ont apporté " le point de Venise" à Alençon et qui ont, pendant des siècles, orné les pourpoints des rois d'Angleterre.Sur la piazza, après un repas buranellien, on prendra le frais aux heures chaudes à la cathédrale San Martino parmi les primitifs vénitiens Girolano di Santa Croce et Giovanne Mansueti ( Jean Marabini)

La guérison miraculeuse de la fille de Benvegnudo of S. Polo
Giovanne Mansueti   *   Galerie Accademia