Le BOWLING - Comprendre pour Mieux Jouer (02-01)

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30-mars-2013 11:20

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DEUXIEME PARTIE - Pour l'Amateur :
 

 

Nous situerons l'amateur comme le joueur qui est devenu régulier après quelques mois de pratique.

 

C'est un joueur qui est maintenant tout à fait à l'aise dans le bowling.

 

C'est le joueur qui a dépassé le stade de la découverte et qui sent un besoin très fort de progresser et de jouer au niveau qui lui permettra de se mesurer aux joueurs chevronnés et surtout de pouvoir jouer en leur compagnie.

 

L'amateur, contrairement au joueur occasionnel, sent la nécessité d'acquérir du matériel personnel afin d'atteindre une meilleure stabilité de jeu.

Il a bien intégré la mécanique de la piste et comprend sans avoir à réfléchir de quel coté il doit appliquer son écart pour corriger l'endroit de l'impact.

 

LES BOULES PERSONNELLES

 

Dès que l’on décide de jouer régulièrement, il est bon d’envisager en même temps l’acquisition de son propre matériel.

La boule est l’élément principal de la panoplie et si vous lisez bien la suite, vous verrez qu'il n’est pas nécessaire de dépenser une fortune dans la boule (en tout cas la première, celle que l'on achète avec la fougue du gosse qui reçoit son premier cheval à bascule).

 

Tout comme il est devenu quasi normal d’acheter une raquette de tennis lorsqu’on y joue régulièrement ou une paire de ski si l'on skie plus que quelques jours sur l'année, il semble évident que l’acquisition d’une boule personnelle va de soi si on désire jouer sérieusement.

 

Mais si vous jouez entre amis, même tous les samedis et que votre plaisir c’est la convivialité et si une moyenne de 100 ou même de 80 vous laisse satisfait, et que même la moyenne, vous vous en tapez, alors, pas besoin de boule personnelle, elle ne fera que vous encombrer et vous devrez la porter de votre voiture à la piste et vice et versa et elle risque plus de vous décourager que de vous satisfaire.

 

Par contre, si le crochet ou la courbe de ce joueur qui est sur la piste voisine vous impressionne, et que vous voudriez arriver, comme lui à 180 puis 200 et plus encore …

Aïe aïe aïe, le virus rode pas très loin. (you have been bitted by the bug)

 

Là, plus d’hésitation possible, allez trouver le technicien du PRO-SHOP, expliquez-lui que vous voulez votre propre boule et s’il vous dit : "voilà une Polyester que je peux percer en équilibre et qui vous servira pendant un ou deux ans à faire les premiers pas sur la piste", ou quelque chose du genre "laissez-moi voir comment vous jouez", c’est un gars sérieux, vous pouvez lui faire confiance

Le prix sera de l’ordre d’une cinquantaine de dollars US (ajoutez le transport qui a traversé l'Atlantique et le perçage, vous vous en tirerez pour une centaine d'Euro).

Si, par contre, il vous demande "quelle boule choisissez-vous dans la vitrine", fuyez et allez voir ailleurs.

 

Et si après six mois, vous crevez le 200, alors vous en choisirez une autre avec des caractéristiques plus pointues et un déséquilibre adapté, avec une couverture réactive etc, etc, etc …, vous la ferez percer en FingerTip Grip (vous pouvez aussi opter pour ce grip directement) et a vous le crochet (Hook) ou la trajectoire courbe de vos rêves.

 

Notez aussi que nombre de joueurs au-delà de 200 ont plusieurs boules dans leur sac, en général deux, mais cela peut aller jusqu'à vingt ou trente (dans le camion) pour les professionnels du circuit américain, qui eux flirtent plus régulièrement avec des scores proches du 300.

 

Ce n'est pas par attachement affectif que cette ou ces boules supplémentaires sont là.

Le large choix des pros est justifié par les variations des conditions des pistes tout au long du circuit, et au cours d'une partie, ils en utilisent en général deux, l'une qui est la boule principale (dite: de strike) pour les strikes et la seconde, en général plus dure et donc avec une trajectoire plus rectiligne pour la conclusion (fermeture) des spares.

En fonction des variations des conditions de piste, il arrive aussi qu'ils changent de boule de strike en cours de partie ou entre deux parties.

Donc une boule qui réagit, adaptée aux conditions de piste et une autre qui réagit moins ou pas du tout, comme la première que vous avez achetée et qui servira ensuite à cet usage.

 

Ajoutons quand même qu'il serait bon que les joueurs se rendent compte que ce n'est pas en changeant de boule tous les six mois que l'on fait monter la moyenne.

Il serait bon de combattre la recherche de l'absolu dans la boule du mois après lequel court chaque constructeur.

Si on arrêtait de se ruer sur  tout ce qui est nouveau parce que c'est nouveau et plein de promesses, cela aurait  surtout pour effet de permettre aux prix de baisser.

N'oublions tout de même pas que les pro's ne payent pas ou rarement leur matériel, et certains sont faits sur mesure, pour eux, alors, qui paye les développements high tech ? hein ? ... ... euh nous ? – ben voyons, vous en doutiez !

 

TYPES DE BOULES - MODES DE CONSTRUCTION

 

Nous venons d’évoquer le poids, et autres caractéristiques des boules, voyons un peu plus en détail tout cela.

Il existe une infinité de possibilités pour construire une boule et le fabriquant peut produire autant de variété et de caractéristiques différentes qu'il n'est pas du tout ridicule de penser que l'on pourrait faire fabriquer la boule idéale presque sur mesure.

 

Certains joueurs professionnels participent avec les grandes marques à des programmes de recherche et développement qui les amènent à définir les détails de comportement des boules qu'ils étudient.

Et l'on peut dire que des matériels personnalisés sont mis au point.

Mais nous touchons là au domaine de la formule I avec les écuries d'usine…

 

Depuis le milieu des années 50, la technique évolue tant en ce qui concerne les matériaux que les techniques de fabrication. La chimie des polymères a, dans les années 60 jusqu'à nos jours, fait de tels progrès que nous disposons aujourd'hui de matériaux dont nous pouvons fixer les caractéristiques et non plus, comme avant, les subir et chercher à les exploiter au mieux.

 

Il est dès lors normal que de nouveaux modèles aux qualités toujours améliorées soient proposés par les fabricants ou les chercheurs. Il devient courant également que les grandes marques s'allient des laboratoires de recherches spécialisés en matériaux composites, en techniques spatiales, etc. pour mettre au point certains produits.

 

Cependant, il ne faut pas perdre de vue que toute médaille a son revers.

Le pneu plein a cédé le pas au boyau très fin et léger pour le vélo de compétition, mais la conduite et le soin à apporter à ce vélo ont également fortement changé.

Il est devenu plus difficile de rouler n'importe comment et surtout n'importe où, un boyau de piste pour le sprint n'est pas le même que pour la poursuite et une erreur de choix coûterait la victoire au concurrent qui en est victime.

Faites une erreur de fartage sur vos skis et vous verrez vos copains de dos.

 

Il en va de même avec les boules, plus elles sont sophistiquées, plus elles sont spécialisées, et plus elles s'adaptent à des conditions très particulières des pistes et des conditionnements.

 

En somme, plus une boule est dotée de qualités particulières, plus elle devient efficace dans les conditions particulières qui demandent ces qualités. Mais elle devient d'autant plus inefficace dans les autres conditions.

Une boule construite pour piste très grasse (heavy oil) sera totalement inefficace sur terrain sec. (Comme les pneus pluie sous le soleil battant) !

 

Mais voyons d'un peu plus près comment une boule est constituée.

 

LE NOYAU (Core)

 

Au centre de la sphère qu'est une boule de bowling, il y a le noyau.

Ce noyau est plus dense que la couverture, le poids de la boule est principalement dans le noyau, c'est principalement lui qui détermine le comportement dynamique de la boule. C'est le noyau qui par sa forme et sa densité va déterminer les qualité de "scorabilité" (flare) ou la stabilité de trajectoire de la boule.

 

La rotation et l'entretien de cette rotation sont essentiellement du ressort du noyau.

Plus le noyau sera dense et petit, plus la rotation pourra être rapide.

Voyez la technique de toupie pour les patineurs, ils démarrent avec les bras écartés et provoquent l'accélération de la toupie en rapprochant les bras du corps, ensuite, pour ralentir et arrêter la rotation, ils écartent de nouveau les bras.

 

En ramenant la masse au plus près de l'axe de rotation, ils diminuent le moment d'inertie et permettent une augmentation de la vitesse de rotation.

 

Mais … ici aussi, il y a un revers à la médaille.

Pendant le mouvement d'une masse en rotation, la grandeur conservée, celle qui est exploitable pour un travail (communicable en cas de choc) c'est le moment cinétique (plus il est important plus il y a d'énergie dans le mobile)

Plus le moment d'inertie est faible, plus le moment cinétique est faible.

En conséquence, avec une inertie faible, la stabilité du mouvement est faible.

Ce manque de stabilité pourrait être une aide dans la trajectoire en crochet (hook), mais, le choc dans les quilles provoque alors un changement de trajectoire plus important.

Une boule avec une masse éloignée de l'axe (gros noyau) sera bien plus stable qu'une autre qui aurait un noyau de diamètre réduit avec la masse essentiellement le long de l'axe, bien que sa vitesse de rotation puisse être plus importante.

 

Ce que nous cherchons, avec notre boule, c'est la plus grande rotation possible avec une stabilité réduite pour la courbe et une bonne stabilité dans les quilles avec la plus grande énergie possible. (la quadrature du cercle en somme, le beurre et l'argent du beurre)

 

Il faut donc opter pour un juste milieu et localiser les masses à une distance de l'axe de rotation telle qu'il soit possible d'obtenir un grand nombre de révolutions tout en gardant un niveau d'énergie important et un bon effet stabilisateur de trajectoire par un moment cinétique élevé (effet gyroscopique).

Nous compterons alors sur les qualités d'adhérence pour profiter des forces de frottement au contact de la piste sèche et obtenir la trajectoire courbe qui permettra d'attaquer les quilles avec le meilleur angle.

 

Mais chacun à sa propre façon de communiquer la rotation, et certains en donnent naturellement tellement que leur souci, c’est de trouver une boule qui ne soit pas trop facile à faire tourner.

 

Ajoutons à cela que nous pourrions être amenés à chercher un mouvement de l'axe lui-même (précession) afin d'augmenter l'espace occupé par la boule sur la piste en lui donnant une trajectoire, disons, en éventail.

La disposition des masses autour de l'axe ne serait plus alors une sphère ou un tore, mais plutôt une forme ovalisée perpendiculairement par rapport à l'axe de rotation et ayant pour but de provoquer un déséquilibre et créer une torsion de l'axe.

 

L'inclinaison variable de l'axe par rapport à la piste (flare) fait également se déplacer la circonférence de contact, ce qui permet de mieux répartir l'huile emportée par la boule et ainsi diminuer le dépôt parasite au fond de piste (backends) près des quilles.

 

La terre, qui est aplatie aux pôles avec une masse non uniformément répartie autour de l'axe est dotée d'un tel mouvement, elle tourne autour de son axe, qui lui-même, sous l'influence du déséquilibre des masses et de l'attraction des planètes environnantes, tourne autour d'un point situé au centre de gravité en décrivant des cônes de révolution. (Ce le mouvement de précession des équinoxes)

(Le même phénomène se manifeste pour l'hélice d'un bateau, où le phénomène est indésirable et provoque d'ailleurs parfois des ruptures d'arbre de transmission).

 

On peut se rendre compte de ce comportement en regardant la trace de roulement sur la boule et on observe qu'elle n'est pas circulaire, mais ondulante, et que si la boule faisait deux cents tours, elle serait totalement recouverte d'huile en lignes juxtaposées.

 

Voyez plus loin pour plus de détails

 

LA SURFACE (Covering)

 

En résumé, outre le poids et les balances (haut-bas et droite-gauche), qui sont parfois liées au noyau, mais aussi parfois à la couverture, le matériau constitutif de la couche externe (shell) sera à considérer dans les choix à opérer.

 

Différentes matières ont été utilisées et de nouvelle apparaissent sans arrêt dans les laboratoires.

 

Les boules des années 60 – 70 étaient en caoutchouc durci (en ébonite, marque déposée qui est devenue le nom d’un fabricant).

Depuis, les matières plastiques ont fait une percée remarquée et la recherche sur les hauts polymères et les matériaux composites a permis de disposer des matières aux caractéristiques de dureté et adhérence compatibles avec les spécifications du règlement tout en offrant des qualités de friction que nous demandons aujourd’hui.

 

Mieux encore, un laboratoire de recherche a mis au point une boule à deux parties de surface distinctes, constituées d'un anneau dur qui entoure la boule un peu en dehors de l'axe principal, et le reste de la sphère plus tendre (Ceux qui l'ont vue se souviendront de la Quantum Helix de Brunswick qui a duré ce que durent les roses ...).

 

L’anneau dur permet une augmentation des rotations avec un meilleur glissement et le reste un meilleur crochet par adhérence renforcée sur la piste sèche (backends)

 

Ce n’est pas la première, ni la dernière évolution technologique révolutionnaire dans le domaine des boules. (On trouvera constamment d'autres moyens de nous faire dépenser nos sous ensuite).

 

L'offre est telle que certains se sentent obligés d'acquérir un large éventail de boules pour chaque type de terrain.

Lorsque une difficulté de jeu devient trop envahissante, le réflexe est de changer de boule, c'est si facile et il y en a tellement.

 

Les professionnels disent, toutefois, que :

 

"une nouvelle boule corrige un seul problème, mais en génère six nouveaux".

 

DEUX - TROIS  - QUATRE - CINQ … PIECES

 

Au commencement, les boules étaient en deux pièces, noyau et enveloppe.

 

Ensuite, pour créer le déséquilibre principal (Top Weight) on a introduit une pièce lourde à coté du noyau, dans la partie où le perçage enlèvera de la matière et on appela ces boules des trois pièces.

 

Après, on construisit de noyaux ovalisés, qui contenaient donc ce déséquilibre et on revint aux deux pièces.

 

On a ajouté des blocs ou des tores de stabilisation, des noyaux en forme de poires, d’ampoule électrique, et tout un tas de systèmes qui font que le nombre de pièces, n’est vraiment pas un critère de comparaison.

 

Et pour embrouiller les soldats russes au cas où ils venaient à trouver une boule sur la ligne de front, les fous du labo mirent au point des systèmes de noyaux multiples, un noyau à l'intérieur d'un second noyau et lui-même enrobé dans un troisième, ce qui nous fait quatre pièces, avec chaque couche ses caractéristiques.

 

Donc pas de panique, on ne se laisse plus impressionner, car il est des gens qui jouent bien avec n’importe quel nombre de pièces et le contraire aussi.

 

Cette information au tableau des caractéristiques semble bien surtout destinée à justifier les prix.

Mais libre à chacun de trouver de la poésie à l'ensemble et de répondre au chant des sirènes.

 

Nous ne disons pas que cela ne sert à rien, nous disons qu'il faut éviter de faire trop de bruit avec peu de choses.

Nous disons que la technologie, ce n'est pas ce qui fait progresser la moyenne, et que si elle aide quelque part, c'est surtout le joueur de très haut niveau qui peut en tirer profit.

 

COMMENT CHOISIR UNE BOULE PERSONNELLE ?

 

Choisir sa propre boule, oui, mais sur quoi se baser pour faire son choix ?

Bien sûr, le joueur expérimenté connaît son matériel et a des critères précis.

Mais le joueur moyen, l’homme de la rue, comment peut-il s’y retrouver.

Et comme nous devons surtout aider le débutant, alors abordons le sujet et voyons ce qu'il renferme.

 

L’important, c’est d’abord de savoir pourquoi on veut une boule personnelle.

 

POUR PARAITRE (Frimer)

 

Pas besoin de lire plus loin, le diamètre, la matière, les balances, rien de tout cela n'a d'importance si vous cherchez uniquement la frime.

 

Ce qui compte pour vous, c'est que la marque soit bien visible, qu'elle soit connue, que la boule brille ou alors qu'elle soit plutôt sablée en fonction de la mode et que les inserts que vous ne manquerez pas de faire placer soient fluorescents.

 

Choisissez la boule la plus chère du Pro-Shop ou vous risquez de passer pour un ringard.

Donnez votre préférence à une couleur vive, bien que les boules haut de gamme soient un peu ternes, sachez que la version pearlized est brillante alors que la version sanded est matte.

Les fines rayures dans une boule sablée à 600 grit ou moins ne sont pas des défauts et il faut en prendre grand soin.

Pour le poids, choisissez plutôt léger, c'est moins fatigant. (Il serait bon, dans votre cas, d'acheter deux ou trois boules de couleur différente, plus faciles à assortir à vos chaussettes).

 

Veillez à ne pas oublier le soutien de poignet, celui en quatre pièces articulées, il est du plus bel effet et attire à coup sûr le regard des ignorants.

 

Si ce qui précède vous fait sourire, sachez que nous avons rencontré, il y a peu, un joueur capable à peine de lâcher la boule sans se la mettre sur le pied (une splendide … modèle … sablée au gros sel, avec des inserts d'un blanc immaculé à tous les trous, et qui devait avoir un hook potential de 19 ou plus).

Il sortait du Pro-Shop et découvrait les repères d'approche dont il ne comprenait manifestement pas la signification et s'acharnait à redresser sa trajectoire en invoquant les Grands Dieux pour qu'ils l'aident dans sa tâche.

 

Ce garçon en était manifestement à son second quart d'heure de jeu, et tout ce que le technicien avait trouvé à lui offrir comme aide c'était de lui vendre pour 500 Dollars de matériel sans le moindre scrupule.

Il hésitait sur le choix des doigts à enfoncer dans les trous et s’excusait d’avoir oublié sur quel point il fallait se mettre, il avait un élan en un pas et demi et un balancier quasi inexistant.

Mais ce manque de technique n'est pas grave en soi, ce qui active les sécrétions gastriques, c'est qu'à coté de lui, il y avait un jeune gars qui s'escrimait dans un style tout à fait respectable à faire remonter une polyester qui avait manifestement fait son temps.

 

Alors, ou bien c'est lui qui l'a exigée et que les Grands Dieux le protègent et espérons que les pistes seront assez solides pour supporter ses maladresses, ou bien il s'est vu fourguer ce que le technicien l'a convaincu qui était indispensable pour bien jouer et là il y a du ménage à faire !

 

Voilà, vous savez à quoi vous en tenir et ne venez pas pleurer si quand vous voulez acheter un vélo de tourisme on vous vend le sosie de celui qu'utilise le champion du monde.

Consolez-vous en pensant que les filles (ou les garçons) sauront au moins que vous avez les moyens, pardon, que vous avez du bon goût !

 

Encore une chose, si vous êtes un frimeur, il vous faut aussi des chaussures à semelles variables, un sac à six roues, un soigneur et peut être une masseuse.

Renseignez-vous, ça peut valoir la peine.

 

 

POUR AMELIORER SON SCORE (POUR LE JEU SERIEUX)

 

Après avoir réglé nos comptes avec les encombre-allées desquels nous sommes jaloux, n'ayons pas peur des mots, nous allons nous atteler aux questions et préoccupations des gens sérieux ou prétendus tels, groupe auquel vous et nous pensons appartenir.

Nous n'avons pas le moindre doute, vous qui lisez ces lignes ne pouvez qu'appartenir à cette catégorie, les autres n'ont pas besoin de lire, ils veulent rester enchaînés à leurs privilèges et lire délivre. (lire des livres ? - ah bon!)

 

LE DIAMETRE – Pas de chance

Le diamètre de la boule reste le même (22.35 cm ou 8.8 pouces) quel que soit le poids.

Ca au moins, ca ne nous posera pas de problème.

 

Par contre, et plus sérieusement, le diamètre de la boule est tel qu'il représente le double du diamètre le plus grand de la quille (pour simplifier, ceci, c'est bien pour les comptes ronds et pour le sens artistique).

 

Nous l'avons vu, l'espace entre deux quilles sur le Pin Deck est de 12 pouces soit 30.5 cm de centre à centre et donc 30.5 - 11 = 20.5 cm de bord à bord.

Ce qui ne laisse pas la place pour passer, alors, si vous avez comme projet de faire circuler la boule entre deux quilles contiguës, il vaut mieux l'oublier, comme vous avez renoncé au mouvement perpétuel.

 

Juste pour vous vexer d'avantage, imaginez une seule quille debout là bas au fond, disons la 5, elle occupe 11 cm de largeur de piste, nous pouvons la toucher à gauche comme à droite avec notre boule de 22 cm de diamètre, ce qui nous donne donc 55 cm (plus ou moins un cheveu) pour marquer le point (ou plus).

Pourrez-vous vous retenir de pleurer en pensant que 55 cm, c'est plus que la moitié de la largeur de la piste et surtout que le strike se réussit ou se manque à une latte près (moins de 3 cm)

 

Voilà de quoi rester modestes !

 

LE POIDS – Là on y regardera de plus près

(on devrait d'ailleurs dire LA MASSE pour rester amis avec les physiciens dont nous utilisons les lois)

Le choix, en ce qui concerne le poids, est un choix qui est assez simple en première approche.

Il suffit de bien noter avec quelle boule de râtelier le maniement de la boule est le plus aisé sans être trop facile.

 

Evidemment, plus la boule est légère, plus elle est facile à manipuler, mais il faut tenir compte des autres composantes, comme la quantité de mouvement ou le moment d'inertie que la boule peut développer et on conclut que la boule doit être la plus lourde possible tout en restant maniable.

Maniable signifie que l'on peut la tenir du bout des doigts, qu'elle ne s'évade pas toute seule du grip avec la force centrifuge due au balancier, qu'elle ne nous entraîne pas sur la piste, …

Plus sérieusement, à la moindre douleur dans les doigts, le poignet, le coude, l'épaule ou les genoux, il est impératif d'alléger l'équipage.

 

Un bon moyen de déterminer le poids le plus probable de votre première boule est de partir de votre propre poids et de calculer comme suit : PB = PC / 6  soit  Poids de la boule (lbs) = Poids idéal du Corps (kg) / 6

Le poids idéal est celui que nous devrions peser si nous n'étions pas trop gros.

(Ex: 1.50m = 50kg - 1.70m = 70kg - 2m = 100kg - 1m = 0kg !! )

Plus sérieusement, les hommes de 50-60kg = 13, 70kg = 14, 80kg = 14-15, 90kg = 15-16 au delà : 16 et les filles de 40kg = 9-10, 50kg = 10, 60kg=11-12.

 

Un autre test souvent utilisé et plus simple, est de placer les mains ouvertes, paume vers le haut, l'une sur l'autre et d'y placer la boule que l'on doit pouvoir tenir à hauteur des épaules, bras tendus en avant pendant quinze à vingt secondes sans commencer à trembler.

Si l'on tremble avant, c'est trop lourd, si on ne tremble pas, c'est trop léger.

 

Mais il ne faut pas prendre cela au pied de la lettre et après avoir lancé quelques tonnes de boules de râtelier sur ces bases, on voit très bien si c'est un peu plus ou un peu moins, il devient alors plus aisé de choisir le poids correct pour notre première boule.

 

LE NOYAU ET L’ENVELOPPE – Ici il faut se concentrer

En fait, après le poids, qui est un choix assez simple, il y a le type de comportement de la boule qui va évidemment conditionner le jeu et surtout le score et, partant, le plaisir que l’on retire de la sueur que l’on produit.

 

On devrait même dire que le poids est la dernière chose à laquelle il faut s’attarder, puisque pour chaque type de boule il y a pratiquement tous les poids.

 

Donc, pour choisir les caractéristiques conditionnant le comportement, il faut d’abord savoir quelles sont les caractéristiques du lancer, du style de chacun.

C’est ce que le technicien du Pro-Shop va s’atteler à mettre en évidence avant toute discussion et proposition de choix.

 

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