LA VESTE NOIRE

Roxane s'achète une veste noire qui renferme un mystère. Point de départ d'une dangereuse enquête qui va déboucher sur une grave découverte.
« - Tiens, il y a quelque chose dans la doublure. Roxane palpe encore. Oui, pas de doute. Elle veut savoir. Elle sort rapidement de sa chambre, file dans le salon, ouvre un tiroir et prend une paire de ciseaux. Elle allume sa lampe de bureau, pose la veste sur le bois clair. Oublie la pluie qui bat contre les vitres. Les points sont très serrés. Ne pas couper dans la doublure. Roxane se concentre.
- C'est peut-être vraiment une veste magique?
Roxane a défait la couture sur six centimètres. Encore deux ou trois. Voilà. Ses doigts se faufilent à travers les tissus, touchent un papier, le retirent.
- Un papier... avec un message ! »
(Montréal, Hurtubise HMH, 2001 ; Paris, Clé international, 2005 ; récit pour les 9-13 ans)


16-1=14
Une classe de quatrième secondaire, à Stavelot, est lauréate d’un concours littéraire. Le prix ? Un voyage à Montréal ! Mais dès le premier jour là-bas, Airelle, une élève, disparaît…
« Dans son 4 étoiles, Guillaumin n’arrive pas à se réchauffer. Malgré les quatre couvertures. Rien à faire. L’image du manteau vert s’abat sur lui, brutalement, toutes les dix secondes. Et les questions ! Comme des coups de massue. Pourquoi ? Pourquoi Airelle a-t-elle déposé son vêtement dans cette boutique de seconde main ? Est-ce elle qui l’a mis en dépôt ? Pourquoi ? Qui ? On ne se débarrasse pas d’un manteau comme ça !
Et dans cette froidure ! Et lui ! Il a agi d’une manière débile ! Il aurait dû, il aurait dû…
Mais des questions plus noires, plus sournoises viennent s’insinuer en lui. Et s’il était arrivé quelque chose à Airelle ? Si on l’avait attaquée… agressée… volée… détroussée… Si on avait revendu ses vêtements ? Et sa valise rose ?
Il est en nage, soudain. Il ruisselle de transpiration. Des phrases se cognent dans sa pauvre tête migraineuse. Une preuve, ce manteau ? Une preuve qu’Airelle est à Québec ? Est venue jusqu’à Québec ? Ce n’est même pas sûr.
Ensuite c’est le dernier coup de massue. « Si Airelle m’a caché son projet, c’est qu’elle l’avait décidé ainsi. Et moi qui suis à ses trousses comme un chien… »
Guillaumin claque des dents. Soudain il croit entendre un bruit. Un cliquetis métallique ? Oui, ça se précise. Il retient son souffle. On dirait des pièces de monnaie qui s’entrechoquent. Ou un trousseau de clés ? Un gardien de sécurité ? Il perçoit des froissements : des pas sur le tapis du couloir ? Les pas se rapprochent. On va peut-être ouvrir la porte de la réserve à linge, on va le débusquer… Ou on va fermer la porte à double tour ! Son cœur bat tellement qu’il ne capte plus rien.
Nuit blanche, mais gratuite, au Château Frontenac.
Voyage blanc. »
(Namur, Mijade, 2007 ; roman pour les 12-16 ans)

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