Qu'est-ce que Le "DIGITAL
DCC" (Digital Command Control) ?
Qu'est-ce que le
"Numérique" (Contrôle à l'aide d'ordres numériques) ?
Réponses simples pour le néophyte et le
débutant
Ce qui suit est en partie extrait de la
brochure "ABC pour le néophyte en conduite numérique" rédigée
par André Saenen,
schémas de l'auteur. Elle est éditée par
"De Prest Distribution", importateur LENZ pour
Est exclue toute responsabilité pour les
conséquences qui découleraient par suite d'une mauvaise interprétation ou d'un
mauvais usage de cette page.
En outre, il convient que l'utilisateur des appareils de systèmes numériques se
conforme aux modes d'emploi accompagnant chacun des appareils.
Ce qui va suivre concerne
principalement l'échelle de réduction H0. (1/87)
Mais il est également possible de "digitaliser" l'échelle N ainsi que les plus
grands écartements (0,
En bon
français, il conviendrait d'utiliser le terme "numérique" et
d'éviter autant que possible l'anglicisme que constitue le terme "digital".
En pratique cependant celui-ci est de loin le plus usité et le plus familier.
Nous l'utiliserons donc de temps à autre dans le texte ci-après.
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ANALOGIQUE ou DIGITAL
? De nos jours, la question digital
(numérique) ou non digital (analogique) ne devrait plus avoir de raison d'être
En effet, cette technologie est en train de bouleverser le monde du modélisme
ferroviaire et le pilotage digital est devenu pratiquement incontournable
dans notre loisir. |
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Un peu d'histoire :
comment est né le digital ? Les premiers systèmes numériques sont
apparus en Europe à la fin des années 70. Parmi les pionniers, la firme Lenz
qui a créé en 1980 la première commande multitrain à la demande
de plusieurs fabricants de modèles réduits ferroviaires (Arnold, Roco,
Märklin, ) |
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Le système digital (numérique) : des tas de possibilités et d'avantages : Voici les possibilités et avantages
les plus courants offerts par une installation minimale : -Le câblage pour le courant traction est
très simple (2 fils et c'est tout). Sans aucune coupure sur les rails,
vous posez sur ceux-ci tout votre parc de locomotives (ou autres engins
moteurs) et, lors de l'exploitation, vous pouvez laisser une partie de vos
modèles à l'arrêt et piloter les autres en toute liberté. Cela s'appelle le pilotage
multitrain. -Chaque locomotive ou train peut être
piloté individuellement, à une allure qui lui est propre et avec un sens de
marche qui lui est propre. Vous ne devez plus tenir compte de la
polarité pour déterminer le sens de marche. Deux trains différents peuvent se
suivre sur une même section. -Vous pouvez assembler, piloter et
désassembler facilement des tractions multiples comme dans la
réalité. -De nombreux paramètres peuvent être
aisément réglés pour chacune de vos locomotives numérisées : adresse, courbe
d'accélération, courbe de freinage, vitesse minimale au démarrage, vitesse
maximale, ce qui vous permet d'individualiser, de manière fine, le
comportement de chacun de vos engins, et par conséquent d'augmenter
considérablement le réalisme de leur fonctionnement. -Jusqu'à 12 fonctions complémentaires
peuvent être activées et désactivées à distance, notamment les feux de
signalisation, le générateur fumigène, le bruiteur embarqué, le dételage,
l'éclairage du poste de conduite. Lorsque les éclairages sont actifs, ils
restent allumés (sans baisse d'intensité) à l'arrêt, comme en réalité. -Si vous souhaitez, vous pouvez
"sonoriser" vos locomotives ! Voila déjà de quoi satisfaire largement les désirs de tout amateur et ce, à un coût raisonnable. Mais ce n'est pas tout : iI existe encore bien d'autres possibilités et avantages, et non des moindres, que nous aborderons plus loin. |
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Prix et budgets : Lenz propose le Compact (dont nous ne
parlerons pas ici) et 2 sets de démarrage comme base du système de
conduite digitale. Sont proposés les ensembles modulaires SET90 et SET100 (régulateur
portable LH90 ou LH100 associé à une centrale-amplificateur
LZV100 fixe, coeur du système. Voilà pour la commande numérique. Restent
les décodeurs à intégrer dans les locomotives, de façon progressive et
sélective comme on le verra plus loin. De manière générale, le prix des décodeurs
(ainsi d'ailleurs que celui des divers autres composants du système), a
fortement chuté compte tenu de la diffusion croissante de ce système de
conduite. Important : Pour démarrer dans la conduite
digitale de votre réseau, il n'est pas obligatoire de "digitaliser"
immédiatement la totalité de votre parc de traction ni d'adopter la commande
digitale des accessoires (aiguillages, signaux, ), ni de relier votre réseau
à un ordinateur, ni d'installer les autres composants permettant encore plus
de possibilités. C'est sur les voies de la gare et du dépôt que se
révèlera immédiatement le formidable potentiel en matière de manoeuvres du
sytème numérique !. L'ajout d'un décodeur sur vos
locomotives peut se faire graduellement et sélectivement en gardant malgré
tout la possibilité de faire rouler les machines sans décodeur (voir
ci-dessous. Bien sûr, toute locomotive numérisée conserve son aptitude à rouler
sur un circuit conventionnel. |
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Avant d'aller plus
loin, quelques précisions élémentaires : Pour piloter une locomotive, celle-ci
doit être équipée d'un décodeur appelé décodeur de locomotive. Toutes les
machines "conventionnelles" (sans décodeur) peuvent cependant être
pilotées via l'adresse "00" (une seule à la fois). Pour commander un accessoire électrique
ou électromagnétique (aiguillage, signal, dételeur, ), celui-ci doit être
raccordé à un décodeur de commutation (LS_ ). La centrale (LZV100) est le coeur du
système Digital plus by Lenz et joue le rôle d'un véritable petit
ordinateur. Une seule suffit pour tout un réseau. L'amplificateur (LV_) (booster) fournit
la puissance nécessaire aux locomotives et amplifie les signaux émis par la
centrale (pour les très grands réseaux). Le régulateur (LH100 ou LH90) permet
d'envoyer les ordres de pilotage et de commutation. Ces trois derniers appareils forment la
base indispensable et suffisante pour piloter et commuter locomotives et
accessoires sur tout le réseau. Le système Digital Plus comporte en
outre 1 bus (ligne) de transmission XpressNet à 4 fils servant à la transmission des
données entre le régulateur (ou autre appareil de commande) et la centrale.
II est facultatif, mais cependant fort utile car il permet le branchement du
ou des régulateurs à plusieurs endroits du réseau et ainsi de suivre son
train de près. N.B. : ce bus XpressNet est à ne pas
confondre avec un second bus optionnel RS, dit "de rétrosignalisation", à 2
câbles torsadés, que nous aborderons plus loin. L'adaptateur LA 152 vous permet
d'installer, le long de votre réseau, des prises de raccordement au XpressNet
dans lesquelles peuvent être branchés tous les appareils de commande Digital
plus. Au cours de l'exploitation, la fiche de tout régulateur portable
XpressNet peut ainsi être retirée d'une prise et rebranchée dans une autre (pendant ce
temps, le train poursuit sa route selon les dernières instructions données au
décodeur de la locomotive). Cela permet de suivre son train de près, quelle
que soit l'étendue du réseau, et de piloter la locomotive avec précision et
confort (très pratique pour les manœuvres). |
Schéma du système de base permettant
le pilotage numérisé Le bus (câble) XpressNet est facultatif car le régulateur
manuel peut être raccordé directement à la centrale LZV100. La centrale
LZV100 doit être alimentée par un transformateur externe. Cet ensemble de base vous permet de faire circuler votre
matériel de traction et remorqué en bénéficiant des progrès techniques de la
numérisation ! |
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Fonctionnement simple du système (limité au pilotage de
locomotives) |
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Au départ, dès le branchement du
système, la centrale-amplificateur (LZV100) assure la fonction
d'approvisionnement des voies en courant traction : la tension
appliquée est permanente. L'appareil de commande portable
(régulateurs LH100 ou LH90) permet de sélectionner l'adresse du
véhicule moteur et d'envoyer des ordres de pilotage. L'information est expédiée à la centrale
LZV100 via le bus XpressNet auquel sont connectés tous les appareils de
commande du système Digital Plus. La centrale convertit l'information en
un paquet de données au format DCC et le transmet à l'amplificateur (compact,
LZV100, LV101,
LV102) L'amplificateur amplifie le signal et
l'expédie par les 2 rails du système de voies de votre réseau. Le décodeur de chaque locomotive (même celles
qui sont à l'arrêt) lit, ou plutôt décode (d'où le nom de décodeur), les
informations contenues dans le paquet digital, en tout premier l'adresse se
trouvant en tête du paquet. S'il s'agit de son adresse propre, le décodeur
exécute l'instruction contenue dans la suite du paquet. Dans le cas
contraire, il ignore l'instruction et continue à effectuer son travail. Si
l'instruction lui ordonne de faire rouler la locomotive à une vitesse
déterminée, il prélève la quantité de puissance nécessaire sur la voie
(alimentée en tension constante comme indiqué plus haut) et l'envoie au
moteur sous forme de courtes impulsions. Important : le décodeur dispose
d'une mémoire qui conserve en permanence toutes les informations le
concernant (son adresse, les réglages de ses CV), même lorsqu'il est hors
tension. Sachez également qu'un moteur fonctionne mieux avec du courant
digital qu'avec du courant conventionnel (analogique).
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Ci-dessus : le schéma de l'émission, de
l'interprétation, de la transmission et de l'exécution des ordres numériques. Schéma de gauche : Raccordement du boîtier de commande manuel LH100 et/ou LH90 à
la centrale-amplificatrice LZV100. Au lieu d'être raccordé à la centrale, le (ou les)
régulateur(s) manuel(s) peuvent être branché(s) et débranché(s) tout au long
du réseau, pendant l'exploitation, par l'intermédiaire des prises sur les
adaptateurs LA 152 qui peuvent être insérés sur la ligne XpressNet. Les lettres de repérage ont toutes la même signification sur
chaque appareil LENZ. La commande sans fil de ESU peut être raccordée à la
ligne XpressNet ou directement sur la centrale LZV100. |
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Explications et conseils divers sur le fonctionnement du réseau en numérique |
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Que signifient exactement les termes digital,
conventionnel, numérique,...? Conventionnel = analogique, par opposition à digital. Le système
conventionnel (2 rails à courant continu) : système utilisant l'alimentation
des locomotives, via les 2 rails de la voie, en courant continu réglable en
tension. C'est la grandeur de la tension qui fait avancer la locomotive et
c'est la polarité du courant qui détermine son sens de marche. Digital : - numérique = logique. Système digital : système
logique basé sur la numérisation des données de pilotage et de commutation.
Ces données sont intégrées sous une forme codée dans le courant digital
permanent et de tension constante qui est appliqué à la voie. Le courant "Digital" : Il s'agit d'un courant "spécial" qui combine
énergie et données codées. La tension appliquée a la voie, maximale et
constante, a 2 fonctions : primo, elle est la source d'énergie nécessaire au
moteur de traction et accessoires fonctionnels embarqués et, secundo, elle
est le support des messages codés envoyés par la centrale au décodeur de
locomotive. La représentation schématique de ce courant montre une sorte de
courant "alternatif rectangulaire" dont la largeur d'impulsion
varie. Le décodeur remplit deux rôles. D'une part, il redresse ce courant de
façon à délivrer au moteur du courant continu puisé de forme rectangulaire.
D'autre part, en analysant la durée des paliers, il décode les données
transmises comme expliqué précédemment afin de prendre connaissance des
ordres de pilotage qui le concerne. Qu'est-ce qu'un décodeur et quelles sont les sortes de
décodeurs ? Le Décodeur de locomotive : Embarqué dans la locomotive, le décodeur (qui joue le rôle
de récepteur) est relié au circuit de captage de courant traction. Celui-ci
est d'une part redressé pour alimenter le moteur et les dispositifs de
fonction annexes (bruiteur, fumigène, ...) et d'autre part analysé pour en
extraire les ordres de pilotage, si toutefois l'adresse contenue dans le
paquet de données concerne la locomotive. Le Décodeur de commutation : Le décodeur de commutation est
spécifiquement destiné à commander les appareils électriques ou
électromagnétiques tels qu'aiguillages, signaux, dételeurs, relais, passages
à niveau, etc. Montage des décodeurs dans les locomotives : Comme les locomotives actuellement fabriquées possèdent
d'origine une interface femelle de connexion normalisée et conforme aux
Normes Européennes de Modélisme (NEM 651 ou 652), le montage d'un décodeur
pourvu d'une fiche normalisée devient un jeu d'enfant. Les décodeurs de
locomotive du système Digital plus by Lenz (LE_.) sont livrables au choix
avec des câbles à souder (type A) ou avec une interface pour un montage aisé
(type E). Toute locomotive non équipée d'une interface femelle normalisée
requiert l'installation d'un décodeur pourvu de câbles à souder II existe 2
solutions . faire exécuter le travail par un spécialiste ou l'exécuter
soi-même. Cette dernière solution implique l'emploi d'un petit outillage de
modéliste, le respect du mode d'emploi, du soin et de la patience. Nombreux
sont les modélistes qui se sont lancés dans l'aventure avec succès Certains
modèles sont faciles à transformer, d'autres par contre sont plus exigeants
Commencez par un modèle facile, par exemple, une diesel comportant beaucoup
d'espace interne. La programmation d'un décodeur consiste à définir certaines
propriétés du décodeur. II faut distinguer entre décodeur de locomotive et décodeur
de commutation. Un décodeur de commutation est programmable au niveau des
propriétés de ses sorties (par ex mode impulsion et durée de l'impulsion),
compte tenu du type d'article raccordé à chaque sortie. Les façons de
programmer un décodeur de commutation sont expliquées dans son mode d'emploi.
En ce qui concerne le décodeur de locomotive, chacune des nombreuses
propriétés est stockée dans un emplacement mémonel appelé CV. La programmation s'exécute de deux manières différentes,
soit sur une voie de programmation indépendante du réseau, soit sur les voies
du réseau (PoM). Sur la voie de programmation (qui se raccorde exclusivement
aux bornes P et Q de la centrale), il ne peut se trouver qu'une seule
locomotive à la fois. L'avantage est qu'il n'est pas nécessaire de connaître
l'adresse propre de celle-ci et qu'on peut la changer si nécessaire. Toutes
les autres propriétés sont réglables sur cette voie. La programmation PoM
implique que l'on connaisse l'adresse de la locomotive et celle-ci ne peut bien
sûr pas être modifiée. Par contre, toutes les autres propriétés sont
réglables comme sur la voie de programmation. Cette méthode de programmation
est pratique lorsqu'on tente de régler par exemple les temporisations
d'accélération et de freinage de la locomotive concernée, du fait qu'il faut
procéder en pratique a plusieurs essais avant de "tomber" sur le
bon réglage. Consommation de la locomotive : En général, on compte que le moteur d'une locomotive H0 consomme
Mon réseau est déjà câblé que faut-il modifier pour le
pilotage numérique ? Non, pas obligatoirement. Vous pouvez conserver les
sectionnements de voie alimentés via les interrupteurs de votre Tableau de
Contrôle Optique (TCO). En fait, pratiquement, il suffit de remplacer votre
transformateur-régulateur conventionnel par un des sets de pilotage Lenz. Les
2 sorties J et K de l'amplificateur remplacent les deux sorties courant
continu de votre transformateur-régulateur conventionnel. Attention, une
certaine polarité (différente de celle inhérente au courant continu) est
requise. En effet, veillez
à ce que, jamais, un rail J ne soit en contact électrique avec un rail
K. II s'agirait
certainement d'un triangle ou d'une boucle de retournement (parfois
déguisé(e) et donc pas évident(e) à discerner). Dans ce cas, remédiez à la
situation en utilisant l'un des moyens suivants : inversion de la polarité de
certaines sections de voie, installation d'éclisses isolantes, installation
d'un module de retournement LK100. Conseil
sur les lignes à double voie (gares comprises), les 4 rails doivent
avoir dans l'ordre successif des rails la polarité suivante J, K, J, K (ou
l'inverse) et non pas J, K, K, J ou K, J, J, K. Dans ce cas, toute bretelle
entre les deux voies formerait une boucle de retournement. |
L'adresse : Tout décodeur, qu'il s'agisse d'un décodeur de locomotive ou
d'un décodeur de commutation, doit posséder une adresse propre afin de
pouvoir être contacté par la centrale. L'adresse est similaire à un n° de
téléphone qui permet de contacter une personne déterminée. Elle peut
comporter 2 ou 4 chiffres, au choix. Les décodeurs Gold et Silver de Lenz
possèdent jusqu'à 9999 adresses. La compensation de charge : Il s'agit d'un asservissement de la vitesse. Le décodeur
maintient constant le régime du moteur prédéfini par le nombre de crans de
vitesse (de 0 à 28 ou de 0 à 128) réglés sur le régulateur et ce, quel que
soit le profil de la voie parcourue et quelle que soit la charge remorquée.
Bref, que ça monte ou que ça descende, la loco roule à la même vitesse (dans
certaines limites évidentes, cela va de soi) ! Les CV : Tout décodeur peut être configuré, c'est-à-dire programmé, à
l'aide des "variables de configuration" (CV). Les paramètres
encodés lors de la programmation sont conservés dans une mémoire EE-PROM dont
sont équipés les décodeurs. Ce genre de mémoire se distingue par son aptitude
à conserver ses informations en l'absence d'alimentation. Chaque variable de
configuration est identifiée par un numéro de CV (de 0 à 255). En somme, une
CV est comme une fiche sur laquelle serait inscrite une propriété du
décodeur, par ex. Locomotives conventionnelles pilotées numériquement : on
dit que leur moteur ne supporte pas le courant digital, qu'il grogne et qu'il
risque de se détériorer : Un effet de bord induit par le type de courant (puisé
rectangulaire) injecte dans le moteur par le décodeur conduit souvent à
l'émission d'un sifflement, notamment lorsque la locomotive est à l'arrêt
Beaucoup de moteurs supportent vaillamment un tel type de courant, mais ce
n'est pas le cas pour tous en particulier les moteurs à rotor sans fer. La
solution est simple : installer un filtre digital (n° art Lenz
124150). II est tout petit et se raccorde simplement au moteur et à une des
deux prises de courant sur la voie. Quel décodeur pour les moteurs à rotor sans fer : On les appelle également moteurs à induit en cloche (on parle
souvent de moteurs Faulhaber, qui est une marque, il y en a d'autres Maxon Escap, etc.). Ce sont des moteurs à
hautes performances dépourvus d'induit classique et de balais de prise de
courant, donc sans entretien. Ils supportent mal une alimentation par courant
puisé à basse fréquence (c'est le cas du courant digital) qui provoque un
échauffement du rotor de faible inductance pouvant mener à sa destruction.
Ces moteurs nécessitent donc l'utilisation d'un décodeur capable de contrôler
la vitesse du moteur à l'aide d'un hacheur à haute fréquence (au-delà de 15
kHz). Dans la gamme LENZ, les décodeurs Gold et Silver ont un hacheur à haute
fréquence. L'exploitation à plusieurs conducteurs : Plusieurs régulateurs peuvent être utilisés, ce qui permet à
deux ou plusieurs utilisateurs de participer à l'exploitation du réseau. Le
régulateur se connecte très simplement à la centrale ou à l'une des prises du
bus XPressNet que vous pouvez installer à volonté tout le long du réseau
grâce au LA152. Le rôle de l'amplificateur : L'amplificateur délivre une intensité maximale variable selon
son type |
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Autres notions importantes pour une numérisation plus poussée du réseau |
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Ci-dessus : exemple de raccordement
du module décodeur de commutation LS100 raccordé à un amplificateur LV101
lui-même raccordé à la centrale LZV100, La rétrosignalisation et le module LR101
Exemple d'une voie divisée en cantons
pour une circulation automatisée. Chaque canton est divisé en 2 zones, chacune de celle-ci étant raccordée
à une moitié de détecteur d'occupation LB101. En cas de signal mis au rouge,
la première zone joue le rôle de zone de ralentissement tandis que la seconde
zone b est la zon d'arrêt. Le module de rétrosignalisation LR101 accepte
4LB101, soit 8 zones de détection. |
Outre le pilotage des locomotives, la commande digitale permet
bien sûr de commander un tas d'accessoires électriques et électromagnétiques,
avec ou sans rétrosignahsation. Celle-ci, bien que non obligatoire, est
cependant bien utile pour connaître l'état des accessoires télécommandés ou
savoir si une section de voie est occupée ou non. La commande numérique des aiguillages et signaux : Quel que soit l'accessoire à commander digitalement, il doit
nécessairement être raccordé à un décodeur de commutation LS100, LS150 ou
LS160 selon son type constructif. Le décodeur polyvalent LS100 possède 4
sorties permettant la connexion de 4 articles (aiguillages, signaux,
dételeurs, relais, ...) de tout type constructif. Ce sont soit des articles
mus mécaniquement par tout type de moteur (électroaimant, moteur à induit
rotatif, relais, fil à mémoire), soit des articles lumineux comportant des
lampes ou des diodes lumineuses (signaux lumineux, feux clignotants, ). Outre
son adresse propre, on règle pour chacune des 4 sorties l'un des 3 modes de
fonctionnement possibles en fonction de l'article connecté mode courant
permanent, mode impulsion de courant à durée réglable et mode intermittent à
fréquence réglable (à noter qu'il s'agit de courant continu) Seul, ce
décodeur LS100 possède la rétrosignalisation. Quant au décodeur LS150, il est
spécialement adapté à la commande d'articles électromagnétiques par impulsion
de courant alternatif (ce qui est préférable au courant continu). II accepte
néanmoins les articles mus par moteur rotatif à induit moyennant
l'utilisation de diodes. A noter que le décodeur de commutation LS160 est réserve aux signaux lumineux (6
sorties). La rétrosignalisation et le module LR101 : Le module de rétrosignalisation LR101 (qui est en réalité un
encodeur et non pas un décodeur) sert à "coder" les états des
accessoires raccordés et des sections de voie (occupé, non occupé) et à
renvoyer l'information codée à la centrale via le bus RS. Comme il existe un
décodeur de commutation LS100 capable de rétrosignaler à la centrale l'état
des aiguillages signaux raccordés, le module de rétrosignalisation LR101 est
généralement utilisé pour connaître l'état des sections de voie via un
détecteur d'occupation LB101. Pour bénéficier de la rétrosignalisation, il faut installer le
long du réseau ledit bus de rétrosignalisation composé de 2 câbles torsadés
par lesquels transiteront les informations concernant l'état (par ex :
aiguillage dévié, non dévié, ) de
tous les accessoires raccordés à un décodeur de commutation (capable de
rétrosignalisation) ainsi que l'état (occupé, non occupé) de toutes les
sections de détection raccordées à un détecteur d'occupation de voie LB101. La rétrosignalisation n'est pas
obligatoire excepté dans le cas d'une automatisation
de la circulation des trains via un ordinateur (voir plus loin). Pour connaître l'état d'occupation des
voies, on divise celles-ci en un certain nombre de zones, par exemple 1 zone
= 1 voie de garage dans une gare fantôme. En ce qui concerne le block-système
automatique sur voies principales, chaque canton (ou section de block) est
divisée en au moins deux zones comme le montre le schéma. Certains
modélistes, disposant de longs cantons sur leur réseau, préfèrent cependant
diviser chacun de ceux-ci en 3 zones a, b et c en leur assignant les
fonctions suivantes : a = zone de marche normale, b = zone de ralentissement
et c = zone d'arrêt dépourvue de courant (ce qui revient à créer une zone de
sécurité absolue garantissant un non franchissement du signal rouge dans tous
les cas, pourvu cependant que la locomotive soit en tête du train). Cette
disposition impliquant l'emploi de 3 détecteurs d'occupation, soit 1½ LB101,
par canton, est la plus souple. Elle permet un vrai bloc automatique avec
marche réaliste au ralenti à l'approche d'un feu rouge pour autant que l'on
dispose d'un logiciel de gestion de trains de bonne qualité et correctement
paramétré. Ce sont en effet surtout les possibilités offertes par le logiciel
qui conditionnent la sophistication des automatismes. |
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Informatisation du réseau |
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Il suffit d'installer l'interface LI101F
entre le système et l'ordinateur (1 connexion au bus XpressNet et 1 connexion
au port sériel (USB) de votre PC). Celui-ci doit évidemment posséder un logiciel de gestion de trains
miniatures, tel que
WinDigital_x. Un tel équipement
permet de créer un TCO virtuel sur écran et de réaliser des automatismes
(block-système, navettes, itinéraires,
). Avant d'aller plus loin, précisons que la gestion d'un réseau peut être
confiée partiellement ou totalement à l'ordinateur. L'idéal est de conserver la
possibilité d'intervenir manuellement n'importe quand et à tout endroit du
réseau. C'est à vous de paramétrer le logiciel de gestion de trains en ce
sens. Si vous optez pour un pilotage assisté par ordinateur de
l'ensemble du réseau ou d'une partie de celui-ci, vous devez tenir compte des
éléments suivants : -L'ensemble ou la partie du réseau en question doit bien entendu
être connecté au système de commande digitale. -Tous les accessoires participant aux automatismes (aiguillages
et signaux notamment) doivent être raccordés à des décodeurs de commutation. -Toutes les voies participant aux automatismes doivent être
divisées en sections dotées de détecteurs d'occupation. -La rétrosignalisation doit être installée pour que votre
logiciel puisse suivre la marche de vos trains et connaître les états des
aiguillages et signaux jalonnant les voies. II existe beaucoup d'automatismes, mais ceux-ci dépendent des
possibilités qu'offre le logiciel utilisé et de l'équipement installé sur le
réseau. |
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Davantage de performances et de possibilités |
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Pas de problème : Lenz est un système très complet avec de nombreuses
possibilités d'évolution.
Le système de base décrit plus haut peut être étendu à volonté par l'ajout
d'autres composants. Détecteur de tension LB050 pour assurer la surveillance de la
tension sur les voies du réseau. Raccordé au module de rétrosignalisation
LR101, et en collaboration avec les détecteurs d'occupation LB101, il permet
d'éviter que ceux-ci n'envoient erronément l'information "voie
libre" pour une section sur laquelle se trouve une locomotive ayant
perdu intempestivement le contact avec les rails (rails encrassés par
exemple). Même si le cas peut être rare, cela évite que le signal d'entrée de
la section ne se mette au vert alors que la section est en réalité toujours occupée.
II faut 1 détecteur de tension LB050 par module de rétrosignalisation LR101,
soient 8 zones. Décodeur de fonctions LF101 pour le matériel roulant qui permet
l'ajout de 4 fonctions complémentaires, si besoin est. II est notamment
intéressant pour commander à distance l'éclairage des voitures d'une rame
voyageurs ou les feux de signalisation de la voiture-pilote d'une rame
réversible. Module de retournement LK100 permettant l'exploitation digitale
dans les boucles et les triangles de retournement. Module de ralentissement LG100 permettant le freinage progressif des
locomotives devant un signal en position d'arrêt. Module ABC permettant
également le freinage progressif. Ce module doit être intégré au décodeur de locomotive
(autre que les décodeurs de la série GOLD-Lenz). Modules divers (BM_ ) permettant, en l'absence d'un ordinateur, la confection
d'un block-système et une circulation en navette sur voie unique (en
association avec les décodeurs de locomotive GOLD ou équivalents). Modules du système RailCom (LRC_ ) II s'agit d'un système de communication bidirectionnelle
permettant au décodeur de locomotive de communiquer des informations à la
centrale telle que son adresse, sa vitesse, etc. Un outil vraiment utile - et
d'avenir - pour connaître entre-autres l'adresse d'une locomotive quelque
part sur le réseau. Ce système est appelé à un grand développement. Encore des avantages et innovations propres au système
Digital plus by LENZ : En plus des propriétés courantes des autres décodeurs, les
décodeurs de locomotive de la nouvelle génération GOLD Lenz possèdent de nouvelles propriétés révolutionnaires telles
que l'ABC (Automatic Brake Control), l'UPS (Uninterruptable Signal Processing), la compatibilité RailCom, la distance de freinage constante réglable, le mode d'exploitation "manœuvre". Tous les appareils de commande du système Digital plus by Lenz © ont la faculté "up-to-date", c'est-à-dire
qu'ils peuvent être "mis à jour" chaque fois qu'est créée une
nouvelle version de leur programme. Une solution économique qui ménage donc
votre porte-monnaie en vous évitant de devoir remplacer ultérieurement vos
anciens appareils si vous désirez profiter des nouvelles fonctionnalités. On
remplace simplement un "chips". |
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