Qu'est-ce que Le "DIGITAL DCC" (Digital Command Control) ?

Qu'est-ce que le "Numérique" (Contrôle à l'aide d'ordres numériques) ?
Réponses simples pour le néophyte et le débutant

 

Ce qui suit est en partie extrait de la brochure "ABC pour le néophyte en conduite numérique" rédigée par André Saenen,
 schémas de l'auteur. Elle est éditée par "De Prest Distribution", importateur LENZ pour la Belgique et la France.

Est exclue toute responsabilité pour les conséquences qui découleraient par suite d'une mauvaise interprétation ou d'un mauvais usage de cette page.
En outre, il convient que l'utilisateur des appareils de systèmes numériques se conforme aux modes d'emploi accompagnant chacun des appareils.

 

Ce qui va suivre concerne principalement l'échelle de réduction H0. (1/87)
Mais il est également possible de "
digitaliser" l'échelle N ainsi que les plus grands écartements (0, 1, G).

En bon français, il conviendrait d'utiliser le terme "numérique" et d'éviter autant que possible l'anglicisme que constitue le terme "digital".
En pratique cependant celui-ci est de loin le plus usité et le plus familier. Nous l'utiliserons donc de temps à autre dans le texte ci-après.

 

ANALOGIQUE ou DIGITAL ?

De nos jours, la question digital (numérique) ou non digital (analogique) ne devrait plus avoir de raison d'être En effet, cette technologie est en train de bouleverser le monde du modélisme ferroviaire et le pilotage digital est devenu pratiquement incontournable dans notre loisir.

Un peu d'histoire : comment est né le digital ?

Les premiers systèmes numériques sont apparus en Europe à la fin des années 70. Parmi les pionniers, la firme Lenz qui a créé en 1980 la première commande multitrain à la demande de plusieurs fabricants de modèles réduits ferroviaires (Arnold, Roco, Märklin, )
Lenz a breveté son système en 1985 et l'a sans cesse amélioré. A tel point qu'en 1995, son système numérique de conduite multitrain, entre-temps baptisé "Digital Plus by Lenz", a été adopté comme base de normalisation par la puissante NMRA (National Model Railway Association), l'Association Nationale de Modélisme Ferroviaire nord-américaine. Un fondement pour la normalisation des systèmes de conduite numérique à l'échelle mondiale. II s'agit d'une étape décisive, car les normes DCC (Digital Command Control = Contrôle à l'aide d'ordres numériques) créées par le "DCC-Working-Group" de la NMRA (un groupe comprenant notamment les représentants de divers constructeurs de systèmes de conduite digitale, dont Lenz) ont permis de mettre de l'ordre dans la jungle des produits de première génération et de voir naître une nouvelle génération de produits respectant une série de normes. Cette normalisation garantit, au grand bénéfice des modélistes, une parfaite compatibilité entre les produits et accessoires de différentes marques proposés sur le marché. Exemple : vous avez envie de sonoriser vos machines ? Aucun problème, le décodeur Loksound de ESU est 100% compatible DCC. Une notion importante : on parle très fréquemment de "format de données". Le format de données DCC (plus exactement format conforme aux normes DCC) que Lenz utilise est le format le plus répandu en système à 2 rails et courant continu.

Le système digital (numérique) : des tas de possibilités et d'avantages :

Voici les possibilités et avantages les plus courants offerts par une installation minimale :

-Le câblage pour le courant traction est très simple (2 fils et c'est tout). Sans aucune coupure sur les rails, vous posez sur ceux-ci tout votre parc de locomotives (ou autres engins moteurs) et, lors de l'exploitation, vous pouvez laisser une partie de vos modèles à l'arrêt et piloter les autres en toute liberté. Cela s'appelle le pilotage multitrain.

-Chaque locomotive ou train peut être piloté individuellement, à une allure qui lui est propre et avec un sens de marche qui lui est propre. Vous ne devez plus tenir compte de la polarité pour déterminer le sens de marche. Deux trains différents peuvent se suivre sur une même section.

-Vous pouvez assembler, piloter et désassembler facilement des tractions multiples comme dans la réalité.

-De nombreux paramètres peuvent être aisément réglés pour chacune de vos locomotives numérisées : adresse, courbe d'accélération, courbe de freinage, vitesse minimale au démarrage, vitesse maximale, ce qui vous permet d'individualiser, de manière fine, le comportement de chacun de vos engins, et par conséquent d'augmenter considérablement le réalisme de leur fonctionnement.

-Jusqu'à 12 fonctions complémentaires peuvent être activées et désactivées à distance, notamment les feux de signalisation, le générateur fumigène, le bruiteur embarqué, le dételage, l'éclairage du poste de conduite. Lorsque les éclairages sont actifs, ils restent allumés (sans baisse d'intensité) à l'arrêt, comme en réalité.

-Si vous souhaitez, vous pouvez "sonoriser" vos locomotives !

Voila déjà de quoi satisfaire largement les désirs de tout amateur et ce, à un coût raisonnable. Mais ce n'est pas tout : iI existe encore bien d'autres possibilités et avantages, et non des moindres, que nous aborderons plus loin.

Prix et budgets :

Lenz propose le Compact (dont nous ne parlerons pas ici) et 2 sets de démarrage comme base du système de conduite digitale. Sont proposés les ensembles modulaires SET90 et SET100 (régulateur portable LH90 ou LH100 associé à une centrale-amplificateur LZV100 fixe, coeur du système. Voilà pour la commande numérique. Restent les décodeurs à intégrer dans les locomotives, de façon progressive et sélective comme on le verra plus loin. De manière générale, le prix des décodeurs (ainsi d'ailleurs que celui des divers autres composants du système), a fortement chuté compte tenu de la diffusion croissante de ce système de conduite.

Important : Pour démarrer dans la conduite digitale de votre réseau, il n'est pas obligatoire de "digitaliser" immédiatement la totalité de votre parc de traction ni d'adopter la commande digitale des accessoires (aiguillages, signaux, ), ni de relier votre réseau à un ordinateur, ni d'installer les autres composants permettant encore plus de possibilités. C'est sur les voies de la gare et du dépôt que se révèlera immédiatement le formidable potentiel en matière de manoeuvres du sytème numérique !. L'ajout d'un décodeur sur vos locomotives peut se faire graduellement et sélectivement en gardant malgré tout la possibilité de faire rouler les machines sans décodeur (voir ci-dessous. Bien sûr, toute locomotive numérisée conserve son aptitude à rouler sur un circuit conventionnel.

Avant d'aller plus loin, quelques précisions élémentaires :

Pour piloter une locomotive, celle-ci doit être équipée d'un décodeur appelé décodeur de locomotive. Toutes les machines "conventionnelles" (sans décodeur) peuvent cependant être pilotées via l'adresse "00" (une seule à la fois).

Pour commander un accessoire électrique ou électromagnétique (aiguillage, signal, dételeur, ), celui-ci doit être raccordé à un décodeur de commutation (LS_ ).

La centrale (LZV100) est le coeur du système Digital plus by Lenz et joue le rôle d'un véritable petit ordinateur. Une seule suffit pour tout un réseau.

L'amplificateur (LV_) (booster) fournit la puissance nécessaire aux locomotives et amplifie les signaux émis par la centrale (pour les très grands réseaux).

Le régulateur (LH100 ou LH90) permet d'envoyer les ordres de pilotage et de commutation.

Ces trois derniers appareils forment la base indispensable et suffisante pour piloter et commuter locomotives et accessoires sur tout le réseau.

Le système Digital Plus comporte en outre 1 bus (ligne) de transmission XpressNet  à 4 fils servant à la transmission des données entre le régulateur (ou autre appareil de commande) et la centrale. II est facultatif, mais cependant fort utile car il permet le branchement du ou des régulateurs à plusieurs endroits du réseau et ainsi de suivre son train de près.

N.B. : ce bus XpressNet est à ne pas confondre avec un second bus optionnel RS, dit "de rétrosignalisation", à 2 câbles torsadés, que nous aborderons plus loin.

L'adaptateur LA 152 vous permet d'installer, le long de votre réseau, des prises de raccordement au XpressNet dans lesquelles peuvent être branchés tous les appareils de commande Digital plus. Au cours de l'exploitation, la fiche de tout régulateur portable XpressNet peut ainsi être retirée d'une prise et rebranchée dans une autre (pendant ce temps, le train poursuit sa route selon les dernières instructions données au décodeur de la locomotive). Cela permet de suivre son train de près, quelle que soit l'étendue du réseau, et de piloter la locomotive avec précision et confort (très pratique pour les manœuvres).

 

Schéma du système de base permettant le pilotage numérisé
des locomotives.

Le bus (câble) XpressNet est facultatif car le régulateur manuel peut être raccordé directement à la centrale LZV100. La centrale LZV100 doit être alimentée par un transformateur externe.

Cet ensemble de base vous permet de faire circuler votre matériel de traction et remorqué en bénéficiant des progrès techniques de la numérisation !

Fonctionnement simple du système (limité au pilotage de locomotives)

Au départ, dès le branchement du système, la centrale-amplificateur (LZV100) assure la fonction d'approvisionnement des voies en courant traction : la tension appliquée est permanente.

L'appareil de commande portable (régulateurs LH100 ou LH90) permet de sélectionner l'adresse du véhicule moteur et d'envoyer des ordres de pilotage.

L'information est expédiée à la centrale LZV100 via le bus XpressNet auquel sont connectés tous les appareils de commande du système Digital Plus.

La centrale convertit l'information en un paquet de données au format DCC et le transmet à l'amplificateur (compact, LZV100, LV101, LV102)

L'amplificateur amplifie le signal et l'expédie par les 2 rails du système de voies de votre réseau.

Le décodeur de chaque locomotive (même celles qui sont à l'arrêt) lit, ou plutôt décode (d'où le nom de décodeur), les informations contenues dans le paquet digital, en tout premier l'adresse se trouvant en tête du paquet. S'il s'agit de son adresse propre, le décodeur exécute l'instruction contenue dans la suite du paquet. Dans le cas contraire, il ignore l'instruction et continue à effectuer son travail. Si l'instruction lui ordonne de faire rouler la locomotive à une vitesse déterminée, il prélève la quantité de puissance nécessaire sur la voie (alimentée en tension constante comme indiqué plus haut) et l'envoie au moteur sous forme de courtes impulsions. Important : le décodeur dispose d'une mémoire qui conserve en permanence toutes les informations le concernant (son adresse, les réglages de ses CV), même lorsqu'il est hors tension. Sachez également qu'un moteur fonctionne mieux avec du courant digital qu'avec du courant conventionnel (analogique).

 

Ci-dessus : le schéma de l'émission, de l'interprétation, de la transmission et de l'exécution des ordres numériques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Schéma de gauche :

 

Raccordement du boîtier de commande manuel LH100 et/ou LH90 à la centrale-amplificatrice LZV100.

 

Au lieu d'être raccordé à la centrale, le (ou les) régulateur(s) manuel(s) peuvent être branché(s) et débranché(s) tout au long du réseau, pendant l'exploitation, par l'intermédiaire des prises sur les adaptateurs LA 152 qui peuvent être insérés sur la ligne XpressNet.

 

Les lettres de repérage ont toutes la même signification sur chaque appareil LENZ.

 

La commande sans fil de ESU peut être raccordée à la ligne XpressNet ou directement sur la centrale LZV100.

Explications et conseils divers sur le fonctionnement du réseau en numérique

Que signifient exactement les termes digital, conventionnel, numérique,...?

Conventionnel = analogique, par opposition à digital. Le système conventionnel (2 rails à courant continu) : système utilisant l'alimentation des locomotives, via les 2 rails de la voie, en courant continu réglable en tension. C'est la grandeur de la tension qui fait avancer la locomotive et c'est la polarité du courant qui détermine son sens de marche.

Digital : - numérique = logique. Système digital : système logique basé sur la numérisation des données de pilotage et de commutation. Ces données sont intégrées sous une forme codée dans le courant digital permanent et de tension constante qui est appliqué à la voie.

 

Le courant "Digital" :

Il s'agit d'un courant "spécial" qui combine énergie et données codées. La tension appliquée a la voie, maximale et constante, a 2 fonctions : primo, elle est la source d'énergie nécessaire au moteur de traction et accessoires fonctionnels embarqués et, secundo, elle est le support des messages codés envoyés par la centrale au décodeur de locomotive. La représentation schématique de ce courant montre une sorte de courant "alternatif rectangulaire" dont la largeur d'impulsion varie. Le décodeur remplit deux rôles. D'une part, il redresse ce courant de façon à délivrer au moteur du courant continu puisé de forme rectangulaire. D'autre part, en analysant la durée des paliers, il décode les données transmises comme expliqué précédemment afin de prendre connaissance des ordres de pilotage qui le concerne.

 

Qu'est-ce qu'un décodeur et quelles sont les sortes de décodeurs ?

Le Décodeur de locomotive : Embarqué dans la locomotive, le décodeur (qui joue le rôle de récepteur) est relié au circuit de captage de courant traction. Celui-ci est d'une part redressé pour alimenter le moteur et les dispositifs de fonction annexes (bruiteur, fumigène, ...) et d'autre part analysé pour en extraire les ordres de pilotage, si toutefois l'adresse contenue dans le paquet de données concerne la locomotive.

Le Décodeur de commutation : Le décodeur de commutation est spécifiquement destiné à commander les appareils électriques ou électromagnétiques tels qu'aiguillages, signaux, dételeurs, relais, passages à niveau, etc.

 

Montage des décodeurs dans les locomotives :

Comme les locomotives actuellement fabriquées possèdent d'origine une interface femelle de connexion normalisée et conforme aux Normes Européennes de Modélisme (NEM 651 ou 652), le montage d'un décodeur pourvu d'une fiche normalisée devient un jeu d'enfant. Les décodeurs de locomotive du système Digital plus by Lenz (LE_.) sont livrables au choix avec des câbles à souder (type A) ou avec une interface pour un montage aisé (type E). Toute locomotive non équipée d'une interface femelle normalisée requiert l'installation d'un décodeur pourvu de câbles à souder II existe 2 solutions . faire exécuter le travail par un spécialiste ou l'exécuter soi-même. Cette dernière solution implique l'emploi d'un petit outillage de modéliste, le respect du mode d'emploi, du soin et de la patience. Nombreux sont les modélistes qui se sont lancés dans l'aventure avec succès Certains modèles sont faciles à transformer, d'autres par contre sont plus exigeants Commencez par un modèle facile, par exemple, une diesel comportant beaucoup d'espace interne.

 

La POM en ligne et la Programmation sur la voie de programmation.

La programmation d'un décodeur consiste à définir certaines propriétés du décodeur. II faut distinguer entre décodeur de locomotive et décodeur de commutation. Un décodeur de commutation est programmable au niveau des propriétés de ses sorties (par ex mode impulsion et durée de l'impulsion), compte tenu du type d'article raccordé à chaque sortie. Les façons de programmer un décodeur de commutation sont expliquées dans son mode d'emploi. En ce qui concerne le décodeur de locomotive, chacune des nombreuses propriétés est stockée dans un emplacement mémonel appelé CV. La programmation s'exécute de deux manières différentes, soit sur une voie de programmation indépendante du réseau, soit sur les voies du réseau (PoM). Sur la voie de programmation (qui se raccorde exclusivement aux bornes P et Q de la centrale), il ne peut se trouver qu'une seule locomotive à la fois. L'avantage est qu'il n'est pas nécessaire de connaître l'adresse propre de celle-ci et qu'on peut la changer si nécessaire. Toutes les autres propriétés sont réglables sur cette voie. La programmation PoM implique que l'on connaisse l'adresse de la locomotive et celle-ci ne peut bien sûr pas être modifiée. Par contre, toutes les autres propriétés sont réglables comme sur la voie de programmation. Cette méthode de programmation est pratique lorsqu'on tente de régler par exemple les temporisations d'accélération et de freinage de la locomotive concernée, du fait qu'il faut procéder en pratique a plusieurs essais avant de "tomber" sur le bon réglage.

 

Consommation de la locomotive :

En général, on compte que le moteur d'une locomotive H0 consomme 1 A max. II faut également compter 50 mA par ampoule éclairée (20 mA pour une Led) et on ajoute la consommation propre aux accessoires fonctionnels en service (fumigène, bruiteur,    ). Les décodeurs Lenz Gold et Silver fournissent 1 A aux sorties pour le moteur - c'est bien suffisant - et les sorties pour fonctions supportent également un certaine intensité. Le mode d'emploi est à cet égard suffisamment explicite. Dans le cas de locomotives plus gourmandes (par ex équipées de 2 moteurs), Lenz propose le décodeur LE 1835 (réservé normalement aux échelles plus grandes) délivrant 1,8 A aux sorties moteur. Comme mentionné au paragraphe 12, le petit amplificateur de 3 A suffit pour alimenter 4 à 5 locomotives H0.

 

Mon réseau est déjà câblé que faut-il modifier pour le pilotage numérique ?

Non, pas obligatoirement. Vous pouvez conserver les sectionnements de voie alimentés via les interrupteurs de votre Tableau de Contrôle Optique (TCO). En fait, pratiquement, il suffit de remplacer votre transformateur-régulateur conventionnel par un des sets de pilotage Lenz. Les 2 sorties J et K de l'amplificateur remplacent les deux sorties courant continu de votre transformateur-régulateur conventionnel. Attention, une certaine polarité (différente de celle inhérente au courant continu) est requise. En effet, veillez à ce que, jamais, un rail J ne soit en contact électrique avec un rail K. II s'agirait certainement d'un triangle ou d'une boucle de retournement (parfois déguisé(e) et donc pas évident(e) à discerner). Dans ce cas, remédiez à la situation en utilisant l'un des moyens suivants : inversion de la polarité de certaines sections de voie, installation d'éclisses isolantes, installation d'un module de retournement LK100. Conseil  sur les lignes à double voie (gares comprises), les 4 rails doivent avoir dans l'ordre successif des rails la polarité suivante J, K, J, K (ou l'inverse) et non pas J, K, K, J ou K, J, J, K. Dans ce cas, toute bretelle entre les deux voies formerait une boucle de retournement.

L'adresse :

Tout décodeur, qu'il s'agisse d'un décodeur de locomotive ou d'un décodeur de commutation, doit posséder une adresse propre afin de pouvoir être contacté par la centrale. L'adresse est similaire à un n° de téléphone qui permet de contacter une personne déterminée. Elle peut comporter 2 ou 4 chiffres, au choix. Les décodeurs Gold et Silver de Lenz possèdent jusqu'à 9999 adresses.

 

La compensation de charge :

Il s'agit d'un asservissement de la vitesse. Le décodeur maintient constant le régime du moteur prédéfini par le nombre de crans de vitesse (de 0 à 28 ou de 0 à 128) réglés sur le régulateur et ce, quel que soit le profil de la voie parcourue et quelle que soit la charge remorquée. Bref, que ça monte ou que ça descende, la loco roule à la même vitesse (dans certaines limites évidentes, cela va de soi) !

 

Les CV :

Tout décodeur peut être configuré, c'est-à-dire programmé, à l'aide des "variables de configuration" (CV). Les paramètres encodés lors de la programmation sont conservés dans une mémoire EE-PROM dont sont équipés les décodeurs. Ce genre de mémoire se distingue par son aptitude à conserver ses informations en l'absence d'alimentation. Chaque variable de configuration est identifiée par un numéro de CV (de 0 à 255). En somme, une CV est comme une fiche sur laquelle serait inscrite une propriété du décodeur, par ex. la CV 1 pour l'adresse à 2 chiffres, la CV 2 pour la vitesse minimale de démarrage, etc. Certaines CV sont, de façon standardisée, affectées à une propriété précise afin de permettre la compatibilité entre décodeurs de diverses marques D'autres par contre sont réservées pour un usage particulier du constructeur. Certaines sont obligatoires, d'autres recommandées et d'autres encore facultatives. Le mode d'emploi du décodeur donne la liste de ses CV et leurs divers réglages.

 

Locomotives conventionnelles pilotées numériquement : on dit que leur moteur ne supporte pas le courant digital, qu'il grogne et qu'il risque de se détériorer :

Un effet de bord induit par le type de courant (puisé rectangulaire) injecte dans le moteur par le décodeur conduit souvent à l'émission d'un sifflement, notamment lorsque la locomotive est à l'arrêt Beaucoup de moteurs supportent vaillamment un tel type de courant, mais ce n'est pas le cas pour tous en particulier les moteurs à rotor sans fer. La solution est simple : installer un filtre digital (n° art Lenz 124150). II est tout petit et se raccorde simplement au moteur et à une des deux prises de courant sur la voie.

 

Quel décodeur pour les moteurs à rotor sans fer :

On les appelle également moteurs à induit en cloche (on parle souvent de moteurs Faulhaber, qui est une marque, il y en a d'autres   Maxon Escap, etc.). Ce sont des moteurs à hautes performances dépourvus d'induit classique et de balais de prise de courant, donc sans entretien. Ils supportent mal une alimentation par courant puisé à basse fréquence (c'est le cas du courant digital) qui provoque un échauffement du rotor de faible inductance pouvant mener à sa destruction. Ces moteurs nécessitent donc l'utilisation d'un décodeur capable de contrôler la vitesse du moteur à l'aide d'un hacheur à haute fréquence (au-delà de 15 kHz). Dans la gamme LENZ, les décodeurs Gold et Silver ont un hacheur à haute fréquence.

 

L'exploitation à plusieurs conducteurs :

Plusieurs régulateurs peuvent être utilisés, ce qui permet à deux ou plusieurs utilisateurs de participer à l'exploitation du réseau. Le régulateur se connecte très simplement à la centrale ou à l'une des prises du bus XPressNet que vous pouvez installer à volonté tout le long du réseau grâce au LA152.

 

Le rôle de l'amplificateur :

L'amplificateur délivre une intensité maximale variable selon son type 5 A pour le LZV100 et le nouveau LV102. II doit lui-même être alimenté par un transformateur adéquat délivrant 14 V ~ au minimum et de puissance suffisante (idéalement TR100 ou TR200 Lenz). Un amplificateur de 3 A suffit en principe pour alimenter simultanément 4, voire 5 locomotives "normales" en mouvement (sans voitures éclairées sur les rails). C'est parfait pour un démarrage digital sur réseau petit ou moyen. Pour disposer de plus de puissance, il suffit de diviser le réseau en 2 zones et d'équiper chacune d'entre elles d'un amplificateur (+ transfo) individuel (ou 3 zones et 3 amplificateurs si besoin est, etc ). Le réseau continue à être géré par la même centrale et le même régulateur.

Autres notions importantes pour une numérisation plus poussée du réseau

 

Ci-dessus : exemple de raccordement du module décodeur de commutation LS100 raccordé à un amplificateur LV101 lui-même raccordé à la centrale LZV100,
au bus de rétrosignalisation (RS) et à 4 sortes d'accessoires électriques et électromagnétiques.
Le LS100 est équipé de 4 sorties, réglables en fonction de l'accessoire connecté.

 

 

 

La rétrosignalisation et le module LR101

 

 

Exemple d'une voie divisée en cantons pour une circulation automatisée.

 

Chaque canton est divisé en 2 zones, chacune de celle-ci étant raccordée à une moitié de détecteur d'occupation LB101. En cas de signal mis au rouge, la première zone joue le rôle de zone de ralentissement tandis que la seconde zone b est la zon d'arrêt. Le module de rétrosignalisation LR101 accepte 4LB101, soit 8 zones de détection.

Outre le pilotage des locomotives, la commande digitale permet bien sûr de commander un tas d'accessoires électriques et électromagnétiques, avec ou sans rétrosignahsation. Celle-ci, bien que non obligatoire, est cependant bien utile pour connaître l'état des accessoires télécommandés ou savoir si une section de voie est occupée ou non.

 

La commande numérique des aiguillages et signaux :

Quel que soit l'accessoire à commander digitalement, il doit nécessairement être raccordé à un décodeur de commutation LS100, LS150 ou LS160 selon son type constructif. Le décodeur polyvalent LS100 possède 4 sorties permettant la connexion de 4 articles (aiguillages, signaux, dételeurs, relais, ...) de tout type constructif. Ce sont soit des articles mus mécaniquement par tout type de moteur (électroaimant, moteur à induit rotatif, relais, fil à mémoire), soit des articles lumineux comportant des lampes ou des diodes lumineuses (signaux lumineux, feux clignotants, ). Outre son adresse propre, on règle pour chacune des 4 sorties l'un des 3 modes de fonctionnement possibles en fonction de l'article connecté mode courant permanent, mode impulsion de courant à durée réglable et mode intermittent à fréquence réglable (à noter qu'il s'agit de courant continu) Seul, ce décodeur LS100 possède la rétrosignalisation. Quant au décodeur LS150, il est spécialement adapté à la commande d'articles électromagnétiques par impulsion de courant alternatif (ce qui est préférable au courant continu). II accepte néanmoins les articles mus par moteur rotatif à induit moyennant l'utilisation de diodes. A noter que le décodeur de commutation LS160  est réserve aux signaux lumineux (6 sorties).

 

La rétrosignalisation et le module LR101 :

Le module de rétrosignalisation LR101 (qui est en réalité un encodeur et non pas un décodeur) sert à "coder" les états des accessoires raccordés et des sections de voie (occupé, non occupé) et à renvoyer l'information codée à la centrale via le bus RS. Comme il existe un décodeur de commutation LS100 capable de rétrosignaler à la centrale l'état des aiguillages signaux raccordés, le module de rétrosignalisation LR101 est généralement utilisé pour connaître l'état des sections de voie via un détecteur d'occupation LB101.

Pour bénéficier de la rétrosignalisation, il faut installer le long du réseau ledit bus de rétrosignalisation composé de 2 câbles torsadés par lesquels transiteront les informations concernant l'état (par ex : aiguillage dévié, non dévié,    ) de tous les accessoires raccordés à un décodeur de commutation (capable de rétrosignalisation) ainsi que l'état (occupé, non occupé) de toutes les sections de détection raccordées à un détecteur d'occupation de voie LB101. La rétrosignalisation n'est pas obligatoire excepté dans le cas d'une automatisation de la circulation des trains via un ordinateur (voir plus loin). Pour connaître l'état d'occupation des voies, on divise celles-ci en un certain nombre de zones, par exemple 1 zone = 1 voie de garage dans une gare fantôme. En ce qui concerne le block-système automatique sur voies principales, chaque canton (ou section de block) est divisée en au moins deux zones comme le montre le schéma. Certains modélistes, disposant de longs cantons sur leur réseau, préfèrent cependant diviser chacun de ceux-ci en 3 zones a, b et c en leur assignant les fonctions suivantes : a = zone de marche normale, b = zone de ralentissement et c = zone d'arrêt dépourvue de courant (ce qui revient à créer une zone de sécurité absolue garantissant un non franchissement du signal rouge dans tous les cas, pourvu cependant que la locomotive soit en tête du train). Cette disposition impliquant l'emploi de 3 détecteurs d'occupation, soit 1½ LB101, par canton, est la plus souple. Elle permet un vrai bloc automatique avec marche réaliste au ralenti à l'approche d'un feu rouge pour autant que l'on dispose d'un logiciel de gestion de trains de bonne qualité et correctement paramétré. Ce sont en effet surtout les possibilités offertes par le logiciel qui conditionnent la sophistication des automatismes.

Informatisation du réseau

Il suffit d'installer l'interface LI101F entre le système et l'ordinateur (1 connexion au bus XpressNet et 1 connexion au port sériel (USB) de votre PC). Celui-ci doit évidemment posséder un logiciel de gestion de trains miniatures, tel que WinDigital_x. Un tel équipement permet de créer un TCO virtuel sur écran et de réaliser des automatismes (block-système, navettes, itinéraires,    ).

Avant d'aller plus loin, précisons que la gestion d'un réseau peut être confiée partiellement ou totalement à l'ordinateur. L'idéal est de conserver la possibilité d'intervenir manuellement n'importe quand et à tout endroit du réseau. C'est à vous de paramétrer le logiciel de gestion de trains en ce sens.

Si vous optez pour un pilotage assisté par ordinateur de l'ensemble du réseau ou d'une partie de celui-ci, vous devez tenir compte des éléments suivants :

-L'ensemble ou la partie du réseau en question doit bien entendu être connecté au système de commande digitale.

-Tous les accessoires participant aux automatismes (aiguillages et signaux notamment) doivent être raccordés à des décodeurs de commutation.

-Toutes les voies participant aux automatismes doivent être divisées en sections dotées de détecteurs d'occupation.

-La rétrosignalisation doit être installée pour que votre logiciel puisse suivre la marche de vos trains et connaître les états des aiguillages et signaux jalonnant les voies.

II existe beaucoup d'automatismes, mais ceux-ci dépendent des possibilités qu'offre le logiciel utilisé et de l'équipement installé sur le réseau.

Davantage de performances et de possibilités

Pas de problème : Lenz est un système très complet avec de nombreuses possibilités d'évolution. Le système de base décrit plus haut peut être étendu à volonté par l'ajout d'autres composants.

 

Détecteur de tension LB050 pour assurer la surveillance de la tension sur les voies du réseau. Raccordé au module de rétrosignalisation LR101, et en collaboration avec les détecteurs d'occupation LB101, il permet d'éviter que ceux-ci n'envoient erronément l'information "voie libre" pour une section sur laquelle se trouve une locomotive ayant perdu intempestivement le contact avec les rails (rails encrassés par exemple). Même si le cas peut être rare, cela évite que le signal d'entrée de la section ne se mette au vert alors que la section est en réalité toujours occupée. II faut 1 détecteur de tension LB050 par module de rétrosignalisation LR101, soient 8 zones.

 

Décodeur de fonctions LF101 pour le matériel roulant qui permet l'ajout de 4 fonctions complémentaires, si besoin est. II est notamment intéressant pour commander à distance l'éclairage des voitures d'une rame voyageurs ou les feux de signalisation de la voiture-pilote d'une rame réversible.

 

Module de retournement LK100 permettant l'exploitation digitale dans les boucles et les triangles de retournement.

 

Module de ralentissement LG100 permettant le freinage progressif des locomotives devant un signal en position d'arrêt.

 

Module ABC permettant également le freinage progressif. Ce module doit être intégré au décodeur de locomotive (autre que les décodeurs de la série GOLD-Lenz).

 

Modules divers (BM_ ) permettant, en l'absence d'un ordinateur, la confection d'un block-système et une circulation en navette sur voie unique (en association avec les décodeurs de locomotive GOLD ou équivalents).

 

Modules du système RailCom (LRC_ ) II s'agit d'un système de communication bidirectionnelle permettant au décodeur de locomotive de communiquer des informations à la centrale telle que son adresse, sa vitesse, etc. Un outil vraiment utile - et d'avenir - pour connaître entre-autres l'adresse d'une locomotive quelque part sur le réseau. Ce système est appelé à un grand développement.

 

Encore des avantages et innovations propres au système Digital plus by LENZ :

En plus des propriétés courantes des autres décodeurs, les décodeurs de locomotive de la nouvelle génération GOLD Lenz possèdent de nouvelles propriétés révolutionnaires telles que l'ABC (Automatic Brake Control), l'UPS (Uninterruptable Signal Processing), la compatibilité RailCom, la distance de freinage constante réglable, le mode d'exploitation "manœuvre".

 

Tous les appareils de commande du système Digital plus by Lenz © ont la faculté "up-to-date", c'est-à-dire qu'ils peuvent être "mis à jour" chaque fois qu'est créée une nouvelle version de leur programme. Une solution économique qui ménage donc votre porte-monnaie en vous évitant de devoir remplacer ultérieurement vos anciens appareils si vous désirez profiter des nouvelles fonctionnalités. On remplace simplement un "chips".

 

 

 

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