Le Témoin de la Lumière

Judith von Halle

Épiphanie — la fête de « l’apparition du Seigneur » est une fête commémorative délaissée dans l’ombre de Noël, sous l’effet de laquelle une révélation centrale de l’entité du Christ est tombée dans l’oubli. Judith von Halle fait souvenir de la naissance de l’esprit sur Terre, avec le renvoi à son octave ésotérique : ce que Jean Baptiste accomplit au Jourdain ce jour-là, Jean l’Évangéliste, de son côté, en porta le témoignage, lui, le témoin de la Lumière.

« Il y avait un homme, envoyé de Dieu, portant le nom de Jean ;

Celui-ci vint en témoignage de la lumière, dont il porta témoignage et à laquelle par lui tous devaient croire.

Il n’était pas la lumière, mais un témoin de la lumière.

Car la vraie lumière, qui illumine tous les hommes, devait venir dans le monde.

Elle était dans le monde, et le monde est devenu par elle,... » (1).

La fête de l’Épiphanie, le baptême de Jésus, est l’un des plus grands événements sanctificateurs et spirituels de l’humanité ; car avec le baptême du Seigneur, fut posée la pierre de base de la rédemption de l’humanité par le Mystère du Golgotha. Sans l’entrée du Logos immortel dans le corps mortel de Jésus de Nazareth, le triomphe de la naissance du Je dans notre entité humaine n’aurait pu faire son entrée. Ainsi s’enracinent dans l’événement du Baptême au Jourdain toutes les autres révélations du Christ sur la Terre, dont quelques-unes se sont développées pour former les grandes fêtes cardinales de l’année.

Cet événement si unique pour l’évolution de l’humanité, on ne peut le commémorer aujourd’hui sans comprendre de tout coeur cette personnalité-là, laquelle — se tenant comme une personnalité médiatrice entre les mondes, « fut envoyée » et conduite par la divinité Elle-même — pour contribuer à cet instant d’engendrement du Fils de l’Homme dans sa forme extérieure : Jean le Baptiste. Avec le baptême du Seigneur, ce n’est pas seulement le cheminement de la destinée singulière du Christ-Jésus qui commence, mais aussi celui du Baptiste ; car dans le reflet du Mystère du Christ qui resplendit sur tout, s’accomplit un événement parallèle merveilleux auprès de l’entité de Jean le Baptiste.

Jean le Baptiste

Jean était déjà appelé « le Baptiste », bien avant qu’il procédât au baptême de Jésus. Il était l’annonciateur originaire de la lumière, qui devait venir dans le monde, il était « celui qui appelle » dans le désert de la conscience spirituelle paralysée en ce tournant des Âges. Élie, de nouveau né au monde, réunit en lui la sagesse, « l’esprit de la totalité du peuple hébreu antique » (2), qui, au travers des temps et oeuvres des prophètes, avait préparé la venue du Messie. Il n’annonçait pas seulement l’imminente venue du Christ dans les sermons par lesquels il exhortait les hommes à changer leur esprit, lequel n’était presque plus qu’exclusivement tourné vers le monde sensible, et à regarder dans la direction du monde spirituel, duquel le Messie devait descendre sur la Terre ; il annonça sa venue également par les baptêmes qu’il opérait, attendu qu’ils étaient le moyen de provoquer chez le baptisé, par une immersion entraînant un détachement partiel du corps éthérique, une perception autonome du monde spirituel, que celui-ci désormais pouvait intérioriser comme « lieu » de naissance de son propre Je. Ainsi Jean était-il celui qui avait la perception la plus grande de l’imminence de la venue du Logos, et cette perception, il la faisait parvenir aux hommes au travers de ses sermons et ses baptêmes dans l’eau.

Toutefois, il existait une grande différence entre voir et annoncer, de manière originelle, la venue du Logos sur la Terre et avoir cette expérience consciente et immédiate de cet instant de l’union du Christ avec le corps terrestre et la nature humaine.

Jean devait venir en témoin, pour pouvoir un jour porter témoignage de la lumière. Mais à ce témoignage, il ne vint pas avec ses forces de conscience dans l’instant de l’acte baptismal de Jésus, car Jean le Baptiste, dans son corps terrestre, était celui qui contemplait encore le Logos planant dans toute sa puissance au-dessus de la Terre — et non celui qui voyait, en portant un témoignage conscient de la présence du Logos dans un corps humain.

Baptême par l’eau — Baptême par le feu

Nous pouvons prendre sujet de la fête de l’Épiphanie en particulier pour nous relier aux impressions émanant de l’événement du baptême du Seigneur. Jean est — « envoyé par Dieu » — conduit en ce jour du Tournant des Âges sur la berge du Jourdain en un lieu, situé à proximité d’un endroit appelé « Bethchánia », Béthanie — qui n’est pas à confondre avec le lieu (alt. +742 m, ndt) de résidence de Lazare et de ses deux soeurs, Marie-Madeleine et Marthe. Ce lieu-dit de Béthanie (alt.-382m, ndt(a)), au bord du fleuve, se situe approximativement à la hauteur de Jéricho (alt. -250m, ndt). Mais ce lieu dit ne porte pas par hasard le nom du village natal de Lazare. Nous voyons ici Jean, qui pendant les premières heures du jour avait pratiqué le baptême de ceux qui avaient suivi son appel, interrompre son action, lui-même appelé par le destin, rempli de la gouvernance divine et faisant face à Jésus de Nazareth.

Le Cosmos retint un instant son souffle temporel et dans les eaux du Jourdain, dans lequel Jean venait de s’avancer pour y préparer le baptême du Seigneur, émerge une île environnée de lumière, tandis que le vent révèle la présence des légions célestes ; de sorte que l’eau y prend part en soi et entoure l’île. Le Baptiste monte à présent sur l’îlot avec son grand Filleul, chez lequel devait entrer quelques instants après cet Esprit, qui vint « après » Jean, qui pourtant avait existé bien « avant » lui (3) (b). Ils s’avancèrent ensemble dans une dépression au centre de l’îlot, remplie des eaux du Jourdain, et l’Esprit Saint descendit au moment où Jean baptisa le Seigneur; cet esprit, qu’en tout temps il avait annoncé de manière primordiale, celui que le tout jeune garçon Jean, trente ans auparavant, en cette nuit du Noël du monde, avait vu rayonner dans les ténèbres du firmament comme l’étoile de Bethléem, cet esprit, à présent, descendit au sein d’une lumière d’amour transfigurant le monde, au moment où les flots recouvrirent la tête de Jésus, et une voix d’une puissance originelle, tel un puissant roulement de tonnerre, s’annonça à son âme et dit : « Celui-ci est mon Fils bien aimé, aujourd’hui, je l’ai engendré ! » (4).

Dieu le Père envoie le feu céleste dans le corps de Jésus de Nazareth et engendre ce jour-là le Fils, dont tout procédait depuis toute origine. Jésus de Nazareth reçoit par le baptême de l’eau de Jean le baptême de feu de l’Esprit.

Mais le témoignage, que par la suite Jean devait porter un jour sur la venue de la lumière dans le monde, c’est l’Évangile de Jean. Dans le prologue de cet Évangile se reflète de nouveau la connaissance du « second » engendrement du monde au jour de l’Épiphanie. Par la parole de Jean, nous prenons part à l’instant où Dieu-Père engendre son Fils naturel, avec l’Esprit Saint, lequel dès l’origine primordiale, planait au-dessus des eaux et sépara l’élément liquide de l’élément solide, et envoya la lumière dans le monde qui devait éclairer les ténèbres. Le baptême du Seigneur est ce moment-là, où s’accomplit une seconde fois, pour ainsi dire, la naissance du monde : « Au commencement, Dieu créa le Ciel et la Terre. Mais la Terre était déserte et inhabitée, et les ténèbres reposaient sur l’onde originelle, et l’Esprit de Dieu planait au-dessus des eaux. Et Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut [...] Et Dieu dit : Qu’un firmament soit au milieu de l’onde et qu’il sépare les eaux les unes des autres ! » (5) Selon la Genèse. — « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était un Dieu. Celui-ci fut de toute origine auprès de Dieu. Tout est devenu par Lui-même ; et rien n’a pris naissance en dehors de Lui. Et il était la Vie, et la Vie était la lumière de l’être humain. » (6) Ainsi témoigne le Jean ultérieur, dans son Prologue, de cet engendrement du monde pendant le baptême de Jésus. Pourtant, cet engendrement du monde, qui s’accomplit au Tournant des Âges au Jourdain, fut — à la différence de la création originelle du monde — l’engendrement de la Terre en tant que germe solaire. La lumière, qui venait de se s’unir au corps terrestre par le Christ-Jésus s’étant fait chair, créa la possibilité que la Terre pourrait se développer elle-même en une existence solaire.

Entre Ciel et Terre

Ce Verbe qui était devenu chair, en cet instant du baptême au Jourdain, ce Mystère qui est exprimé par la sentence « et incarnatus est », Jean ne fut pas capable de le concevoir tout de suite. Dans son corps, il n’aurait jamais pu porter le témoignage que, par la suite l’autre Jean, a porté quant à lui, dans son Évangile. Car les forces de conscience de l’annonciateur originel du Christ, qui auraient été nécessaires, pour pouvoir être le témoin direct de cet avènement universel, surpassaient en ce jour de seconde création du monde, celles de son enveloppe terrestre.

Il suffit de se représenter nettement la chose devant son âme : Quelle position singulière assumait en effet le Baptiste lors du Baptême du Seigneur ! Ciel et Terre étaient encore seulement séparés l’un de l’autre par cette seule forme humaine debout d’un être humain, qui tenait la coupe du baptême et mouillait pour la troisième fois la tête de Jésus avec l’eau du Jourdain, en un éclair cette entité humaine accomplit leur jonction. Comme une « échelle » se dressait le Baptiste, en cet instant de l’entrée du Logos dans le corps de Jésus entre Ciel et Terre. En Lui le Ciel et la Terre se touchent, par lui à l’instant du baptême, ils s’épousent dans la présence de son entité humaine. Ce processus fut traversé d’une impulsion cosmique volontaire d’une puissance si énormes que Jean lui-même ne pouvait pas parvenir à concevoir immédiatement cet événement.(c) L’Esprit Saint de Dieu se manifesta ce jour-là corporellement sur la Terre dans le Fils. Alors que pendant la veillée originelle de Noël, cet Esprit ne faisait qu’annoncer son apparition dans la naissance de l’Enfant-Jésus — car la fête de Noël est à la vérité un éveil de l’âme —, le baptême représente et décrit l’incorporation de l’Esprit lui-même, l’Épiphanie est la puissance de l’Esprit qui apparaît en face de l’être humain. Ainsi Jean se tint-il dans son corps terrestre en face de son rédempteur pour la première et aussi unique fois.

La contemplation de la force et de la présence de l’Esprit pur, même pour la conscience hautement développée du Baptiste avant le Mystère du Golgotha, dépassait cependant son organisation-tête ou conceptuelle d’alors. Par la suite, on entendit Jean déclarer : « J’ai vu l’esprit descendre du Ciel sous la forme d’une colombe, et il resta en lui. Et je ne le connus pas. » (7). Bien sûr, la voix dans sa puissance originaire lui communiqua qu’il s’agissait du « Fils de Dieu », pourtant après son arrestation, il envoya, depuis sa prison, quelques-uns de ses disciples à Jésus pour lui demander : « Es-tu celui qui doit venir, ou bien devons-nous en attendre un autre ? » (8) (d) C’est donc bien au-dessus de son organisation conceptuelle que dominait la conscience de cet Esprit qu’il avait vu approcher de la Terre et qui s’était ensuite incarné dans la personne de Jésus de Nazareth. C’est pourquoi la décollation de Jean ne peut pas être exclusivement considérée comme un acte sacrilège d’Hérode, ou comme un acte sacrificiel de l’annonciateur du Christ, mais aussi comme une étape nécessaire, karmique, pour l’entité du Baptiste.

Le témoignage : le Prologue de Jean

Tandis qu’il baptisait Jésus de Nazareth avec les eaux du Jourdain, et qu’il avait ravivé celui-ci par le feu de l’Esprit, Jean n’avait pas lui-même reçu ce baptême du feu de l’Esprit. Au contraire du baptême par le feu que reçut Jésus au Jourdain, et donc au moment où il endossait son corps terrestre, Jean ne reçut son baptême par le feu de l’esprit qu’après avoir déposé son corps physique, dans les royaumes célestes — et bien sûr à l’instant même où Christ initiait Lazare lors du réveil de celui-ci : « L’individualité de Lazare fut tellement transformée alors qu’elle était devenue, au sens du christianisme, une individualité-Jean. Ainsi voyons-nous accompli en Lazare, au sens le plus élevé du terme, un baptême par l’impulsion du Christ elle-même : Lazare est devenu initié dans le nouveau sens du terme. »(9). Ce n’est que par cette initiation de Lazare que ce qu’avait vécu le Baptiste, en ce tournant des Âges, put vraiment être rehaussé en témoignage de la lumière par Lazare-Jean dans son Prologue. Ainsi fut de nouveau « envoyé par Dieu » l’être de Jean, pour porter témoignage de la lumière, « à laquelle tous devaient croire par lui », et pour pouvoir contempler en pleines forces de conscience, ce qui devait se passer dans le Mystère du Golgotha — ainsi, de la même façon, Christ eut dans le réveil de Lazare comme une espèce de pré-contemplation de sa propre mort et de sa propre résurrection. De nouveau un baptême s’était accompli. Cette fois sur l’entité de Jean. Et il reçut ce baptême du feu, pour le dire ainsi, à Béthanie aussi, mais cette fois dans la Béthanie de Lazare, dans la tombe de Lazare à Béthanie.

La nuit d’éveil primordial de Noël se situe dans un rapport évolutif particulier avec l’Épiphanie. La « lumière spirituelle du monde », qui « réchauffa le coeur des pauvres bergers » (10) à la naissance de l’Enfant-Jésus, en vint finalement à sa naissance spirituelle dans le baptême du Jourdain. Ainsi les douze Nuits Saintes qui séparent l’éveil de Noël et l’Épiphanie, ne représentent pas un comptage temporel au sens ordinaire du terme, mais elles définissent ce processus d’évolution spirituel dans l’événement christique universel. (11) Les douze Nuits Saintes représentent le Zodiaque, qui façonne l’espace spirituel selon le nombre douze, dans lequel s’immerge le principe évolutif du temps par l’entité du Christ descendue sur la Terre. Quand l’homme regarde depuis la Terre dans l’espace du Zodiaque, il relie son entité, qui est en train d’évoluer dans le cheminement temporel du « courant d’existence terrestre » avec le Cosmos. Rudolf Steiner a indiqué que le clairvoyant, pendant ce laps de temps particulier des douze Nuits Saintes, peut pénétrer dans les mystères de l’évolution de l’humanité. (12) Dans ce « temps », l’être humain clairvoyant « fiche » sa tête au-dehors de l’espace, et donc au-delà du Zodiaque et donc il « l’enfonce » dans l’extérieur de ces sphères des forces agissantes, que Rudolf Steiner caractérisa également comme formant le « troisième plan » (13). Quand l’homme d’aujourd’hui, avec les forces de conscience que lui accorde le baptême de feu du Christ, contemple au-delà de l’existence des douze Nuits Saintes, alors il réalise ce qu’avait pu percevoir Jean le Baptiste seulement par sa décollation, puisqu’il étendit alors les forces de son organisation tête au-delà de son organisation physique dans les espaces de ces royaumes célestes, qu’il avait incessamment annoncés sur la Terre durant sa vie. De cette manière l’homme se prépare à accueillir la lumière divine, et à se manifester par elle en tant qu’Enfant de Dieu. (14)

Judith von Halle — Das Goetheanum , N°1-2, 4 janvier 2008

Notes:

(1) Prologue de l’Évangile de Jean, Jean 1 , 6-10, selon Rudolf Steiner. Texte pour les célébrations des libres cours d’enseignement religieux chrétien ( GA 269 ), p.62 .

(2) Rudolf Steiner: L’Évangile de Marc ( GA 139 ), conférence du 17 septembre 1912.

(3) Jean 1 , 15.

(4) Luc 3 , 22, selon Rudolf Steiner L’Évangile de Luc ( GA 114) , conférence du 21 septembre 1909.

(5) Genèse-Moïse 1 , 1 — 3 , 6.

(6) Rudolf Steiner: Texte pour les célébrations des libres cours d’enseignement religieux chrétien ( GA 269 ), p.82, Prologue de l’Évangile de Jean, Vers 1-4).

(7) Jean 1 , 32-33.

(8) Matth. 11 , 8.

(9) Rudolf Steiner: L’Évangile de Jean dans ses rapports avec les trois autres Évangiles ( GA 112 ), conférence du 30 juin 1909 et voir aussi sa dernière allocution, le 28 septembre 1924.

(10) Rudolf Steiner: Les statuts de la Société Anthroposophique Universelle et de la Libre Université pour les Sciences de l’esprit. La reconstruction du Goetheanum ( GA 260 ), Parole de la Pierre de Fondation de la Société Anthroposophique Universelle.

(11) Le baptême au Jourdain n’a pas eu lieu en hiver, mais au printemps (e) .

(12) Rudolf Steiner: La mission de la nouvelle révélation de l’esprit ( GA 127 ), conférence du 26 décembre 1911.

(13) Rudolf Steiner: Correspondances entre Macrocosme et Microcosme. L’homme — un hiéroglyphe de l’Univers ( GA 201 ), conférence du 11 avril 1920.

(14) Prologue selon Rudolf Steiner, Vers 12.

Note du traducteur (DK)

(a) Voir Robert A. Powell «  Chronique de la Vie du Christ » , édition Estrella de Oriente (p.114, et carte 5).

(b) Anne Catherine Emmerich, dans ses « Visions » (Tome I, pp.290-295, P.Tequi éditeur) décrit cet endroit et signale que c’est le lieu même « où les Israélites avaient traversé le Jourdain, avec l’arche d’alliance, et où, plus tard, Élie divisa les eaux du fleuve avec son manteau. »

(c) Ce que confirme l’impression du récit d’Anne Catherine Emmerich, car Jean continue ensuite de baptiser d’autres disciples venus à lui ce jour-là.

(d) Pourtant, il n’en est plus de même quelques jours plus tard, le 11 tsiri, ou second jour de la fête des Expiations; car Jean reconnaît alors en Jésus, passant au loin, « Celui qui enlève le péché du monde » (A.C.Emmerich, ibidem ., p.317).

(e) Pour Robert Powell (voir note ( a )), ce baptême eut lieu le 23 septembre 29 (26 Elul). Quoi qu’il en soit, près de Pâques ou près de la Saint Michel, dans le fond, si l’on cherche bien cela peut toujours s’expliquer...


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